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La Sanctification selon Hébreux 12:14

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Question : « … Est-ce que Hébreu 12:14 « Recherchez… la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. », parle de la sanctification avec tous afin que nous puissions discerner la sainteté du Seigneur entre nous et qu’à travers nos relations nous puissions être justement un bon témoignage de sainteté (Le pardon, l’amour, la miséricorde, le fruit de l’esprit, etc…) ? »

Réponse :

Cette question est pertinente, surtout en ces jours où la doctrine, en général, est de moins en moins recherchée et donc, où de plus en plus de points de vue, certaines proches de l’hérésie, sèment la confusion dans le Corps de Christ.

Commençons par reprendre le verset dans son contexte – comme d’ailleurs Céline le précise dans sa question complète.

Héb 12.14

Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Dans sa compréhension du texte, Céline propose une lecture assez particulière du passage, et elle demande si elle pouvait être correcte ou erronée. Elle comprend le verset comme suit, et ensuite explique son raisonnement :

« Recherchez la paix et la sanctification avec tous, sans laquelle (la sanctification avec tous) personne ne verra le Seigneur. » Remarquez donc qu’elle propose que ce n’est pas sans la sanctification que nul ne verra le Seigneur, mais « sans la paix et la sanctification avec tous » ; elle relie donc paix et sanctification. Est-ce possible ? En effet, la conjonction « et » a pour fonction de relier des mots ensemble. Elle propose donc de relier sanctification avec ce qui précède (avec tous) au lieu de le relier avec ce qui suit (sans laquelle personne ne verra le Seigneur).

En fait, ce n’est pas possible. Bien qu’en français, il pourrait y avoir ambiguïté, elle n’existe pas dans la langue originale. En grec, il est clair que le « et » ne relie pas paix et sanctification avec le « envers tous », mais relie deux clauses de la même phrase, la conjonction œuvre comme une sorte de continuation. On pourrait dire : recherchez la paix envers tous ; « tout comme » la sanctification sans laquelle nul ne pourra voir le Seigneur.[1]

Ainsi, dans tous les cas, dans ce verset, « paix et sanctification » ne peuvent se référer à « envers tous ». Seule « la paix » s’y réfère. On ne peut donc pas lire : « la sanctification envers tous », mais uniquement : « la paix envers ». Mais de quelle sanctification s’agit-il ?

La Sanctification a deux aspects dans le Nouveau Testament.

  1. La sanctification positionnelle – en Christ nous sommes devenus saints (c’est un fait)
  2. La sanctification progressive – nous devons travailler au salut de notre âme ; nous devons progresser de gloire en gloire

Il faut que les deux aspects de la sanctification puissent aller de pair. La clé de la sanctification progressive, est de progresser… Paul exhorte Timothée à ce que ses progrès soient visibles de tous (1 Tim 4.15). C’est à cela que conduit l’auteur de cette épître. Il dirige ses lecteurs à saisir l’importance de la sanctification progressive. Ils doivent continuer, persévérer dans leur cheminement avec Dieu ; il faut qu’ils continuent à se mettre à part pour le Seigneur. Mais cette sanctification progressive n’est possible que s’l y a d’abord la sanctification positionnelle, à savoir, si le salut est conservé.

Continuons encore avec la suite de la question de Céline :

« … personne ne pourra discerner le Seigneur entre vous = bon témoignage. »

A nouveau, Céline base toute son analyse sur un des seuls outils qui existent en français, à savoir la Concordance/dictionnaire Strong. Or, il faut savoir que « Strong » n’est pas un vrai dictionnaire. C’est plutôt une concordance écrite en anglais, et qui reprend tous les mots se trouvant dans la Bibe King James (version anglaise) et qui décrit comment cette version traduit tel ou tel mot grec. Certains pourraient se demander comment est-ce possible que cela s’appelle dictionnaire ? De la même façon que le pont neuf n’est pas neuf, puisque c’est le plus vieux pont sur la Seine à Paris. Tout dictionnaire n’est pas un vrai dictionnaire. Strong ayant rédigé une monumentale concordance disant comment tel mot grec a été traduit en anglais par l’auteur de la King James, de ces « définitions » est issu un dictionnaire, qui en fait, est une partie de sa concordance.

Ainsi, le verbe voir en grec, « Orao », ne veut pas dire discerner – contrairement à ce qu’avance Strong. D’ailleurs, même dans le Strong en anglais, cette définition n’existe pas. En fait, le mot « discerner », dans le « Strong » en français, ne traduit pas le mot grec « orao », mais le mot anglais « perceive ». Et c’est cela qui fait défaut. On s’inspire de la traduction (discerner) d’une traduction (perceive). Ainsi, lorsque l’on va voir le « Strong » en français, on prend une définition en français, qui vient d’un dictionnaire en anglais qui ne donne pas tant la définition d’un mot grec, mais qui comment ce même mot grec a été traduit dans différents endroits dans la Bible King James, en anglais. On a ici trois niveaux.

En fait, le meilleur dictionnaire c’est le dictionnaire grec-grec. Par exemple, si vous voulez savoir que veut dire : « Fermentation », vous n’allez pas voir ce que le dictionnaire italien donne comme définition de (fermentazione), mais ce que le Petit Robert, ou le Littré donne comme définition. Il devrait être de même avec le grec, pour que la définition que l’on trouve ne soit pas filtrée au travers d’autres langues.

« Orao », signifie correctement : « Voir », et dans ce contexte-ci, voir ce qui est invisible… N’est-ce pas cela la vie de la foi ? Voir ce que l’on ne voit pas ? (Héb. 11:1)

L’objet de « voir », est bien le Seigneur et la vie éternelle que nous expérimentons déjà ici sur la terre ; c’est voir le Règne de Dieu et la qualité de voie qui nous appartient lorsque l’on est mis à part pour le Seigneur. « Voir le Seigneur » ne signifie pas voir le Seigneur en nous ou entre nous. Revenons au contexte dans lequel cette épître fut écrite :

L’épître semble être écrite à d’anciens sacerdotes juifs, qui servaient avec dévotion l’Eternel. Un jour, ils ont rencontré le Seigneur Jésus, et l’ont servi jusqu’à ce que la persécution survenue sous Claude (en 49 après Jésus) vienne secouer la base de leur foi. Ensuite – selon une majorité des commentateurs, l’épître a été écrite bien après les lettres de Paul, et donc probablement après l’an 70 – ces chrétiens d’origine sacerdotale, auraient aussi souffert la terrible persécution survenue sous Néron (une partie de Rome a été brûlée par Néron pour qu’il puisse la reconstruire selon ses désirs artistiques). Ensuite l’Empereur accusera les chrétiens d’être les auteurs de ce saccage. C’est à ce moment que des milliers de chrétiens (y compris ceux qui étaient issus du judaïsme), seront empalés et brûlés sur une grande partie de la via Appia à Rome.

Dans des conditions comme celle-là, il est « compréhensible » que ces ex-sacerdotes n’en peuvent plus et veulent retourner en arrière. Or, pour prouver qu’il n’y a pas meilleure voie que Jésus Christ, l’auteur de l’épître aux Hébreux, écrit cette lettre dans laquelle il démontre avec brio, tout d’abord, la supériorité de Jésus sur l’ancienne alliance et tout ce qu’elle renferme : sur Moïse, Josué, les Anges, etc… même sur le Sabat (chapitre 4)…. et ensuite, la supériorité de la nouvelle alliance sur l’ancienne, etc…. l’épître est parsemée de plusieurs avertissements (cinq grands, et quelques autres moins longs), qui, portent vers la conclusion que si l’on renonce à Christ (apostasie), il n’y a plus d’autre possibilité (que Christ) pour une nouvelle repentance – en d’autres mots, si on retourne en arrière dans le judaïsme et l’on se repent, cette repentance ne changera rien, car seul le sacrifice de Christ compte.

C’est dans ce contexte de toute l’épître aux Hébreux qu’il faut comprendre le mot sanctification, et ce verset qui affirme que sans la sanctification nul ne peut voir le Seigneur. Sans la sanctification – appartenir à Christ, mis à part pour Christ, en tant que disciples de Christ (nouvelle naissance, et parcours normal de la vie chrétienne) – nul ne peut voir le Seigneur. Ici le mot sanctification se réfère bien plus à un état positionnel : « J’appartiens à Christ et je reste avec Christ », qu’à un état de sanctification progressive. Certes, la sanctification progressive est aussi nécessaire, car elle procède de la sanctification positionnelle ; elle fait partie de la vie du Croyant, et ce-dernier doit avancer dans sa vie avec le Seigneur et développer un style de vie qui plaît au Seigneur. Mais, principalement, ce que l’auteur explique ici, c’est que sans la sanctification (positionnelle, à savoir celle qui se fonde sur l’acceptation du sacrifice de Christ, et la nouvelle naissance – et par conséquent sans la possibilité d’un retour en arrière), nul ne pourra voir le Seigneur ici sur la terre (la qualité de vie que nous apporte la vie de la foi), mais certainement aussi dans les cieux. Dans ce verset, l’accent n’est pas placé sur la communion entre frères, mais sur la communion personnelle avec Christ. Si on n’est pas en communion avec Christ ici (sanctification positionnelle), on ne pourra pas prétendre être en communion avec Christ dans le monde à venir.


Note:

[1] Céline nous rappelle aussi, pour soutenir sa lecture, que le contexte semble parler de relations dans le Corps de Christ. En plus, la conjonction « ET » dans le dictionnaire STRONG  # 2532 est définie : « et, même, également, à savoir » et que le mot : « voir », toujours dans le même ouvrage signifie : « voir, regarder, expérimenter, percevoir, discerner, prendre garde ». (dictionnaire Strong : https://emcitv.com/bible/strong-biblique.html)

Ainsi, à la lumière de ce contexte et de ces définitions, voici comment elle comprendrait ce texte :

« Recherchez la paix avec tous à savoir la sanctification sans laquelle personne ne pourra discerner le Seigneur entre vous = bon témoignage. » Elle continue : « Cela me ramène à la Sainte cène ou nous sommes appelés à s’examiner soi-même concernant nos relations dans le corps de Christ. »

Ce raisonnement commence bien parce que Céline aborde, en premier lieu, le contexte, à savoir les chapitres précédents et le suivant (dernier de l’épître aux Hébreux). Le chapitre 10 adresse principalement le besoin de communion fraternelle – « n’abandonnez pas vos assemblées, mais encourageons-nous les uns les autres » (10:24-25), et termine en exhortant les lecteurs à se rappeler les choses passées et par une forte exhortation à persévérer dans la foi et à faire attention à ne pas tomber dans l’apostasie (rejeter le salut après avoir accepté Jésus comme Seigneur et Sauveur). Il continue avec le chapitre 11 démontre au croyant, comment il peut éviter de tomber dans l’apostasie en suivant l’exemple de la vie de foi des « témoins » mentionnés au chapitre 11. Ce qui est mis en évidence au chapitre 12, c’est la vie de la foi ; celle qui voit les choses que l’on ne voit pas avec nos yeux naturels. Et selon un commentateur : « Il ressort donc clairement de la suite (du chapitre) que la foi pour les (lecteurs de l’épître aux) Hébreux est nécessaire pour que les espoirs se réalisent et pour mettre son possesseur en contact avec ce qui est le plus réel… »

Ainsi, dans ce chapitre, l’auteur de l’épitre aux Hébreux, insiste sur la vie de foi et prend pour exemple ceux que nous appelons les « héros de la foi » ; il met en évidence leurs exemples d’endurance et de persévérance positives, il insiste sur la communion mystique qui existe entre les chrétiens sur la terre et ceux qui se trouvent au ciel – car, en effet, il ne faut pas perdre de vue que l’Église comprend tous ceux qui sont nés de nouveau sur la terre, mais aussi ceux qui nous ont précédés dans les cieux. Ce sont ces « témoins » qui nous encouragent et qui en un sens nous disent : « Nous avons réussi, alors vous aussi vous réussirez. » Donc, le thème principal de Hébreux 12 est : « courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte » (12.1) et de la même manière que Jésus a enduré tout pour obtenir des choses invisibles (12.2), nous aussi nous pouvons courir en vue d’obtenir les choses invisibles. Il continue et encourage le chrétien à endurer la discipline du Seigneur (7.) Le thème de l’endurance, la patience, la persévérance est bien clair dans ce chapitre…. Et conduit vers la notion de sanctification, car de facto, la discipline doit conduire vers plus de sanctification.

On peut schématiser les 13 premiers versets de Héb. 12 comme suit :

  1. a) La nécessité de se concentrer sur le Christ au milieu de l’effort à l’endurance (1-3).
  2. b) L’inévitable discipline qui fait partie du processus de développer l’endurance (4-11).
  3. c) La responsabilité qui en découle pour agir avec endurance (12,13).

Les versets 12-13 sont un rappel à s’engager à terminer la course – (une référence claire à Es 35.3-4 et Prov 4.26. Remarquez que l’accent n’est plus, ici, sur la communion entre frères – même si celle-ci est importante – mais sur l’endurance nécessaire ainsi que la satisfaction de savoir que l’endurance est possible et apporte des résultats.  Le contexte de Prov 4.26-27 est aussi intéressant et à retenir dans ce texte :

« Considère le chemin par où tu passes, et que toutes tes voies soient bien réglées ; 27 ne dévie ni à droite ni à gauche, et détourne ton pied du mal. »

Le commentateur Peter Obrien cerne bien la pensée de ce chapitre 12 d’Hébreux : « l’appel à persévérer dans le combat et à poursuivre l’objectif est adressé à l’ensemble de la communauté, tandis que l’on se préoccupe particulièrement de ses membres les plus faibles. Les croyants ont la responsabilité de prendre soin les uns des autres et de s’encourager mutuellement à persévérer. La perspective de guérison pour les faibles est un encouragement pour tous. » (Peter Obrien, Commentary to the Hebrews, pages 471-472)

Après avoir exhorté ses lecteurs à se relever, à renforcer les genoux fragiles pour parvenir par leur persévérance à atteindre leur objectif, il exhorte ces frères à rechercher la paix et la sainteté, et à ne pas être déchu de la grâce de Dieu (vv. 14-17).

Les chrétiens doivent rechercher la paix avec tous – et il est clair par le contexte, que bien que nous devions chercher la paix avec tout le monde – y compris avec nos persécuteurs – il s’agit bien de la communauté des chrétiens dont il s’agit ici. Nous devons être en paix avec tous les frères et sœurs – de la communauté locale. L’église est l’avant-poste eschatologique du ciel et devrait être un reflet dynamique de cette paix qui est une marque du gouvernement de Dieu.

Le concept qui consiste à poursuivre la paix et la sainteté, offre un aperçu exceptionnel de la dynamique de la sanctification. Celle-ci ne se fait pas seule. C’est lorsque nous sommes ensemble qu’elle s’accomplit. C’est dans la vie de la communauté que l’on trouve cette sanctification qui est aussi le fruit de la paix que nous avons recherché et trouvé avec les saints de la communauté. Ainsi, dans ce contexte, « voir le Seigneur » correspond à voir la réalisation de la vie de foi, voir se réaliser les réalités de la vie éternelle ici sur la terre.

Il continue au verset 15 :

« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés… »

Les mots sont clairs et foudroyants : « se priver de la grâce de Dieu », « racine d’amertume », « infectés… » Dans la vie de la communauté, autant il est vrai que nous devons rechercher la paix avec tous, il est aussi notre responsabilité de prendre soin du bien-être des frères et sœurs de l’église. En un sens, l’auteur s’attend à ce que ses lecteurs fassent preuve de la même profonde sollicitude pastorale les uns envers les autres qu’il a pour eux.

Ainsi, l’appel à la vigilance s’adresse à tous les membres de la communauté. Si leurs dirigeants peuvent avoir des responsabilités pastorales et pédagogiques particulières (13:7, etc.), cette activité de vigilance incombe à tous, quelle que soit de leurs dons particuliers.

Poursuivons donc en continuant avec la clause : « et la sainteté sans laquelle nul ne verra le Seigneur. »

Cécile nous a donné la définition de la conjonction « et » en grec. Elle la puise dans la concordance/dictionnaire STRONG, et conclut que, selon ce qu’elle a trouvé dans le Strong, on pourrait traduire cette partie du verset 4 [… recherchez la paix avec tous et la sanctification] par : « … Rechercher la paix et la sanctification avec tous »

Bien qu’en français, il pourrait y avoir une certaine une ambiguïté permettant, par un tour de magie : de lire : « Rechercher la paix et la sanctification avec tous », cette ambiguïté n’existe pas en grec.

Le grec est une langue très complexe mais aussi très précise, avec des mots précis (nous y arrivons), mais aussi avec une syntaxe rigoureuse.

Cécile dit : « Je suis allé vérifier dans la langue grecque le mot « ET » Strong# 2532 qui signifie : « et, même, également, à savoir ». Mais, on ne peut s’arrêter sur les mots. En grec, l’interprétation des mots n’a de valeur que si elle est accompagnée de l’analyse de la syntaxe de la phrase dans laquelle se trouve le mot en question. En fait, un mot « vit » grâce à la syntaxe du livre, du chapitre, du paragraphe et de la phrase dans laquelle il se trouve. Donc, ce serait une erreur que d’interpréter un mot sans le placer dans sa phrase. Et plus longue est la phrase plus difficile est son analyse. Il suffit de lire une des interminables phrases de Marcel Proust pour démontrer ce point. (Dans son livre: “Sodome et Gomorrhe », Marcel Proust offre la phrase la plus longue de la littérature française avec pas moins de 856 mots !)

Ainsi, en lisant l’original en grec, on s’aperçoit directement que la conjonction « et » dans cette phrase ne peut pas s’attribuer aux deux mots, c’est grammaticalement impossible. On ne peut pas relier « paix et sanctification » et « envers tous ». Donc, ce n’est pas sans « la paix et la sanctification », mais uniquement, « sans la sanctification » que l’on ne peut pas voir le Seigneur. La conjonction ne relie pas deux mots dans cette phrase, mais deux clauses. Ici, ce que Céline propose, est d’utiliser le « et » pour relier paix et sanctification avec : « envers tous ». Mais ce n’est pas possible. On ne peut pas lire dans ce verset : « paix envers tous », et « sanctification envers tous »… « Recherchez la paix envers tous » est une clause ; « et la sanctification sans laquelle… » est une autre clause.

La raison est grammaticale. Et nous devons interpréter la Bible en utilisant les outils de la grammaire grecque. Ainsi, en grec, pour que deux substantifs, reliés par la conjonction « kai » (et), se réfèrent à la même chose, il faut que certaines conditions soient remplies :

  1. Il faut que les deux mots soient tous deux dans le même cas de déclinaison (ce qui est le cas ici),
  2. Il ne faut pas que ce soient des noms-propres (ce qui est le cas ici) et
  3. Il doit s’agir d’une personne au singulier (ce qui n’est pas le cas ici).

Il faut que le premier substantif (paix) soit accompagné de son article (dans ce cas-ci, en grec, le mot paix dans ce verset n’a pas d’article) et cet article ne doit pas répété par le deuxième substantif (sanctification). Or, ici dans le grec, sanctification possède l’article. (En grec l’article est très important, mais n’est pas nécessairement utilisé).

Donato Anzalone

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