A l’école du Saint-Esprit – 1

[Commentaires : 1) Ce message a été transcrit mot à mot (à partir des enseignements de Beuttler) aussi fidèlement que possible (en raison de la qualité de l’enregistrement). 2) Beuttler avait son propre dictionnaire des mots favoris qu’il utilisait tout au long de ses messages, et ceux-ci ont été transcrits et épelés en conséquence. 3) L’orthographe de certains noms propres, aéroports, hôtels, lieux, etc. peut ne pas être exacte].

Ce matin, alors que je communiais avec le Seigneur, je me suis senti impressionnée de retourner à l’école de l’Esprit. Et je pense que nous reviendrons à cette pensée ce matin et aussi ce soir.

Vous vous souvenez de l’autre soir où je vous ai donné une soirée spéciale au sujet de l’école de l’Esprit. Nous allons y revenir. Nous allons aussi revenir à Esaïe 50, et reprendre ce remarquable verset 4, mais cette fois-ci en allant au-delà.
Vous vous souvenez maintenant que j’avais mentionné que le prophète parle ici du Christ comme si le Christ lui-même était l’orateur. Ainsi, dans votre esprit, vous pouvez dire ou réaliser qu’ici c’est Christ qui parle parce que le prophète est en train d’utiliser les paroles du Christ.

« Le Seigneur, l’Éternel, m’a donné une langue exercée, Pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu; Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, Pour que j’écoute comme écoutent des disciples. Esaïe 50:4

J’ai mentionné qu’il y a un ministère remarquable pour nous tous, à notre disposition à l’école de l’Esprit, à savoir que le Seigneur aussi nous donnera une parole juste, au bon moment, pour une âme en grande détresse, afin de la soutenir, de l’appuyer, de la maintenir.
« Pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu. » Une traduction en anglais dit : « Pour que je sache parler en temps voulu »

Je vous avais dit ici que le Père avait enseigné à Jésus comment parler,

  • Que faut-il dire – « la parole » ?
  • Quand parler – « en temps voulu »
  • À qui parler – « à celui qui est abattu ».

Je dois encore une fois dire ici, pour que vous ayez la bonne ligne de pensée, que le ministère de Jésus, les paroles remarquables qu’il a prononcées, les grandes actions qu’il a accomplies, ni lui, ni les écritures, les ont attribuées au fait de sa divinité. Ils sont attribués par Jésus lui-même et d’autres écritures au fait qu’il a été rempli de l’Esprit de Dieu et au fait, que c’est le Père qui agissait par Jésus en accomplissant des miracles. C’était le Père qui parlait à travers Jésus, à qui il avait enseigné que dire, quand le dire, comment le dire et à qui le dire.

J’ai noté ici quelques écritures pour laisser Jésus parler pour lui-même. Je ne peux pas entrer dans les détails. Cela prendrait environ une heure et quart et nous ne pouvons pas faire cela, mais je vais vous donner quelques écritures à méditer pour appuyer ce que je viens de dire.

Aujourd’hui, nous voulons attirer l’attention sur le secret qui se cache derrière le ministère du Christ, et d’ailleurs, le secret qui se cache derrière tout ministère de l’Esprit par quiconque est enseigné à l’école de l’Esprit.

Remarquez ce que Jésus a dit à propos de lui-même dans Jean 7:46. Les gens ont dit de Jésus : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » Ce n’est pas Jésus qui l’a dit. J’y reviendrai dans un instant. Mais des officiers, des soldats ont été envoyés pour arrêter Jésus. Les Pharisiens, par pure envie de son succès, les avaient envoyés pour l’arrêter.

Tout homme qui réussit dans le ministère sera envié, calomnié et crucifié. Si l’un d’entre vous a l’ambition d’être utilisé de façon visible par Dieu, il lui attendra un Gethsémané et une croix à laquelle il ne pourra pas échapper pour la simple raison que « le serviteur n’est pas plus grand que son maître ». Jésus a dit : « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ».

C’est donc dans cette optique que ces officiers ont été envoyés pour arrêter Jésus. Apparemment, ils avaient une certaine décence à son égard. Ils n’ont pas fait irruption et ne l’ont pas interrompu. Apparemment, ils avaient assez de respect, ou assez de curiosité pour attendre que cet homme ait fini. Quand Jésus a fini de parler, c’est lui qui les a arrêtés par ses paroles. Ils n’ont donc pas pu l’arrêter. Ils étaient venus pour l’arrêter. Lorsqu’ils ont écouté ce que cet homme avait à dire, ils ont été arrêtés par Lui. Ils sont donc revenus sans Lui, et pour rendre compte de leur incapacité à Le ramener, ils ont dit : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » « C’est inouï, nous ne pouvions pas l’arrêter. Cet homme avait une vérité si merveilleuse, que nous ne pouvions pas le prendre. »

Maintenant, la question qui se pose est : “Où Jésus a-t-il trouvé ces choses qui l’ont rendu si remarquable dans son ministère, tant en paroles qu’en actes ? Nous allons maintenant laisser Jésus répondre.

« Jésus donc leur dit: Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné. » (Jean 8:28)

Jésus a dit que les choses qu’il a dites sont celles que le Père lui a enseignées. C’est pourquoi Esaïe a écrit : « Le Seigneur Dieu m’a donné une langue exercée », ou comme il l’est dans une autre version, « le Père m’a donné la langue des disciples ». En d’autres termes, la langue de ceux qui sont éduqués. Il pouvait parler comme s’il avait reçu une éducation de premier ordre en théologie. Eh bien, il a eu une éducation de première classe, mais il ne l’a pas reçue à l’école biblique, au collège biblique, dans les écoles rabbiniques de ce temps-là. Il l’a reçue à l’école du Père, à l’école de l’Esprit. Nous y reviendrons dans un instant.

Remarquez ce qu’il a dit dans Jean 12:49-50.

« Car je n’ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. 50 Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C’est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites. »

« …je n’ai pas parlé de moi-même… » Maintenant, il n’a pas dit : « Je n’ai pas parlé à mon sujet ». Vous voyez, vous pourriez lire cela de deux façons. Il faut le comprendre de la façon dont il l’a compris. Il a bien parlé de Lui-même. Bien sûr qu’Il l’a fait. Il est venu pour se proclamer lui-même, son œuvre. Il disait : « Je n’ai pas parlé de ma propre initiative », ou « Je n’ai pas parlé de ma propre autorité », ou « Je n’ai pas parlé de mes propres ressources… Je n’ai pas parlé de moi-même ; mais le Père qui m’a envoyé, Il m’a donné un commandement, ce que je dois dire et ce que je dois prononcer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle : tout ce que je dis, je le rapporte tel que le Père me l’a dit ».

Jésus a attribué les choses qu’Il a dites à Son Père.

par Walter Buetler