Ministère Parole Vivante

40 leçons apprises en 40 ans de minsitère – 1

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Depuis ma plus tendre enfance, je sers le Seigneur dans plusieurs capacités : mettre en place les chaises, et lorsque notre église louait une salle pour l’évangélisation chaque dimanche, je me joignais aux équipes de nettoyage, de placement de la salle, etc… J’ai servi dans la technique, en tant que jeune moniteur (12 ans) à l’école du dimanche, pour les plus petits, et la liste continue.

Ensuite, à l’âge de 16 ans, je me suis engagé à servir le Seigneur dans ce que nous appelons « le ministère ». Bien que j’étais encore étudiant à l’école, et ensuite à l’école Biblique, à chaque instant de libre, je me rendais auprès de notre centre d’évangélisation de Teen Challenge, à Bruxelles. Là, je prêchais l’évangile en chantant dans les rues, en parlant avec les gens de Jésus, et en les conduisant au Seigneur. Ensuite, j’ai commencé à prêcher dans mon église, et puis dans tant d’autres. Ma vie est comblée. Je ne remercierai jamais assez le Seigneur pour les opportunités et l’honneur qu’il m’a donnés de le servir pratiquement dans tous les différents départements de l’Église locale. Vraiment, je ne voudrais pas changer un iota de ma vie en Christ. Tout au long de ces 40 ans de ministère, j’ai appris de nombreuses choses, souvent par mes propres erreurs, mais aussi en observant des ministères plus mûrs : leurs succès et leurs erreurs. Chaque homme intelligent apprend de ses propres erreurs, mais un homme sage, apprend aussi des erreurs des autres, ce qui lui permet d’éviter beaucoup d’erreurs. Dans cette série, je tenterai donc de partager avec vous ces leçons que le Seigneur m’a apprises..

Leçon 1 : Avant d’être un homme de la Parole je dois être un homme de parole

Le ministère n’est pas un jeu. C’est une vocation. C’est une immense responsabilité que le Seigneur nous a confiée et il est de notre devoir de tout faire pour que les gens, vers qui le Seigneur nous conduit, puissent développer une confiance en nous. Cette confiance vient principalement par l’expérience. L’expérience de notre parole. Est-ce que je tiens ma parole ? Est-ce que lorsque je dis : « Je viens », je viens vraiment ?

Au cours de ces 40 ans de ministère, à ma connaissance, je n’ai jamais – je dis bien, jamais – manqué un rendez-vous fixé pour le ministère. Oh, j’ai eu beaucoup d’occasions, mais je n’ai jamais cédé à manquer à ma parole.

A cinq reprises, je me suis trouvé devant une impossibilité à me rendre à un endroit pour apporter le ministère. C’était terrible, car je suis un homme de parole, et lorsque je promets de venir, je dois venir. Ainsi, comment ai-je fait pour ne pas venir sans que je manque à ma parole ? À chaque fois, j’ai contacté mes hôtes et leurs ai énoncé la situation de force majeure, et je leur ai demandé s’ils étaient disposés à me « libérer de mon engagement ». Je leur ai, toutefois, dit que si ce n’était pas envisageable, je viendrai quand même malgré la situation d’urgence. Je remercie le Seigneur d’avoir eu des interlocuteurs compréhensifs qui savaient aussi que j’étais un homme de parole ; et qui m’ont ainsi libéré de mon engagement.

Je suis pasteur et certaines fois je suis très étonné de voir que d’autres ministères n’agissent pas ainsi. Il m’est arrivé plusieurs fois de constater autant dans mon église que dans d’autres églises que certains d’entre eux ne respectent pas leur parole.

Un jour, un de mes amis Canadiens fut invité par un grand revivaliste américain qui lui proposait de se rendre à Bruxelles – à ses propres frais – pour une série de réunions de réveil. Ce serviteur de Dieu états-unien était un des plus importants revivalistes durant une courte période… C’était une grande opportunité pour mon ami de venir servir le Seigneur auprès d’un tel homme de Dieu. Toutefois, quelques jours avant de partir pour Bruxelles, le revivaliste américain demande à sa secrétaire de transmettre un message à mon ami pour lui dire que le voyage était tout simplement annulé. Pas d’explications. Rien. Entre temps, mon ami a perdu des milliers de dollars canadiens dépensés pour ses frais d’avions, d’hôtel, etc…

Comment peut-on être un homme de la Parole si on n’est pas un homme de parole ?

Une de mes connaissances avait rendez-vous pour une réunion importante en Europe (mais avec une petite audience) à laquelle il devait prêcher. Quelques semaines avant l’événement, il envoie un courriel aux organisateurs pour leurs annoncer qu’il ne pourra pas venir car il était invité en Amérique du Sud pour prêcher dans une église de 5000 personnes. Les organisateurs étaient abasourdis de lire cela. Même pas un « je suis vraiment navré, mais j’ai reçu une opportunité exceptionnelle…  Puis-je être libéré de mon engagement ? » Rien. Et honnêtement, prêcher dans une plus grande église n’est pas une justification pour transgresser sa propre parole. J’ai eu plusieurs opportunités de me rendre dans de plus grands rassemblements – y compris en Amérique du Sud – mais, je dois toujours me poser la question : ‘qui m’a appelé au ministère ? Dieu ou de plus grands rassemblements ?’ Dieu, bien sûr. L’intégrité de notre parole devrait être le reflet de l’intégrité de la Parole de Dieu dans nos vies.

C’est pour cette raison et tant d’autres que dès le début de ma vie ministérielle, j’ai appris que pour être un homme de la Parole il fallait que je sois avant tout un homme de parole.

L’intégrité de notre parole devrait être le reflet de l’intégrité de la Parole de Dieu dans nos vies.

Je terminerai avec une autre histoire lamentable. Un jeune serviteur de Dieu arrive chez moi à Bruxelles, et demande à me rencontrer. Je lui dis que nous avons une réunion ce soir-là et il vint. Il me dit que le dimanche qui suit il serait à Paris pour prêcher dans une église. Je lui demande de saluer l’église, lui donnant 5 minutes. Il était enchanté de la confiance que je lui montrai. Il donna un super message très encourageant et motivant. Vraiment c’était impeccable.

Bien que ce ne fut pas une prédication mais une simple salutation, je lui offris un honoraire (identique à la somme que je donne à quelqu’un qui aurait prêché toute la soirée). Je crois fortement dans le fait de bénir les serviteurs de Dieu, même de passage.

Après la réunion nous sommes partis manger, et pendant le repas il me dit : « Vous savez pasteur Donato, je ne pense pas que j’irai à Paris ce dimanche. Je pense que ce serait mieux que je reste ici à Bruxelles. » J’ai vite compris que ce qu’il voulait c’était de prêcher chez moi car s’il avait reçu une telle offrande pour 5 minutes, il était convaincu qu’il aurait reçu encore beaucoup plus pour toute une réunion. Je lui ai fait comprendre que je ne travaillais pas ainsi, et que le dimanche c’était moi qui allais prêcher. Il n’est pas resté à Bruxelles. En fait, bien que je l’aime bien, et que nous avons gardé une bonne amitié, je n’ai jamais invité ce frère à prêcher dans mon église.  Comment puis-je inviter chez moi, un homme qui ne tient pas sa parole ?

Voyez-vous, ce n’est pas parce qu’un homme prêche bien que son caractère est bien. Un homme ne doit pas être jugé uniquement par ce qu’il dit, mais aussi par le fruit qui ressort de sa vie quotidienne. C’est probablement l’essence même de ce que Jésus dit lorsqu’il proclame : « que ton oui soit oui et que ton non soit non. » (Mat 5 :37). Jésus sait très bien que c’est trop facile de céder à la pression, aux circonstances, à des situations que nous ne contrôlons pas. Toutefois, s’Il dit que nous devons garder notre parole, je suis convaincu qu’Il nous donnera les ressources pour tenir notre parole. N’est-ce pas aussi ce que l’Apôtre Paul dit lorsqu’il déclare hardiment : « Je puis tout par Christ qui me fortifie » ?

C’est une des qualités, je dirai, une des qualifications les plus importantes pour le ministère. Être un homme de parole est un signe évident de l’intégrité de notre cœur. Et si nous voulons être des hommes de la Parole, nous devons être d’abord des hommes et des femmes intègres.

Peut-être que vous aussi vous pourriez prendre la décision de devenir – si vous ne l’êtes pas encore, ou si vous n’êtes pas encore entrés dans le ministère – d’être un homme (ou une femme) de parole avant d’être un homme ou une femme de la Parole.

Donato Anzalone

Donato Anzalone

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