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La prière change les choses

Un jour, une de mes amies me dit que toute petite, elle avait constamment des infections à la vessie, et que malgré ses visites constantes chez le médecin, il n’y avait aucun changement. Un jour, son père, un pasteur, décida de prier pour cela. Ce qu’il fit, et au bout de quelques jours elle était complètement guérie. La prière change les choses.

Lorsque les disciples demandèrent à Jésus de leur enseigner comment prier, il leur donna une prière, qui est probablement la prière inspirée la plus connue : le Notre Père.

Matthieu 6:9-13
9 Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié; 10 que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Lire la suite

Dans cette merveilleuse prière nous trouvons un résumé de la somme de ce que nous prions en général au Père : « donne-nous, pardonne-nous, ne nous conduis pas, délivre-nous ».

Remarquons que Jésus n’a aucun problème à ce que nous venions au Père avec ces quatre requêtes fondamentales : « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous ». Il enseigne justement à ses disciples que c’est cela qu’il faut demander au Père : « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous ».

En revanche, il ajoute à nos requêtes ordinaires une sorte de protocole. Une sorte d’approche auprès du Père. Avant même que nous disions « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous », Jésus nous montre comment avancer après de Celui qui répond à nos prières, et comment voir nos prières changer les choses.

1. Quand nous prions, rappelons-nous que nous prions au Père

Avant donc de venir vers Dieu et de lui dire : « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous », Jésus montre que lorsque nous prions, nous devons nous rappeler tout d’abord que nous prions au Père. Ce mot est crucial pour une vie de prière qui change les choses, car il évoque l’intimité nécessaire entre Dieu et ses sujets. Et c’est à cela qu’il faut travailler dans nos cœurs, car nous ne sommes pas de simples sujets pour Dieu, nous sommes avant tout ses enfants. Ainsi, notre approche devrait ressembler à celle d’un enfant qui vient vers son père, sachant que ce sera sa joie et son honneur de répondre à ses demandes. Prier au Père, c’est faire apparaître notre relation familiale avec lui. Nous nous approchons de lui parce que nous sommes ses enfants et qu’il est notre Père. C’est démontrer au Père que notre relation avec lui est fondée sur une confiance inébranlable que nous avons en lui, justement parce qu’il est notre Père. Mais c’est aussi nous rappeler à nous-mêmes que nous nous appartenons plus à nous-mêmes, mais que nous appartenons au Père. Nous sommes à lui, et c’est une des raisons principales pour laquelle il désire tant répondre à nos prières.

2. Quand nous prions, rappelons-nous que nos prières vont jusqu’au cieux

Avant donc de venir vers Dieu et de lui dire : « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous », Jésus nous enseigne que nos prières vont là où le Père réside : « Notre Père qui es aux cieux ! » C’est quelque chose qui peut être difficile à concevoir, mais nous ne devons jamais oublier le fait que le ciel n’est pas un endroit virtuel, mais un lieu véritable. Nos prières sont élevées jusqu’à la salle du trône de Dieu, là où il règne avec majesté. C’est tellement rassurant de savoir que c’est là que se rendent nos prières, et par conséquent, cela nous donne plus d’assurance quant à la réponse. Car c’est bien depuis son trône que le Seigneur régit l’univers et donc chaque chose qui nous concerne. Ainsi, avant de prier « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous », nous sommes appelés à nous rappeler de la réalité des cieux dans nos vies.

C’est là, dans les cieux que se trouvent mon papa, ma tante, mon cousin, mes nombreux amis…
C’est là que moi aussi j’irai un jour…
C’est le lieu le plus beau de tout l’univers, et c’est notre destination.

Ayons l’éternité dans nos cœurs lorsque nous prions au Père.

3. Quand nous prions, rappelons-nous du Nom de Jésus

Avant donc de venir vers Dieu et de Lui dire : « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous », rappelons-nous du nom de Dieu : « Que ton nom soit sanctifié ». Oh, quand nous prions, rappelons-nous du Nom de Jésus. C’est le nom le plus grand de tout l’univers. Ce n’est pas n’importe quel nom, mais le seul nom qui ait été donné entre l’homme et Dieu :

Actes 4:12
Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Ce nom évoque l’autorité de Jésus :

Philippiens 2 : 9
C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom.

Ainsi lorsque nous nous approchons du Père, allons vers Lui au nom de Jésus. Ce nom veut tout dire pour le Père.

Lorsque j’étais petit, mon père était grossiste en fruits et légumes au marché matinal de Bruxelles. Un jour, alors que je l’avais accompagné au marché, il m’a demandé d’aller vers l’un de ses clients pour encaisser une facture. Arrivé auprès du client, celui-ci était en train de parler avec l’un de ses propres clients. Mais dès qu’il m’a vu, il interrompit sa discussion et dit à son client : « Je dois absolument m’occuper de ce jeune garçon. Il est petit, mais le nom qu’il porte est grand ».

Ce jour-là, j’ai découvert la puissance d’un nom. Le nom de mon père avait une grande signification pour cet homme, et le simple fait que je portais ce nom faisait que des adultes arrêtaient momentanément leur conversation pour traiter avec moi.

Nous sommes les enfants de Dieu. Lorsque nous venons à lui avec le nom de Jésus, lui aussi « interrompra » ce qu’il fait pour répondre à nos requêtes.

4. Quand nous prions, rappelons-nous du Royaume de Dieu

Avant donc de venir vers Dieu et de lui dire : « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous », rappelons-nous que Jésus a dit : « que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Ayons dans notre cœur la priorité du Royaume. Que dans tout ce que nous faisons et demandons, le Royaume de Dieu ait la première place.

Lorsque Marie et Joseph avaient perdu Jésus, ils le retrouvèrent dans le temple. Il avait douze ans. Il était au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Ses parents s’adressèrent à lui et il répondit :

Luc 2 : 49
Il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ?

Nous aussi, occupons-nous des affaires de notre Père céleste. Mettons les intérêts du Royaume à la première place dans nos vies. Le Seigneur promet que lorsque nous nous occupons avant tout du Royaume de Dieu, il s’occupera de nous :

Matthieu 6 : 33
Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Oh, gloire à Dieu. Lorsque nous prions, suivons ce protocole divin de la prière. Lorsque nous prions, rappelons-nous que nous prions au Père avec qui nous avons une grande intimité, rappelons-nous que nos prières se dirigent vers les cieux, là où se trouve le trône de Dieu, rappelons-nous du nom de Jésus et mettons le Royaume à la première place dans nos vies, alors, en suivant ce protocole, nous pourrons ensuite demander au Père : « donne-nous, pardonne-nous, conduis-nous, délivre-nous ».

Oh, la prière change les choses. Un jour, le prophète Esaïe rendit visite au roi Ezéchias et lui dit:

Esaïe 38:1
En ce temps-là, Ezéchias fut malade à la mort. Le prophète Esaïe, fils d’Amots, vint auprès de lui, et lui dit : Ainsi parle l’Eternel : Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras plus.

Une situation désespérée. Une autre traduction dit plus judicieusement : « Mets ta maison en ordre ».
Il n’y avait plus d’espoir pour le roi Ezéchias. Mais celui-ci dut certainement penser que la prière changeait les choses car il pria :

Esaïe 38:2-3
Ezéchias tourna son visage contre le mur, et fit cette prière à l’Eternel : 3 O Eternel ! souviens-toi que j’ai marché devant ta face avec fidélité et intégrité de coeur, et que j’ai fait ce qui est bien à tes yeux ! Et Ezéchias répandit d’abondantes larmes.

La chose la plus étonnante est que le Seigneur entendit sa prière, car la prière change les choses :

Esaïe 38:4-5
Puis la parole de l’Eternel fut adressée à Esaïe, en ces mots : 5 Va, et dis à Ezéchias : Ainsi parle l’Eternel, le Dieu de David, ton père : J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes. Voici, j’ajouterai à tes jours quinze années.

Oui, la prière change les choses.

Il y a quelques semaines, je me trouvais aux États-Unis dans une église. Un enfant de 8 ans souffrait d’une maladie bizarre. La moitié droite de son corps était plus faible que la partie gauche. Il arrivait à marcher, mais pas à courir. En fait, il n’avait jamais couru de sa vie, car à chaque fois, le côté droit s’affaiblissait et il n’arrivait pas à combiner et à coordonner son corps. Les parents me demandèrent si je pouvais prier pour lui. Ce que je fis. Je le pris dans mes bras avec beaucoup de compassion.

Après avoir prié pour lui, je lui demandai de courir. Il me regardait avec étonnement, mais grâce aux encouragements de ses parents, il se mit à courir. Avec stupéfaction, ils virent leur fils courir pour la première fois. Ils se mirent tous à pleurer de joie, non seulement eux, mais toute l’église. Quel bonheur pour eux de voir ce petit qui a grandi dans cette église être complètement guéri. Pour la première fois de sa vie, cet enfant a pu jouer avec les autres enfants de son âge. La prière change vraiment les choses.




La prière embrasse le monde entier

J’estime que le plus grand privilège accordé à un homme est de servir Dieu dans ces pays éloignés. Là-bas, en effet, les besoins sont plus grands, les ténèbres plus épaisses et les appels plus émouvants. Si donc un homme peut aller là-bas—heureux homme! s’il a le privilège de se rendre à ce champ d’honneur, il pourra y mettre directement en valeur les cinq pouvoirs que lui confère l’Esprit.

Il n’habite qu’un seul endroit; mais son influence rayonnera en proportion directe de son amour pour son Maître et de sa sympathie pour les déshérités. Qu’il vive en Afrique ou ailleurs, peu importe, car son coeur, en contact avec Jésus, brûlera pour un monde. La prière, voilà ce qui nous met en rapport direct avec le monde entier.

Dans la solitude, dans le secret d’une chambre close, un chrétien pourra vivre une demi-heure en Inde, aussi réellement—mes paroles sont mûrement réfléchies et, tout exagérées qu’elles paraissent, elles n’en sont pas moins vraies—aussi réellement, dis-je, que s’il y était en chair et en os. Si cela est vrai, combien de demi-heures, vous et moi, nous devrions passer, dans la prière, à servir Dieu secrètement! Il suffit de tourner la clef de notre porte, de nous isoler pendant quelques instants, et, grâce au pouvoir de la prière, notre influence pourra être aussi complète en Chine que si nous étions là-bas en personne. Sans doute, notre présence n’est pas visible; mais au point de vue de l’action exercée, au point de vue de l’objet de notre prière, elle est absolument réelle. Par la prière, nous pouvons éclairer d’une lumière nouvelle la page de la Bible que lit quelque indigène d’Afrique; nous pouvons enflammer d’un nouveau zèle le prédicateur ou le professeur; nous pouvons rendre plus accessible aux hommes l’histoire de Jésus-Christ; nous pouvons amener à Christ ceux que l’esprit du mal et une hérédité mauvaise ballottent en tous sens; oui, certainement, nous pouvons leur faire accepter l’Evangile, et, si besoin est, les séparer d’êtres aimés, les lancer dans une nouvelle voie.

J’entends ici l’objection que pourrait formuler un chrétien convaincu: «Si j’étais là-bas, je pourrais influencer mes frères perdus par un contact personnel, par mes paroles pleines de vie».—Certainement, vous pourriez le faire, et plaise à Dieu qu’un plus grand nombre se sentent appelés à payer de leur personne. Mais voici ce que ceux qui peuvent agir là-bas et ceux qui doivent rester chez eux doivent savoir: Peu importe où vous êtes, vous ferez plus par votre prière que par votre personnalité. Si vous étiez aux Indes, vous pourriez, à vos prières, ajouter le poids de votre personnalité et ce serait une belle action à faire; mais que vous soyez là-bas ou ici, vous devez tout d’abord remporter la victoire dans la solitude, gagner chaque pas, chaque mètre, chaque vie, dans le secret de la prière et ajouter alors la puissante influence de votre personnalité. Une fois que vous aurez prié, vous pourrez faire plus que de prier; mais tant que vous n’avez pas prié, vous ne pouvez rien faire de mieux que de faire monter au ciel vos supplications.

C’est là précisément que nous tous, à certaines heures, nous avons fait fausse route, et là aussi que beaucoup, maintenant encore, font fausse route. Nous croyons que là où nous sommes, nous obtiendrons davantage par notre activité et qu’alors la prière nous donnera le pouvoir d’agir. Non! mille fois non! Nous ne ferons rien de vraiment utile et durable si auparavant nous n’avons pas prié.

Lorsqu’un homme est près de moi, je peux lui parler, je peux faire agir ma personnalité sur lui, pour le gagner à ma cause; mais avant de pouvoir influencer sa volonté en faveur de Dieu, si peu que ce soit, il me faut tout d’abord avoir remporté la victoire dans la solitude.

L’intercession consiste à remporter cette victoire sur le chef des ténèbres, et l’action, qui la suit, consiste à s’emparer du territoire dont ce prince a été expulsé. Cette action est limitée dans l’espace, comme la personnalité même qui agit; elle ne s’exerce qu’en un seul endroit; tandis que la prière, sorte de télégraphie spirituelle, met tout homme en relation directe avec le monde entier.

Certains de nos amis croient faire preuve de sens pratique en disant: «La grande chose, c’est le travail; la prière est bonne, excellente, mais l’important est d’agir».

C’est le contraire qui est vrai. Quand on sait ce qu’est la prière et qu’on lui donne la place qui doit lui revenir, on est enflammé, au plus profond de son être, par de nouvelles et puissantes raisons d’agir; on comprend que l’activité qui plonge ses racines dans la prière est la plus capable de toucher le coeur humain; on découvre avec ravissement que l’on peut exercer une action mondiale; on voit enfin son champ d’action devenir aussi large que la pensée du Maître.




Prier, c’est servir Dieu.

Toute action, au sens où l’on prend ce mot d’ordinaire, est limitée à l’endroit où se trouve la personne qui l’accomplit, à la distance que sa voix peut atteindre, au temps dont elle dispose avant de devoir quitter sa tâche pour manger, se reposer ou dormir. Cette personne est limitée par des murs, des serrures, des préjugés, et par ces petites différences de caractère qu’il faut avoir étudiées avant de mettre le siège devant un coeur humain.

Que d’efforts et quelle variété d’efforts sont nécessaires pour gagner des âmes à Dieu: exposer la vérité à un groupe de personnes; l’exposer à une seule à la fois; pratiquer les actes généreux de la solidarité dans leur infinie variété; enseigner; ajoutons aussi le tout-puissant ministère de l’argent, l’exemple constant d’une vie pure et désintéressée, la correspondance, les livres et les traités. Tous ces efforts rentrent dans le plan de Dieu, pour racheter les âmes; mais le fait extraordinaire à remarquer est celui-ci: la victoire, dans chacun de ces cas, est remportée d’avance et dans le secret par la prière.

Pénétrer dans le camp ennemi et proclamer la victoire déjà remportée, voilà le but et l’utilité incontestables de tous les autres efforts. Le jour où chaque chose recevra sa vraie place, où la prière viendra d’abord, les autres formes de notre activité ensuite—je dis ensuite, car pour rien au monde il ne faudrait les omettre; bien au contraire, chaque service doit être accompli avec tout le sérieux, toute la réflexion, toute la force et tout l’amour possibles; mais il ne doit l’être que lorsque la victoire a été remportée dans le secret, contre le véritable ennemi; il ne doit l’être qu’en s’appuyant sur la certitude de cette victoire—ce jour-là, dis-je, notre activité extérieure obtiendra de bien plus grands résultats dans le monde visible.

Le fait extraordinaire à remarquer est celui-ci: la victoire, dans chacun de ces cas, est remportée d’avance et dans le secret par la prière.

Armés de la prière, nous marcherons de l’avant, pleins de cette confiance qui, dès le début de l’engagement, balaie le champ de bataille; et, fermement, nous nous attaquerons aux points de résistance, jusqu’à ce que l’ennemi s’enfuie honteusement. La prière portera un coup fatal à l’ennemi qui se dissimule, et nos efforts, dans la suite, se borneront à tirer parti de ce coup mortel parmi les hommes que nous voyons et touchons. Une grande patience, beaucoup de tact, beaucoup d’opiniâtreté sont exigés dans ce service actif, car notre effort porte sur des volontés très différentes les unes des autres. Un chef avisé, qui veut vaincre, débutera donc par le combat ardent et acharné de la prière.