Les dons spirituels ont-ils cessé?

Donald Gee, un des pioniers de la Pentecôte, déjà au début du siècle dernier mettait en garde contre cette tendance cessassioniste, à savoir la remise en question d’un des points cardinaux du pentecôtisme: les dons spirituels ont-ils cessé? Voyons ses arguments pour une continuation des dons spirituels…

Peut-on recevoir les dons spirituels de nos jours ?

Pourquoi pas ? A ceux qui disent « non » d’apporter leurs preuves. Rien dans l’Ecriture, la raison ou l’expérience, ne nous permet de croire que les dons du Saint-Esprit, sans aucune exception, ne sont plus d’aujourd’hui.

Voyons quels sont les arguments les plus fréquemment avancés pour prouver qu’on ne doit plus compter au XX° siècle sur les dons surnaturels qui, au Ier siècle, étaient si répandus dans l’Eglise.

1° Dieu a cessé d’accorder ces manifestations de son Esprit depuis la fin de l’âge apostolique.

Sur quelle autorité fonder une telle affirmation ? Non pas certes sur celle du Nouveau Testament. Il ne contient pas une seule ligne qui indique que Dieu ait eu l’intention de retirer ses dons. Bien au contraire, nous lisons :

« Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel (Rom. 11:29) — Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux, 13:8) ».

Le Christ ressuscité, qui travaillait avec ses premiers disciples et confirmait la Parole par les miracles qui l’accompagnaient (Marc 16:20), est aussi avec eux « jusqu’à la fin du monde (Mat. 28:20). » Si nous cherchons à rabaisser l’expérience spirituelle, telle qu’elle nous est présentée dans la Bible, au niveau de notre pauvre expérience et de nos propres opinions, où alors nous arrêterons-nous ?

On cite souvent, un verset qui prouverait, dit-on, que certains dons spirituels ne sont plus de notre temps : « les langues cesseront » (I Cor. 13:8). Chose curieuse, on affirme que les langues cesseront, et l’on semble ignorer qu’il en est tout à fait de même de la prophétie et de la connaissance. Nos contradicteurs possèdent, en général, cette dernière avec abondance, et se récrieraient vivement si on leur disait que la connaissance a disparu, elle aussi, en ce qui les concerne.

Mais ce passage se rapporte évidemment au moment où « ce qui est parfait sera venu » (v.10), non pas à l’époque actuelle où « nous voyons confusément comme dans un miroir » ; les dons cesseront quand nous verrons face à face (v.12). En fait, tout le passage prouve avec une très grande force que nous devons compter sur les dons spirituels jusqu’à la fin du monde actuel, puisque le but divin en vue duquel ils ont été donnés ne sera atteint que lorsque ce qui est parfait sera venu. On admettra facilement que nous n’y sommes pas encore.

2° L’histoire prouve que les dons disparurent à la fin de l’âge apostolique.

Ceci est vrai en partie, mais faux dans l’ensemble. En somme, l’histoire prouverait plutôt le contraire. Ce qui est vrai, c’est que les dons furent moins en évidence après l’âge apostolique et même déjà vers la fin de cette époque. Non pas que le Seigneur eût retiré ses dons, mais, comme le dit John Wesley :

« parce que l’amour de beaucoup, de presque tous ceux qui portent le nom de chrétiens, s’était refroidi… Telle est la véritable raison pour laquelle les dons extraordinaires du Saint-Esprit disparurent de l’Eglise chrétienne. »

Aux époques de Réveil, à travers toute l’histoire de l’Eglise, ils réapparurent sous une forme ou sous une autre. Prenons garde : il ne faut pas accuser Dieu de retirer ses dons, si en réalité c’est l’Eglise qui les a perdus par sa tiédeur.

Cependant il n’est pas exact de dire que les dons aient jamais cessé. Irénée, Tertullien, Jean Chrysostome, Augustin, font tous allusion à ces dons comme existant à leur époque. Pendant le Moyen-âge, ils apparurent parmi les Vaudois et les Albigeois persécutés ; plus tard, parmi les Jansénistes, les premiers Quakers, les Prophètes Cévenols, les Méthodistes à leurs débuts, et jusque dans l’église des Irvigniens au XIX° siècle. Il y a beaucoup de chrétiens, encore aujourd’hui en vie, qui ont eu le don des langues ou d’autres manifestations du Saint-Esprit, longtemps avant la grande effusion actuelle qui a commencé vers 1900.

3° Le canon du Nouveau Testament étant définitivement constitué, le ministère des dons spirituels n’est plus nécessaire puisque nous avons la Parole écrite.

Cet argument ne tient aucun compte de la vraie nature des dons de l’Esprit. On se figure que l’Eglise primitive attachait la même autorité à l’exercice de ces dons qu’aux Ecritures. Le Nouveau Testament prouve le contraire. L’Eglise primitive fait constamment appel à l’autorité des Saintes Ecritures de l’Ancien Testament (et jamais à l’autorité de ses propres prophètes) pour fonder les doctrines et trancher les discussions. (Actes 2:16-15:15-28:22, etc.). Les prophéties de l’Ecriture (II Pierre 1:20) avaient une toute autre autorité que les dons spirituels : il en est toujours ainsi aujourd’hui. Les dons spirituels n’ont pas eu pour but la composition du Nouveau Testament ; ils ne remplaçaient pas la Parole écrite avant que le Nouveau Testament fût composé. Leur rôle était tout différent, et si on les exerce normalement dans leur propre sphère, ils sont aussi précieux et nécessaires aujourd’hui qu’alors.

4° Mais les dons ne sont plus nécessaires aujourd’hui car le monde est convaincu de la vérité du Christianisme.

Peut-on avancer sérieusement un pareil argument ? Même en pays chrétien il y a des multitudes d’incrédules. L’Eglise ne doit-elle plus compter que sur d’éloquents appels intellectuels pour assurer la victoire de l’Evangile. On le dirait, si on en juge par la préparation donnée aux pasteurs dans les écoles théologiques.

De telles armes sont légitimes et précieuses, nous l’admettons, mais il y a des foules qui ne seront jamais touchées par l’Evangile, si ce n’est par une manifestation surnaturelle de puissance, foules altérées en face d’une Eglise sans puissance.

Que la guérison divine et la manifestation des autres dons aient une grande puissance pour éveiller les indifférents, convaincre de péché, attirer à l’Evangile et aboutir à de vraies conversions, le fait est abondamment prouvé. Partout où le ministère des dons spirituels est exercé, les foules accourent en masse. L’exercice des dons spirituels produit aussi dans les services religieux un tel sentiment de la réalité de la présence du Dieu vivant, que les chrétiens qui goûtent ces choses sont remplis d’un enthousiasme entièrement nouveau. Ces résultats ne sont-ils pas nécessaires et précieux ?

Les missionnaires dans les pays païens sont dans une situation tout à fait analogue à celle des premiers apôtres. Tout le monde admettra sûrement que, pour eux, les dons de l’Esprit constituent une aide appréciable. Mais si l’on admet leur réalité et leur valeur pour les champs de mission, alors on ne peut plus soutenir qu’ils ne sont pas pour notre temps.

5° Mais si ces dons sont réellement pour notre temps, pourquoi les dirigeants des églises ne les exercent-ils pas ?

Pour différentes raisons : quelques-uns se sont détournés de la simplicité de l’Evangile, de la vérité qui est en Jésus, et des doctrines essentielles de la foi : on ne peut guère s’attendre à ce que le Saint-Esprit confère ses dons à de tels ministres.

Beaucoup sont fidèles à « la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » mais il y a le plus souvent, par une étrange inconséquence, une complète incrédulité en ce qui concerne les dons spirituels. On ne les désire pas, on ne les attend pas, on ne croit pas qu’il soit possible de les recevoir. Il y a un principe infaillible ici : « Qu’il vous soit fait selon votre foi ». Dieu n’impose pas ses grâces à ceux qui ne les attendent pas avec foi. Dans certains cas, il est triste de le dire, le prix à payer a été jugé trop élevé. Une opposition acerbe contre les dons spirituels est souvent le fait d’une conscience troublée, qui essaie de se justifier de n’avoir pas répondu à un appel très clair de Dieu, qui voulait l’engager dans cette voie.

Parmi les plus consacrés et les plus spirituels des enfants de Dieu, il y a souvent une crainte étrange et bien exagérée de la puissance des démons et de leur habileté à séduire. Le Seigneur laisserait-il un homme sincère qui recherche une vie plus étroitement unie à la sienne, devenir le jouet du Prince des ténèbres ? Que l’on médite plutôt Luc 11:11-13. Par crainte de faire fausse route, on préfère n’avoir aucune expérience du surnaturel. On oublie que le Nouveau Testament contient des règles très simples pour éprouver les esprits, et qu’un esprit de crainte y est tout spécialement condamné. Ce fut un coup de maître de Satan de priver beaucoup d’excellents chrétiens des richesses de leur héritage, par la crainte des illusions. Il est très regrettable que plusieurs des docteurs chrétiens les plus remarquables se soient prêtés de nos jours à cette besogne. Depuis des années la preuve a pu être faite qu’il n’y a rien de démoniaque dans les expériences qui ont été accordées à tant d’enfants de Dieu : cependant la crainte et le préjugé font encore leur oeuvre mortelle.

Rien n’interdit à l’Eglise de jouir pleinement aujourd’hui de la possession et de l’exercice de tous les dons de l’Esprit. Nous bénissons Dieu du fond du coeur pour ceux qui ont déjà été remis à leur place normale au milieu de nous. Il y a encore des territoires à explorer. Nous devons aller de l’avant avec le courage de la foi. Puisque nous nous avançons sur des terres dont Dieu Lui-même a tracé les frontières, nous pouvons avoir une pleine assurance qu’il nous permettra, dans sa grâce infinie, de jouir pleinement de notre héritage.

Donlad Gee – un des pères du mouvement pentecôtiste




Cravate ou pas cravate?

La question de l’habillement du serviteur de Dieu est probablement une des questions les plus pertinentes aujourd’hui. On ne peut rester indifférent devant la diversité vestimentaire que nous retrouvons chez les serviteurs de Dieu. Il y a de tout : qui est habillé en costume-cravate, qui est littéralement vêtu de smoking griffé, qui est en tenue business casuel, et qui est se vêt à la mode, qui est plutôt penché pour un attrait très look telle une vedette de show-bizz, cheveux à la mode, maquillage à outrance, chemise et veste jeunarde, etc.

Mais quelle devrait être la tenue vestimentaire d’un homme ou d’une femme qui se met à la disposition de Dieu pour apporter la Parole de Dieu aux gens qui ne lui appartiennent pas, mais qui appartiennent plutôt au Seigneur.

Thom Rainer,  propose plusieurs pistes en fonction, principalement de l’Eglise dans laquelle le pasteur sert. Il suggère de prendre en considération les points suivants (les commentaires sont les miens):

  • Comprendre le contexte démographique – à savoir, quelle est l’attente de la ville dans laquelle l’on se trouve. Ainsi, selon Rainer, il est bon de faire un petit sondage pour savoir comment les autres pasteurs s’habillent en ville.
  • Comprendre les attentes de l’Église – Quelle est l’attente de l’église que vous servez, que vous visitez ? Chaque église étant différente, les attentes vestimentaires diffèreront aussi.
  • Comprendre les changements de mode – le monde change ainsi que les goûts et les moyens d’exprimer sa personnalité. Ce phénomène se retrouve aussi dans l’Eglise. Souvent les serviteurs de Dieu s’adaptent aux goûts des uns et des autres, pour mieux connecter avec l’auditoire qu’ils vont servir.

Ensuite, il partage des conseils tels que le fait de diriger le changement graduellement, de ne pas placer les préférences personnelles au-dessus de l’amour pour les gens (ne pas devenir une pierre d’achoppement) et comprendre l’attachement émotionnel de nos membres à certaines formes de vêtements.

Pour pouvoir répondre à notre question initiale, et ensuite proposer d’autres pistes plus scripturaires que sociales, tentons d’abord d’établir un terrain d’entente global sur la question.

  • Si l’homme est très impressionné par l’apparence, ce qui impressionne Dieu, c’est avant tout l’état du cœur de l’homme (1 Samuel 16:7).
  • Juger les autres est toujours mauvais, d’autant plus que dans ce cas-ci, il s’agirait de juger les gens sur la base de leur apparence (Jacques 2:1-3 ; 4:11-12).
  • Le Seigneur exhorte les femmes à se vêtir d’un accoutrement sobre. (Peut-on supposer que ce qui est bon pour les femmes le serait aussi pour les hommes ?) (1 Timothée 2:9-10).
  • Nous devons tout faire pour rendre gloire à Dieu (1 Corinthiens 10:31-32).
  • Comme Paul, le serviteur de Dieu devrait être en mesure de s’adapter aux gens qu’il cherche d’atteindre – mais la question reste : aussi pour la façon de s’habiller ? (1 Corinthiens 10:19-23 1 Corinthiens 9:19-23).
  • Lorsque les gens viennent à l’église, ils sont appelés à fixer leurs yeux sur Dieu et non sur les gens et la manière dont ils s’habillent.

Tenant compte de ces points, voyons quelle devrait être la nature de notre accoutrement. Pour rappel, nous parlons ici uniquement de la tenue vestimentaire des serviteurs de Dieu et non des membres d’églises que je renvoie à l’excellent livre de Jacques Ellul, L’étique de la liberté, dans lequel il explique bien les différents points de vue pour les membres d’églises.

Mais, comment un serviteur de Dieu devrait-il se présenter à l’église ? Voici deux approches différentes de celles proposées par Thom Rainer et d’autres. Lorsque je prêche dans une Eglise, je ne pense pas à m’habiller selon l’audience qui se trouvera devant moi, mais principalement selon deux critères personnels, chacun déterminera un accoutrement différent.

Tout d’abord, je m’habille souvent en costume-cravate, en raison non de ma personnalité, mais plutôt de la nature du message que je suis mandaté à porter. J’avoue que j’ai vraiment été travaillé dans mon cœur à ce sujet, très récemment. Non pas que je ne m’habillais pas en costume-cravate, mais c’est surtout sur les motivations que le Seigneur m’a interpellé.

Mon raisonnement va ainsi : L’Evangile est une « nouvelle », une info. Plus précisément une bonne nouvelle, une bonne info. Or, lorsque je regarde les infos à la Télé (très souvent, malheureusement, il s’agit de mauvaises nouvelles), presque à chaque fois, le journaliste se présente en costume-cravate. L’inverse est extrêmement rare. Et je me dis : si ces gens qui annoncent de si mauvaises nouvelles se présentent de façon impeccable, pourquoi moi qui annonce LA Bonne Nouvelle, ne devrais-je pas me présenter aussi en costume-cravate ?

Tout d’abord, je m’habille souvent en costume-cravate, en raison non de ma personnalité, mais plutôt de la nature du message que je suis mandaté à porter

Cette approche est très suggestive. Elle se fonde non pas sur ma personnalité, mais sur la nature même du message que j’annonce. Comme je désire mettre tout l’accent et l’attention des gens sur le message que je dois transmettre, je me présente en tenue de ville, mais certes, de manière sobre. Mon objectif, est de faire oublier le plus possible le messager, et d’aider les auditeurs à se concentrer le plus possible sur le message, pour le recevoir. Notre message est si important et transformateur, qu’il faut que je diminue et qu’il croisse – Jésus, étant la Parole, le message. Ce qui m’intéresse c’est de porter l’auditoire à une réelle rencontre avec la puissance transformatrice du message de l’Evangile (je ne pense pas à un message d’évangile ici, pour moi l’Evangile est pris dans son sens large, à savoir toute la Parole de Dieu). Mon objectif, est d’honorer le plus possible la Parole de Dieu, de l’approcher avec respect et honneur. Alors je porte mon costume-cravate !

L’autre approche, est de m’habiller casuellement, non pour attirer l’attention des gens sur moi – c’est pourquoi que quelque soit l’accoutrement, il faut qu’il soit sobre – mais pour manifester l’effet libérateur de l’Evangile sur ma vie. Je m’habille en courtes manches, en jeans, etc… pour me rappeler ainsi qu’à mon auditoire, que l’Evangile du royaume m’a libéré de l’oppression (et combien savent que dès fois, le costume-cravate peut s’avérer être une vraie oppression sociale ; on n’y est pas toujours à l’aise ; et quelques fois, on se dit que ce n’est pas du tout notre personnalité !). Souvent la cravate serrée au cou tient comme une corde qui nous lie, qui nous étire, qui nous restreint un peu comme la laisse d’un chien. Oh que c’est pas toujours facile de la porter. Ainsi, s’habiller de façon coule et relax peut s’avérer une vraie « délivrance »… Mais, il ne faut pas faire de cette liberté une pierre de chute pour mon auditoire. Je dois me rappeler qu’il ne s’agit pas de moi, mais de Dieu. Et donc, même habillé sans costume, je veux m’assurer que mes vêtements restent sobres, de façon à ce que mes vêtements portent les gens vers les message et pas vers moi.

L’autre approche, est de m’habiller casuellement pour manifester l’effet libérateur de l’Evangile sur ma vie.

Cravate ou pas, telle est la question. La réponse se penchera sur le but recherché dans notre manière de nous vêtir sans jamais oublier que nous sommes avant tout des messagers, porteurs d’un message, et que ce dernier devrait la clé principale de la manière dont un serviteur de Dieu devrait s’habiller.




Les théories du complot

 

A mes amis pasteurs,

Chers amis, chers collègues. Je vous écris pour m’adresser à vous concernant certaines situations qui se sont avérées ces dernières semaines pendant cette période de crise du Coronavirus. Ainsi, cette vidéo est réservées aux pasteurs, à savoir aux cinq ministères: Apôtres, Prophètes, Évangélistes, Pasteurs/Anciens et Enseignant. Si vous considérer qu’elle peut servir à certaines personnes dans vos églises, n’hésitez pas à la distribuer. Mais le point central pour moi, est que je réserve ce message principalement aux pasteurs.

J’y partage ce qui est sur mon coeur et ce qui je pense est crucial pour tous les serviteurs de Dieu qui oeuvrent pour l’avancement du Royaume. J’avoue être perturbé par l’attitude de certains pasteurs, et je pense qu’il est important pour nous d’adresser ces choses.

 

Pendant cette crise du Coronavirus, plusieurs voix ce sont élevées. Certains très bonnes, d’autres moins, d’autre pas bonnes du tout, et d’autres encore très dangereuses. Plusieurs pasteurs deviennent les messagers des théories conspiratrices, voire promulguant les complots. Certains en deviennent les portes paroles, utilisant leur position de leader pour entraîner, voire séduire les chrétiens et d’autres dans des traverses qui ne nous concernent pas. Nous sommes appelés à prêcher la Parole en tout temps, pas à manipuler les gens par des théories qui tiennent ou ne tiennent pas debout. En d’autres mots, ce n’est pas notre rôle.  Comme Jésus, il nous faut saisir la révélation que Son Royaume n’est pas de ce monde, et comme lui, nous devons nous occuper de ce Royaume-là, car c’est là et pour cela que nous sommes oints.

Lisons ensemble les exhortations de Paul à Timothée qui sont souvent lues lors de l’ordination de nouveaux serviteurs de Dieu, mais il se peut que beaucoup ont oublié qu’elles sont de vigueurs pour tous les serviteurs de Dieu, même pour ceux qui se sentent mûrs, approuvés et qui ont « réussis ».

 

2 Tim. 4:1-3 – « Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, 2 prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. 3 Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désires ».

C’est cela à quoi, les serviteurs de Dieu sont appelés. A prêcher la Parole en toute occasion, bonne ou favorable. Or, ces dernières semaines, nous entendons des choses, publiées ou non, qui indiquent qu’il y a une déviation dans le contenu de notre prédication, et cela attire les gens, cela apporte un certain succès, mais, ceci ne veut pas dire que Dieu en soit d’accord.

Conspirationisme:

Certains pensent être investis de révélations spéciales, voire prophétiques, pour dévoiler au peuple chrétien ce qui est en train de se passer, et ainsi aider Dieu dans l’accomplissement des Ses plans. Notons que, durant toute l’histoire de l’Eglise, nous avons rencontrés des gens qui essayent d’aider Dieu, mais au lieu de l’aider, ils deviennent comme des Abraham, et leurs théories, des Agar. Et nous connaissons les conséquences.

Notre devoir, en tant que serviteurs de Dieu n’est pas de dévoiler les théories conspiratrices même si elles existent réellement, nous devons apporter encore et encore la solution, à savoir Christ, et Christ crucifié. Nous ne devons pas faire dévier le peuple en dehors du canon Scripturaire, mais le diriger constamment dans la centralité de la parole de Dieu. Pour certains, leurs théories conspiratrices sont aussi vraies que le contenu de la Parole de Dieu. Ils ne soutiennent pas l’Autorité de la Tradition religieuse des pères apostoliques, et c’est juste, mais élèvent leurs théories au-delà de cette tradition. Pour eux, leurs théories équivallent presque à la Parole de Dieu.

  • « Oui, mais nos gouvernements sont corrompus », disent certains.
    •  Ce à quoi, je réponds, « mais où avez-vous vécu jusqu’à présent? Sur Mars? Réveillez-vous et sachez que ce ne sont pas les gouvernements qui sont corrompus, c’est le coeur de l’homme qui est corrompu. Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »

Mais frères et soeurs, nous ne sommes pas appelés à combattre nos gouvernements, mais à prier pour eux; pour ceux qui nous dirigent. Pensez-y.

Nous ne devons pas faire dévier le peuple en dehors du canon Scripturaire, mais le diriger constamment dans la centralité de la parole de Dieu.

Voyons l’attitude de l’Apôtre Paul, face aux gouvernements de son temps.

L’apôtre Paul a vécu sous cinq empereurs romains. Et ce n’étaient pas des anges. Auguste, Tibère qui détruit Jérusalem, tuant des milliers de juifs; Caligula; Claude et Néron. Ces deux derniers ont ravagé et persécuté les chrétiens. Or, jamais vous verrez l’apôtre Paul, ou l’apôtre Jean – qui a vécu sous encore d’autres empereurs romains – appeler à renverser ces gouvernement, ou un empereur.

Alors qu’en 64, une vraie conspiration est alimentée par Néron qui a fait brûler une grande partie de Rome, accusant les Chrétiens d’en être les auteurs, ni PAUL, ni Jean, ni tout autre figure proéminente de l’Eglise primitive ne s’est soulevé contre Néron. Bien au contraire, Paul appelle à prier pour tous les hommes en autorité, les rois et ainsi de suite. Quand il pense à l’Empereur, il n’a qu’une chose en tête: il en appelle à César pour lui annoncer la vraie raison pour laquelle il est emprisonné, c’est son occasion pour lui prêcher l’Évangile.

Comment certains politiques vont-ils s’ouvrir à l’Évangile si on les soupçonne d’être responsables de tous les maux de la terre? On les critique constamment? En Italie, un pasteur très populaire a osé parler de politiciens comme étant des gens pourris dans ce pays? Après on s’étonnera que ceux-ci développent des lois anti-chrétiennes?

Qui sommes-nous pour tremper dans la basse politique, dans ces histoires de conspiration, d’illuminati, de manipulations géopolitiques? Certains me diront que je n’y connais rien. Attention… Ne dites pas ce que vous ne savez pas. Je suis aumônier militaire, officier supérieur, et mon statut me permet d‘être constamment informé par les institutions géopolitiques de mon pays qui analysent les crises internationales. Je pourrais en parler avec n’importe qui pendant des heures. Je pourrai en parler dans mes prédications, et montrer au monde entier que j’ai des informations réservés. Mais je ne le fais pas, car ce n’est pas cela que nous sommes appelés à prêcher. Ce n’est pas mon appel, ni le vôtre. Nous sommes appelés à prêcher l’évangile en tout temps. Comme Paul le dit si bien:

« prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. »

Ici, ce n’est pas le gouvernement qu’il faut reprendre, c’est l’Eglise locale…. Ce n’est pas le monde dans lequel nous vivons que nous devons reprendre. Et si quelqu’un pense qu’il doit intervenir pour parler contre nos autorités, qu’il quitte le ministère et qu’il fasse de la politique. Mais ne mélangez pas votre appel avec la politique.

Fin des temps.

Certains avertissent déjà: « Ce sont les signes de la fin des temps. » Ce qu’ils ne disent pas c’est qu’à chaque crise mondiale, il y a toujours eu et il y aura toujours des pasteurs qui prêchent la fin des temps. Certains le font parce qu’ils y croient vraiment, d’autres parce qu’ils veulent se faire remarquer, et de toutes façons ils savent très bien que une fois la crise terminée, les gens auront oublié qu’ils avaient fait des prédictions de mauvais augure, mais ils se rappelleront d’eux.

Peut être dois-je vous rappeler que dans la fin des années 1990, beaucoup criaient déjà à la fin des temps. De même dans les années 990, donc quelques années avant l’an 1000. Toute une littérature apocalyptique se propageait dans le monde connu d’alors, principalement ici en Europe.

Si nous pensons que nous sommes dans la fin des temps, alors prêchons-le, mais sans faire appel à des théories conspiratrices. Prenons la Parole, verset après verset, d’une manière appliquée, et défendons notre cas.

Même les prophéties doivent être jugées. Et surtout s’assurer qu’elles soient vraiment de l’auteur à qui elles sont attribuées. Par exemple récemment une soit-disante prophétie de David Wilkerson a été distribuée un peu partout, et son contenu ressemble beaucoup à ce que nous vivons aujourd’hui avec ce virus. Or, il s’avère que personne ne peut trouver la source exacte de cette prophétie. Même l’église de Wilkerson n’est pas en mesure d’affirmer qu’il s’agit réellement d’une prophétie de cet homme de Dieu. Au plus, dit l’église, nous ne nions pas qu’il l’ait prononcée, mais nous ne trouvons aucune trace – alors qu’en général, mes amis, tout ce que Wilkerson écrivait ou disait était bien rangé. Quelqu’un a dit qu’il l’avait trouvée dans une de ses lettres de nouvelles de 1986. Je suis allé voir chacune de ses lettres de nouvelles de cette année-là, mais cette prophétie n’y figure nulle part. La nièce de Wilkerson a aussi fait ses recherches et a déclaré qu’il s’agissait probablement de l’oeuvre de quelqu’un qui a collé des morceaux par ci par là de prophéties de Wilkerson, mais que celle-ci n’est certainement pas vraie.

PS: Vous trouverez à la fin de ce texte la confirmation de ce que j’avance. Mike Evans, de l’équipe de prière de Jérusalem, et qui est nommé come étant la source possédant cette prophétie – DEMENT fermement avoir divulgué cette prophétie.

Libertés religieuses bafouées

Certains, dans leur ignorance, se sont insurgés contre leurs responsables politiques, en raison du confinement. Ils voient dans ce geste une atteinte à leur liberté religieuse. MAIS Attention. Y a-t-il vraiment atteinte aux libertés religieuses? Quelqu’un a-t-il vraiment été empêché de prier, de parler de Dieu, de répandre sa foi, de vivre son culte personnel et avec toute la communauté, l’église? Pas que je sache. Au lieu de se réjouir pour les exploits technologiques qui nous permettent de nous réunir virtuellement pendant cette période de pandémie globale, de faire des études bibliques par vidéo-conférences, de faire des cultes en direct…. Il parlent du confinement comme une atteinte aux libertés religieuses.

Le confinement est-il vraiment une atteinte à nos libertés religieuses? C’est possible. Et il faut bien entendu faire attention aux dérives de certains. Mais, tout confinement n’est pas une atteinte à  nos libertés. Vous rappellez-vous de l’ignorance dont je parlais à propos de ces serviteurs de Dieu. Dans un sens, le confinement est clairement institué par Dieu dans la Bible!!! YES, OUI, SI, JA, ZEKER, ASSOLLUTAMENTE…. C’est Dieu qui nous montre la sagesse du confinement contre la contagion:

Lorsque quelqu’un attrape la lèpre, il devait sortir du village et être confiné jusqu’à ce qu’il soit à guéri. Non seulement cela, mais même sa maison devait être mise en quarantaine pendant une semaine. Lév.13. Dans Nombres, il est dit que quiconque avait touché un corps corrompu devait être éloigné du camp. Etc..

C’est impensable que ce que l’on peut entendre de la part de certains serviteurs de Dieu ou dans les vidéos et infos que certains propagent autour d’eux. Laissez-moi rapidement argumenter quelques-unes de ces affirmations:

  • Les autorités forcent les Églises à fermer en France!
    • Aucune église est fermée en France. D’ailleurs ces mêmes prédicateurs affirment correctement que l’Eglise c’est pas le bâtiment, c’est les gens. Eh bien, les gens ne sont pas en prison. On peut tous encore être l’Eglise, grâce à la technologie, l’Eglise va encore de l’avant. Mais, en toute sincérité, même si la technologie n’était pas à la hauteur, on aurait continué à être l’Eglise. Personne ne peut nous empêcher d’être l’Eglise.
  • Le Coronavirus ne tue pas ou presque pas. 95% des gens qui sont morts étaient atteints d’autres pathologies.
    • C’est peut-être vrai, mais sans ce virus, ils ne seraient pas morts.
  • Ce virus a été volontairement fabriqué par l’homme pour l’utiliser contre l’homme.
  • Les occidentaux font des tests contre les Africains avec ce virus et ces vaccins.
  • Ils ne vous disent pas ce qu’ils mettent dans ce vaccin.
  • Le virus tue principalement les personnes âgées, c’est ce que veulent nos gouvernements: se débarrasser de cette partie de la population qui coûte trop cher.
  • Bientôt, on ne pourra jamais plus voyager sans vaccin….disent-ils. Ce qui sous-entend que nous allons être manipulés par nos gouvernements.
    • Il y a beaucoup de situations où on ne peut pas voyager sans posséder un vaccin. Par exemple, lorsque je vais en Afrique, si je n’ai pas le vaccin contre la fièvre jaune, je ne peux pas y entrer.
    • Si un vaccin est nécessaire, ce n’est pas nécessairement pour nous envoûter, mais peut-être pour nous protéger!!

Le point de cette vidéo n’est pas de voir si ce qu’ils disent est vrai ou non, mais de dire que ce n’est pas notre appel. Nous devons prêcher l’unique espérance qui est Jésus.

Un pasteur Américain est allé jusqu’à dire que ce virus est propagé par les Globalistes pour diminuer la population par deux mais que Dieu a choisi le président américain pour les contrecarrer.

Il a certes, le droit de croire cela. Mais est-ce le rôle du pasteur de dire que la solution est un politique et non Jésus? Attention je ne m’insurge pas contre le président Américain. Ce qui me dérange ce n’est pas lui, mais ceux qui l’élèvent au rang d’un Messie qui vient sauver la monde de la tyrannie des globalistes. C’est d’ailleurs là ce dont il faudra toujours se rappeler: Quand l’Eglise prend une approche politique dans sa conception du Royaume de Dieu, elle s’éloigne de la notion biblique du Royaume. A l’instar de ceux qui ont bafoué la réalité de la puissance de l’Evangile au profit d’un évangile social, l’Église abandonne la puissance de la croix au profit d’un Evangile politique, d’un Royaume de ce monde… Ainsi, elle quitte la révélation que Jésus est la réponse, et se tourne vers un messie de ce monde. Elle n’est plus en mesure de discerner la vérité du vrai Royaume de Dieu. C’est parce que Jésus ne leur apportait pas de réponse politique aux problèmes de ce monde; qu’ils l’ont crucifié. Prenons garde à ne pas dévier dans cette traverse qui n’aboutit à rien.

Pour terminer, je voudrais citer les paroles du Prince des prédicateurs, le pasteur de la plus grande méga église du 19ème siècle, mais qui n’osait pas utiliser son office pour un profit personnel. Un homme qui savait que Dieu lui avait donné autant de succès, non pas pour ce faire un chemin dans la géopolitique de son époque, mais pour ouvrir plus de portes pour la prédication de l’Évangile, Charles Spuregon. Il dit ceci:

“Si nous voulons que l’église de Dieu soit réellement restaurée dans sa gloire originelle, nous devons retrouver cette simple prédication claire de l’évangile. Je crois que le fait de cacher la croix sous le voile d’un langage raffiné et de dissertations savantes est la moitié de la cause de la misère spirituelle de notre pays. Que Dieu nous garde de nous glorifier si ce n’est dans la croix de Jésus-Christ notre Seigneur ! Que Dieu nous garde de connaître quoi que ce soit parmi les hommes, si ce n’est Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié !”

C’est là notre appel. Chacun a le droit de penser ce qu’il croit être juste de cette pandémie. Mais, en tant que Serviteurs de Dieu, nous sommes appelés à garder certaines choses pour nous, mais pas la prédication de la Croix. C’est cela notre appel. Ne nous éloignons pas de ce que le Seigneur demande de notre part. Si nous ne prêchons pas Jésus, et Jésus crucifié, qui le fera? Le monde a besoin de la Parole de Dieu, et le Seigneur nous a choisi pour prêcher la libération et la délivrance en Jésus Christ, et non à fomenter toutes sortes de théories conspiratrices. L’heure est grave, et il faut que les ouvriers du Seigneurs travaillent activement aux affaires du Père.

DERNIERES NOUVELLES

FEROCE DEMENTI DE MIKE EVANS CONCERNANT LA PROPHETIE DE DAVID WILKERSON

CONFIRMATION QUE LA PROPHÉTIE ATTRIBUÉE A DAVID WILKERSON – ET QUI AURAIT ETE TRANSMISE PAR MIKE EVANS – EST UN HOAX LISEZ LE DEMENTI DE MIKE EVANS LUI-MÊME SORTANT DE SON EMAIL: De : Mike Evans [mailto:Mike@jerusalemprayerteam.org] Envoyé : jeudi 30 avril 2020 02:58 À : ——– Objet : We are under attack! A leftist organization has started a campaign to damage our Jerusalem Prayer Team. Dear Prayer Team Member, A leftist organization has started a campaign to damage our Jerusalem Prayer Team. (This is the same organization that attacked Franklin Graham). About two weeks ago, we launched a national campaign to wake up America to pray and repent. That campaign includes all our social media outlets including Facebook, television spots, and a book that I’ve just released titled “A Great Awakening Is Coming.” As part of that campaign, I repeated word-for-word a prophecy given to me personally by my friend David Wilkerson in 1986, in which he told me that a great plague was coming. Our campaign is having a massive impact. As you can see from the picture below, we have reached over 65 MILLION people—on Facebook alone! BUT, you will also see that our Facebook post has been marked as “FALSE.” Why? Because the “fact” checking organization Politifact.com concluded that “David Wilkerson did NOT predict the Covid-19 pandemic.” The incredibly deceitful thing about that “FALSE” label—which is terribly damaging to us—is that I HAVE NEVER SAID THAT DAVID WILKERSON PREDICTED COVID-19!! I repeated word-for-word what David told me in a PRIVATE meeting in Dallas. Anyone who ever read or listened to David Wilkerson knows his public statements and prophetic warnings. So, the “fact” checking is exposed for what it is: a blatant attack on us because of what we stand for and our message. We are the largest prayer movement in history. They are determined to stop us. It’s a battle of darkness against light. I need you and everyone you know to fight back. You can help by going to Amazon right now. Please click this link and order a copy of this book. Buy as many copies as possible and add a review to let others know the importance of this book. It’s a great way to “overcome evil with good” (Romans 12:21). All purchases support the Jerusalem Prayer Team. Please continue to pray!! Your ambassador to Jerusalem, Michael David Evans