Je suis pasteur, Pas coach

Ces dernières années, le langage du coaching a pris une place de plus en plus importante dans le monde chrétien. On encourage les pasteurs à devenir des coachs, les Églises mettent en place des programmes de formation au leadership inspirés du coaching, et le ministère pastoral lui-même est parfois présenté essentiellement comme une manière d’aider les gens à découvrir leurs forces, à dépasser leurs limites et à réaliser leur potentiel.
Il n’y a rien de mauvais dans le coaching en soi. Il a même une véritable utilité. Beaucoup de gens traversent l’école, la vie familiale et le monde professionnel sans que personne ne les aide vraiment à reconnaître leurs capacités ou à développer ce qu’ils portent en eux. Un bon coach peut aider quelqu’un à identifier ses forces, acquérir de la discipline, clarifier ses objectifs, dépasser certaines insécurités et devenir plus efficace. Une Église peut tout à fait encourager ce genre de développement, et un pasteur peut lui aussi contribuer à faire émerger des capacités restées longtemps enfouies.
Mais ce n’est pas sa mission première.
Le coach aide généralement une personne à développer son potentiel. Le pasteur, lui, est appelé à aider quelqu’un à discerner et à accomplir son appel. Ces deux réalités peuvent se rejoindre, mais elles ne sont pas identiques. La différence ne relève pas simplement du vocabulaire. Elle touche à une question beaucoup plus profonde : pourquoi sommes-nous sur cette terre ?
Le potentiel et l’appel sont deux réalités fondamentalement différentes
Le potentiel concerne nos capacités. Il désigne ce qu’une personne pourrait devenir ou accomplir si ses aptitudes étaient reconnues, formées et développées. Quelqu’un peut avoir un potentiel considérable comme musicien, entrepreneur, enseignant, communicateur, sportif, administrateur ou dirigeant. Lorsqu’on parle de potentiel, on se demande : « De quoi cette personne est-elle capable ? Quelles aptitudes possède-t-elle ? Jusqu’où ces aptitudes pourraient-elles la conduire ? »
L’appel commence ailleurs. Il pose une autre question : Pourquoi Dieu a-t-il donné cette vie à cette personne ? Que lui a-t-il confié ? Qu’est-ce que Dieu l’appelle à devenir et à accomplir ?
Le mot grec traduit par « vocation » ou « appel », klēsis, vient du verbe kaleō, « appeler ». Un appel suppose donc nécessairement quelqu’un qui appelle. Dans la vie chrétienne, celui qui appelle est Dieu. Paul écrit :
« Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée. »
Éphésiens 4:1
Cela place immédiatement la vie chrétienne dans une perspective différente de celle du simple développement personnel. Je ne me contente pas de regarder en moi-même pour me demander ce que je pourrais devenir. Je regarde aussi à Dieu et je me demande pourquoi il m’a donné cette vie, ces dons, ces possibilités, cette place dans le corps de Christ et ces responsabilités particulières.
Le potentiel concerne donc la capacité. L’appel concerne le dessein de Dieu et l’obéissance.
C’est précisément ici que beaucoup de chrétiens, et malheureusement beaucoup de pasteurs, ne font plus suffisamment la différence. Le problème n’est pas simplement que le potentiel et l’appel sont parfois utilisés comme deux manières différentes de parler de la même chose. Dans certaines Églises, le développement du potentiel a véritablement commencé à remplacer le discernement de l’appel. Nous voyons quelqu’un qui parle bien, qui chante bien, qui sait organiser, qui possède un leadership naturel ou qui attire facilement les autres, et nous commençons presque immédiatement à le préparer pour le ministère.
Le raisonnement paraît logique : « Je vois un énorme potentiel en toi. Tu pourrais devenir un excellent leader. » Peut-être. Mais une autre question devrait précéder celle-là : Dieu a-t-il appelé cette personne à diriger ?
Votre potentiel peut être bien plus grand que votre appel
Moïse en est un excellent exemple. Le livre des Actes nous dit qu’il « fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres ». Élevé dans la maison de Pharaon, il avait bénéficié de l’éducation réservée à l’élite égyptienne. Humainement parlant, son potentiel était extraordinaire. Il aurait pu devenir un personnage important au sein de l’appareil égyptien, un administrateur puissant, peut-être même l’un des hauts responsables du royaume.
Pourtant, le but de sa vie n’était pas de réaliser tout ce potentiel en Égypte. L’appel de Dieu l’a conduit ailleurs.
« C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon »
(Héb 11.24).
L’appel de Dieu l’a conduit au désert, puis vers cette tâche immense et difficile : faire sortir Israël d’Égypte et conduire le peuple de Dieu.
Moïse n’a pas accompli tout ce qu’il aurait pu devenir en Égypte. Il a accompli ce que Dieu l’avait appelé à devenir.
Paul en est un autre exemple remarquable. Tout indique qu’il était l’un des plus grands esprits de son époque. C’est une reconnaissance universelle : Paul était une des plus grandes têtes pensantes de son siècle. Et pour cause, il avait reçu une formation rabbinique de très haut niveau, il connaissait profondément les Écritures, il savait raisonner aussi bien avec les Juifs qu’avec les non-Juifs, il connaissait le monde et la littérature grecque et il possédait des capacités intellectuelles hors du commun. On dit de lui qu’il était le réel trait d’union entre les mondes juif, grec et romain.
Pourtant, Paul n’a pas compris sa vie à partir de la réalisation maximale de son potentiel intellectuel. Il l’a comprise à partir de son appel :
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu… »
1 Corinthiens 1:1
Ses capacités étaient devenues les servantes de son appel. Ce dernier, n’est pas devenu le serviteur de ses capacités.
La distinction est essentielle. Paul a évidemment utilisé son intelligence, tout comme Moïse a certainement utilisé ce qu’il avait appris en Égypte. Le christianisme ne nous demande pas de mépriser nos capacités. Mais ni Moïse ni Paul n’ont construit leur vie autour de cette question : « Jusqu’où mes capacités peuvent-elles me conduire ? » Leur question fondamentale fut : « Qu’est-ce que Dieu m’a appelé à faire ? »
Ainsi, le développement maximal de notre potentiel ne correspond pas nécessairement à l’accomplissement des desseins de Dieu pour notre vie. Nous pouvons être en mesure de faire beaucoup de choses et pourtant n’être appelés à nous consacrer qu’à certaines d’entre elles. Nous pouvons même posséder des capacités extraordinaires dans un domaine que Dieu n’a jamais voulu placer au centre de notre vie.
Le danger de former des leaders uniquement sur la base de leur potentiel
Cette question devient particulièrement importante dans la manière dont les Églises repèrent et forment leurs leaders. Nous remarquons une personne sûre d’elle, éloquente, charismatique, musicalement douée, intelligente ou naturellement influente, et nous concluons presque immédiatement que nous avons devant nous un futur leader.
Nous commençons alors à développer son potentiel. Nous lui donnons des responsabilités. Nous la faisons diriger. Nous la plaçons derrière une chaire parce qu’elle sait parler. Nous l’intégrons dans l’équipe de louange parce qu’elle sait chanter. Nous augmentons progressivement ses responsabilités parce qu’elle semble capable de les assumer. Et cela peut très bien fonctionner pendant longtemps.
Le potentiel peut conduire quelqu’un très loin. Un communicateur naturellement doué peut prêcher des messages impressionnants. Une personnalité charismatique peut attirer des gens autour d’elle. Un musicien talentueux peut « animer » merveilleusement la louange. Un excellent organisateur peut développer un ministère efficace. Vu de l’extérieur, tout peut sembler parfaitement réussi.
Mais rien de tout cela ne prouve l’appel.
Quelqu’un peut avoir un énorme potentiel pour la prédication sans être appelé au ministère pastoral. Une personne peut être un excellent enseignant et manquer pourtant du caractère nécessaire à la direction spirituelle. Un chanteur peut avoir une voix remarquable sans avoir le désir de consacrer ce don au service de Dieu. Un homme peut posséder de grandes capacités de leadership tout en étant principalement motivé par l’ambition, la reconnaissance ou le besoin d’influence.
La formation pastorale ne peut donc pas se réduire au développement du leadership.
Lorsque Paul donne les qualifications nécessaires pour exercer une responsabilité dans l’Église, dans 1 Timothée 3 et Tite 1, l’accent porte massivement sur le caractère : être irréprochable, fidèle, maître de soi, hospitalier, équilibré, mûr, estimé des autres et capable de bien conduire sa maison. La capacité d’enseigner est bien présente, mais elle se situe à l’intérieur d’un portrait beaucoup plus vaste de maturité spirituelle.
Cela devrait nous faire réfléchir. Le Nouveau Testament ne demande pas d’abord si quelqu’un est capable d’attirer une foule, de bâtir une organisation, de prêcher avec puissance ou de manifester un grand potentiel de leader. Il demande d’abord quel genre de personne il est.
L’orateur ne fait pas le pasteur
Cette distinction est particulièrement nécessaire aujourd’hui, car le ministère pastoral est souvent réduit à la prédication et à l’enseignement. Quelqu’un prêche bien, et très vite on commence à le former pour devenir pasteur. S’il possède en plus du charisme et des capacités de leadership, cela paraît presque évident.
Mais « pasteur » n’est pas simplement le titre que l’on donne à un bon prédicateur.
Paul écrit :
« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ. »
Éphésiens 4:11-12
Le pasteur est un don de ministère donné par Christ à l’Église. Le mot grec pour « pasteur », est poimēn et signifie « berger ». Le ministère pastoral implique donc de nourrir, conduire, protéger, restaurer et prendre soin des personnes.
Quelqu’un peut prêcher un message extraordinaire sans avoir un cœur de berger. Il peut savoir communiquer sans savoir prendre soin des gens. Il peut bâtir un auditoire tout en étant incapable de porter les fardeaux du troupeau. Il peut aimer la plateforme et ne pas aimer le travail discret, exigeant et souvent invisible du ministère pastoral.
Cette personne possède peut-être un grand potentiel pour la prédication. Elle possède peut-être même un véritable don d’enseignement. Cela ne fait pas automatiquement d’elle un pasteur, parce que le pastorat n’est pas simplement un potentiel. C’est un appel, un don de ministère.
Pasteur, pas impressario
J’ai pu observer très concrètement cette différence dans la vie de l’Église. Il y a quelques années, une jeune femme qui fréquentait notre assemblée était une chanteuse extrêmement talentueuse. Son don était évident. Elle avait une très belle voix et un véritable potentiel pour poursuivre une carrière professionnelle.
Elle désirait développer cette carrière. En revanche, elle n’a jamais vraiment manifesté le désir d’utiliser son talent au service du Seigneur dans l’Église.
Après quelque temps, elle est partie. Certaines personnes m’ont alors reproché de ne pas l’avoir suffisamment aidée à développer son talent.
Ma réponse a été très simple : je ne suis ni imprésario ni développeur d’artistes. Je suis pasteur.
Si ma responsabilité première avait été de maximiser son potentiel artistique, cette critique aurait peut-être été justifiée. Un manager artistique aurait pu l’aider à développer son répertoire, son image, sa communication, ses contacts, sa présence publique et les possibilités de faire progresser sa carrière. Un coach aurait pu l’aider à définir ses objectifs et à poursuivre ses ambitions plus efficacement. Il n’y a rien de mauvais en soi dans ce genre de démarche.
Mais en tant que pasteur, ma responsabilité était différente. Je devais me préoccuper de la direction de sa vie, de la place que Christ occupait dans ses ambitions, de son caractère et de la manière dont elle comprenait elle-même le don qu’elle possédait ; et principalement de l’appel qui avait dans sa vie. Peut-être n’avait-elle aucun appel spécifique, mais mon rôle en tant que pasteur était, toutefois, de l’aider, appel ou pas, à consacrer une partie de ses talents pour la Gloire de Dieu.
Cette différence est devenue encore plus évidente lorsqu’elle a placé ses chansons sur son site personnel dans le cadre de la carrière qu’elle voulait développer. Parmi celles-ci figurait une chanson enregistrée avant sa conversion et intitulée « Mon sex est enflammé ».
Le problème n’était pas que cette chanson appartenait à son passé. Tous les croyants ont un passé. Ce qui posait question, c’était qu’elle ne semblait voir aucune contradiction à continuer de présenter publiquement ce genre de contenu comme faisant partie de l’identité artistique qu’elle voulait promouvoir, tout en affirmant aimer Dieu et vouloir le servir. Pour un pasteur, cela compte.
La question n’était donc pas simplement : « Jusqu’où cette voix pourrait-elle la conduire ? » La véritable question était : « Qu’est-ce qui gouverne ce don ? Est-il réellement soumis à Christ ? Dans quelle direction son cœur est-il en train de l’emmener ? Au service de quoi veut-elle mettre son talent ? »
Cette histoire illustre précisément pourquoi potentiel et appel ne doivent pas être confondus. Son potentiel était incontestable. Mais mon ministère pastoral ne pouvait pas simplement consister à l’aider à développer ce potentiel.
Le pasteur doit aider les croyants à découvrir et accomplir leur appel
Éphésiens 4 nous donne l’une des explications les plus claires de cette responsabilité :
« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ. »
Éphésiens 4:11-12
Le mot traduit ici par « perfectionnement », katartismos, porte l’idée de préparation, de formation, de mise en état pour remplir une fonction. Christ donne donc des ministères à l’Église afin que les croyants soient eux-mêmes préparés pour l’œuvre que Dieu leur confie.
L’une des responsabilités centrales du pasteur est donc d’aider les croyants à comprendre quelle est leur place dans le dessein de Dieu.
Il doit savoir reconnaître les dons, encourager ceux qui sous-estiment ce que Dieu a placé en eux, former, ouvrir des possibilités de servir, corriger et accompagner vers la maturité. Mais il doit également aider les personnes à faire la différence entre ambition personnelle et appel, entre opportunité et direction de Dieu, entre le simple fait d’être capable de faire quelque chose et le fait d’y être réellement appelé.
L’enseignement de Paul sur le corps de Christ, dans Romains 12 et 1 Corinthiens 12, va dans le même sens. L’Église n’est pas présentée comme un rassemblement d’individus cherchant chacun à maximiser son potentiel personnel. Elle est un corps dans lequel les différents membres ont des fonctions différentes, selon ce que Dieu leur a donné.
Le leadership pastoral ne peut donc pas simplement demander : « Qui possède le plus grand potentiel ? » Il doit demander : « Qui Dieu a-t-il appelé à cela ? Qui est spirituellement prêt ? Quel don Dieu a-t-il réellement confié à cette personne ? Quelle est sa place dans le corps ? »
Le caractère doit être formé avec l’appel
C’est ici que certaines formes modernes de développement du leadership peuvent devenir dangereuses. Nous pouvons être tellement fascinés par le potentiel d’une personne que nous développons ses capacités beaucoup plus rapidement que son caractère.
Nous enseignons les techniques de leadership, la communication, la prédication, la gestion, l’image publique, l’influence et la manière de construire une équipe. La personne devient de plus en plus compétente et de plus en plus visible. Pendant ce temps, ses motivations, ses relations, sa vie spirituelle, son humilité, sa capacité à recevoir une correction, son rapport à l’argent, son intégrité sexuelle ou sa vie familiale peuvent rester largement en dehors de sa formation. Mais ce n’est pas de la formation pastorale.
Plus le potentiel d’une personne est grand, plus son caractère devient important. Les capacités peuvent ouvrir des portes que le caractère n’est pas encore assez fort pour maintenir ouvertes. Le charisme peut donner une influence considérable à quelqu’un bien avant qu’il possède la maturité nécessaire pour porter cette influence sans se détruire lui-même ou blesser les autres.
Le pasteur porte donc une responsabilité que le coach n’a pas nécessairement. Il ne peut pas simplement se demander si la personne progresse. Il doit également se demander quel genre de personne est en train de progresser.
Paul résume merveilleusement cette préoccupation pastorale lorsqu’il écrit :
« Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous. »
Galates 4:19
Voilà le but. Non pas seulement qu’un don se développe, mais que Christ soit formé dans la personne qui porte ce don.
Le potentiel doit servir l’appel, et non le remplacer
Nous ne devons absolument pas être opposés au développement du potentiel. Au contraire, les Églises devraient être des lieux où les gens sont encouragés à grandir. Les jeunes devraient pouvoir découvrir des capacités qu’ils ignoraient posséder. Les leaders devraient être formés. Les musiciens devraient progresser. Les enseignants devraient apprendre à mieux communiquer. Les croyants devraient être encouragés à étudier, à se développer professionnellement, à dépasser leurs insécurités et à devenir plus efficaces dans ce que Dieu leur a confié.
Le pasteur peut participer à tout cela. Mais il existe un ordre qui ne doit jamais être inversé : le potentiel doit servir l’appel. L’appel ne doit jamais devenir simplement un autre terme chrétien donné au potentiel.
La mission première du pasteur n’est pas de produire la version la plus performante de chaque personne qui fréquente son Église. Elle est de les aider à découvrir pourquoi Dieu les a placées sur cette terre, ce qu’il leur a confié, quelle est leur place dans le corps de Christ, quel genre de personnes elles doivent devenir et comment elles peuvent accomplir fidèlement ce à quoi Dieu les a appelées.
Un coach peut vous regarder et vous dire : « Je vois un énorme potentiel en toi. »
Un pasteur peut voir exactement le même potentiel, mais il doit poser une autre question : « Qu’est-ce que Dieu veut en faire ? »
Cette question change tout. Moïse possédait un potentiel extraordinaire en Égypte, mais son appel l’a conduit ailleurs. Paul avait les capacités intellectuelles nécessaires pour construire une tout autre vie, mais il a choisi d’accomplir son appel. Une chanteuse peut posséder une voix magnifique, mais la question la plus importante n’est pas de savoir jusqu’où cette voix peut la conduire. Un prédicateur peut posséder des capacités exceptionnelles de communication sans pour autant être appelé à devenir pasteur.
Le potentiel nous dit ce qu’une personne peut faire. L’appel nous dit ce que Dieu lui a demandé de faire.
Un bon coach peut aider quelqu’un à développer son potentiel, et il existe une véritable place pour cela. Mais le pasteur porte une responsabilité plus profonde : aider les croyants à discerner leur appel, à développer le caractère nécessaire pour le porter, à être équipés pour l’accomplir et à y demeurer fidèles. Voilà pourquoi je suis pasteur pas coach.
Donato Anzalone