L’autorité du chrétien

Remarquez le verset 31 du même passage : “Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon.” J’ai lu ce passage pour vous rappeler que tout ce que Dieu avait créé était bon. Il y a eu une époque, dans l’histoire de l’espèce humaine, où personne n’avait de cancer, de tumeur, de tuberculose, de néphrite chronique, de diabète, ni aucune des centaines de choses qui affligent l’humanité aujourd’hui. Dieu avait dit à l’homme et à la femme qu’Il présentait au monde : “Qu’ils dominent…” Savez-vous que ce mot, “domination”, a presque disparu du vocabulaire chrétien ?

Autorité sur le péché d’abord

Dans l’âme de celui qui connaît véritablement Dieu et qui est en contact avec le Seigneur, celui qui l’a sauvé et guéri, la première chose dont il est conscient est un sentiment d’autorité. L’autorité sur le péché est la première chose dont l’âme d’un chrétien devient consciente. De même, une âme qui est réellement illuminée par Dieu a conscience de son autorité sur la maladie. Ayant été sous la domination du péché, et étant devenus unis à Dieu, nous sommes conscients de l’autorité de l’Esprit de Dieu sur le péché. Et la toute première sensation de l’âme, vivante et durable, est sans doute celle de la liberté, de sentir dans notre conscience que nous sommes libres de la domination et de la puissance du péché.

Lorsque Adam voulait attraper les vaches ou les moutons, je ne peux pas m’imaginer qu’il lui fallait sortir avec un chien ou un bâton pour le faire. Vivant en présence de Dieu, et Dieu ayant une pleine liberté d’accès à tout son être, Adam possédait de meilleurs moyens que cela pour conduire les vaches et les moutons. Je crois qu’il lui suffisait de parler aux vaches pour qu’elles rentrent à l’étable, et qu’il lui suffisait de dire aux oiseaux : “Venez !” pour qu’ils viennent !

Il est bon pour l’homme de connaître et d’exercer l’autorité de Dieu. D’habitude, nous entendons beaucoup parler de l’exercice de l’autorité de Dieu sur toutes sortes de choses, mais pas sur nous-mêmes. Il semble qu’aujourd’hui les hommes aient plus ou moins étudié tout ce qui peut exister autour d’eux. Mais il est sans doute triste de voir que les hommes connaissent si peu de choses sur eux-mêmes. Il est bon de connaître les qualités que Dieu a placées dans l’intelligence et la nature de l’homme. En vérité, les Ecritures nous demandent de nous contrôler nous-mêmes”, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ” (2 Cor. 10 : 5).

Nos pensées ne doivent pas être des pensées vagabondes, mais des pensées contrôlées, dirigées et fixées sur Dieu, des pensées ayant pour idéal la sainteté de Dieu et la santé parfaite du corps, de l’âme et de l’esprit. Des pensées remplies de Dieu dans leur structure même. Des pensées capables de recevoir, de garder et d’utiliser la plus grande mesure de l’Esprit vivant du Dieu éternel. Que Son nom soit béni !

Une triste procession

Supposons que nous ayons aligné toute cette assemblée, il y a quelques années, et que nous l’ayons fait défiler devant cette estrade. Quelle triste procession cela aurait été ! Mlle Celia Prentice serait passée devant nous dans son appareil orthopédique en acier, avec une jambe plus courte que l’autre de six centimètres, dans cet état depuis la naissance. Quand elle passe devant l’estrade aujourd’hui, elle marche sur deux jambes de même longueur, et ses deux pieds ont la même taille et la même forme ! Elle n’a pas reçu une guérison, mais il y a eu un travail créatif de Dieu, correspondant au modèle qu’Il avait à l’Esprit. C’est Lui qui a reconstruit les formes de cette jeune fille, jusqu’à ce qu’Il puisse dire “que cela était bon.”
On aurait aussi vu passer Madame Shields, pauvre épave souffrante et mourante qu’elle était alors, lorsqu’elle a été pour la première fois en contact avec l’Evangile et la puissance de Dieu. Madame Reeds serait aussi passée, pauvre âme souffrante, pleine de cancers internes. Quelle triste procession ! Vous pourriez prendre à part chaque personne ici, et ce serait presque la même histoire pour tous, dans cette grande assemblée.

Mais, que Dieu soit béni, il a existé un jour où personne n’avait besoin de se présenter devant l’estrade de Dieu avec un cancer, une tumeur, ou n’importe quelle autre maladie. Nos premiers parents étaient merveilleux, remplis de douceur et de bonté. Chaque goutte de leur sang était à cent pour cent parfaite. C’est cela que nous nous efforçons de faire comprendre aux hommes en ce moment. Dieu s’efforce de leur faire comprendre qu’il leur faut se mettre à part pour Lui, afin que cette même vie pure de Dieu, qui est descendue du ciel pour prendre possession de la vie du premier homme et de la première femme, puisse à nouveau venir en eux. Et l’on verra cette même divine douceur et cette même pureté céleste se manifester en nous, remplissant notre corps, notre âme et notre esprit de douceur, de pureté et d’amour.

Le Rédempteur et le Remède

Voyant que l’homme était en difficulté, et que le péché, la maladie et la mort régnaient, Dieu, pour sauver l’espèce humaine de l’extermination, fut obligé de manifester le Rédempteur et la rédemption. Jésus-Christ est venu dans ce monde comme le Remède divin donné par le Seigneur. Il n’y avait aucun autre remède possible que le Seigneur Jésus-Christ. Le remède de Dieu est une personne et non une chose.

Lorsque Jésus-Christ a donné au monde Sa méthode de guérison, elle était bien particulière et distincte. Le diable peut proposer une autre méthode, l’homme peut produire sa propre méthode, qui peut avoir une certaine puissance. Mais la méthode de Dieu est particulière. Christ l’a employée car elle était divinement supérieure à toutes les autres, et obtenait des résultats qu’aucune autre méthode ne pouvait obtenir. Aucun homme vivant sur cette terre n’a pu faire pousser des yeux neufs à un enfant né sans yeux, ni donner la vue à un homme aveugle de naissance. Aucun homme n’a jamais pu inventer un remède capable de faire grandir de six centimètres la jambe d’une jeune fille de 17 ans, née avec cette infirmité. Dieu démontre ainsi la supériorité de Son système, de Sa puissance, et de Son remède divin. Il veut accomplir dans l’homme ce que rien d’autre ne pourra accomplir.

La guérison divine ne peut être séparée du salut

En matière de guérison, l’une des difficultés que Dieu doit éliminer des pensées des hommes est cette idée lamentable qui prévaut souvent, même dans les meilleurs milieux chrétiens où l’on enseigne et pratique la guérison, idée selon laquelle la guérison divine est quelque chose d’indépendant ou de séparé du salut obtenu par Christ. Il n’en est rien. La guérison est tout simplement le salut de Jésus-Christ exerçant son oeuvre divine dans le corps de l’homme, de même que le salut exerce son oeuvre divine dans l’âme ou dans l’esprit de l’homme. Quand Christ guérissait le corps, Il guérissait l’âme. Tout ce que l’homme a besoin de faire, c’est de laisser Dieu entrer en lui. Ses yeux spirituels déficients reçoivent alors la vue, son intelligence endormie devient active, et son corps malade reçoit la guérison.

Je veux planter cette pensée dans votre intelligence. Quand Dieu guérit un homme, Il veut démontrer à son âme que ses péchés ont été pardonnés. Si l’on a assez de bon sens pour le croire, nous partons de la présence de Dieu libres dans notre corps, libres dans notre âme, libres dans notre esprit, entièrement guéris dedans et dehors !

Lorsque Jacques parle de ce sujet, il le fait de la manière suivante : “Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné” (Jacques 5 : 14-15). Là, dans ce passage, et dès cette époque, que Dieu soit béni, lorsque la puissance de guérison de Jésus-Christ descendait du ciel, lorsqu’elle guérissait le corps d’un homme, elle attestait à son âme que ses péchés étaient également pardonnés, s’il osait seulement le croire !

Bien-aimés, c’est le ministère que nous nous efforçons d’exercer. Lorsque nous nous unissons pour prier la prière de la foi, avec l’intelligence que Dieu nous révèle dans ce saint Livre, nous verrons Dieu agir de la même manière pour guérir et pour pardonner.

La maladie est entrée dans le monde par le péché

Je veux vous rappeler deux faits essentiels cet après-midi. Tout d’abord, au commencement, Dieu a créé un homme parfait. Adam et Eve étaient parfaits. Ils n’avaient aucune déficience quelconque. Ensuite, l’homme s’est égaré dans le péché et la dégénérescence. Il y a une relation étroite entre la maladie et le péché. Si l’espèce humaine n’avait pas connu le péché, la maladie n’existerait pas aujourd’hui. Je ne parle pas nécessairement d’un individu, mais de toute l’espèce humaine. Est-ce que la Parole de Dieu le confirme ? “Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort…” (Romains 5 : 12). Qu’est-ce que la maladie ? C’est simplement la mort qui commence à agir. Bien-aimés, je vous le dis, lorsque vous venez à Dieu pour la guérison de votre corps, vous devez le faire avec une réelle contrition et une réelle repentance, en “confessant vos péchés.” Pas seulement vos péchés et vos transgressions, mais le péché.
C’est-à-dire l’état de votre âme qui vous pousse à pécher.

Cet état dont je vous parle est bien plus qu’un état personnel. C’est l’état de toute l’espèce humaine. Toute l’espèce humaine est touchée de la même manière. Le principe actif derrière la néphrite chronique, la tuberculose, et toutes les autres maladies, est ce germe infernal qui s’introduit dans notre organisme et qui n’a plus le droit de venir dans notre sang, mais qui veut vivre et se manifester. En fait, l’espèce humaine a été polluée par le péché, qui la conduit à la mort. Nous mourons parce que nous sommes en train de mourir.

La volonté de Dieu est de sauver l’homme du péché et de ses conséquences.

Jésus prononçait des paroles très simples. Quand le lépreux a dit à Jésus : “Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur”, il reconnaissait par là que Jésus avait le pouvoir de le guérir, mais il n’était pas très au clair sur Sa volonté de le guérir. Je n’ai aucune objection à ce que vous fassiez la même prière, si vous êtes aussi ignorant de la volonté de Dieu que l’était ce lépreux. Mais vous ne l’ignorez pas. Jésus a répondu : “Je le veux !” La Parole de Dieu est prévue pour nous donner l’intelligence en ce qui concerne la Volonté de Dieu. De la Genèse à l’Apocalypse, elle souligne constamment le fait que la Volonté de Dieu est d’extirper complètement le péché du corps, de l’âme et de l’esprit de l’homme, et d’éliminer les conséquences du péché, c’est-à-dire la maladie et la mort. Et lorsque la Volonté de Dieu sera pleinement manifestée dans l’espèce humaine, le péché, la maladie et la mort auront complètement disparu. Notre immortalité commence lorsque Dieu nous insuffle Sa vie, à vous et à moi. Notre esprit reçoit alors pour toujours la vie éternelle en Jésus-Christ.
Qu’il devrait être simple pour ceux qui ont cette foi et cette confiance dans le Seigneur Jésus-Christ, et dans Son salut, d’appliquer cette foi à leur corps aussi bien qu’à leur esprit !

L’une des libérations les plus merveilleuses au monde est la libération mentale et spirituelle que nous recevons lorsque nous sommes délivrés de l’esclavage de la crainte. Crainte de la maladie. Crainte de telle ou telle difficulté. Notre Dieu dit qu’Il est le Tout-Puissant. Il nous invite à Lui faire confiance, à cause de Sa Toute-Puissance. Tout est possible à celui qui croit. N’avons-nous pas une merveilleuse relation avec Dieu ? Une relation si merveilleuse que la Toute-Puissance de Dieu vient dans notre âme. Pourquoi ? A cause de la foi de celui qui croit. Que Dieu vous bénisse !




Christ dans la Genèse

De tous les livres de la Bible, la Genèse est, à plusieurs points de vue, le plus important. Presque toutes les vérités de la révélation divine y sont contenues en principe.

« Au commencement Dieu. » Le tout premier mot donne à Dieu la place à laquelle Il a droit.

« Au commencement Dieu créa les cieux et la terre… Et Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, d’après notre ressemblance » (Genèse, 1 : 1-26). Ici nous avons les verbes créa et dit au singulier ; le nom de Dieu au pluriel: Elohim, et le pronom pluriel : nous.

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu. et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » (Jean, 1 : 1-3). « L’Éternel m’a créée la première de ses oeuvres, avant ses oeuvres les plus anciennes. J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre. Lorsqu’il posa les fondements de la terre, j’étais à l’oeuvre auprès de Lui » (Prov. 8 : 22-29). « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jean, 17 : 24).

Ainsi, dès le commencement de toutes choses, nous voyons notre éternel Sauveur, le Fils de Dieu, « qu’il a établi héritier de toutes choses. » (Héb. 1 : 2).

Comme son nom l’indique, la Genèse est le « livre des commencements. »

  1. Le commencement de la Création. – Le récit de la Création révèle l’unité, la puissance et la personnalité de Dieu. Elle dément l’athéisme – au commencement Dieu. Elle dément le polythéisme – un Dieu, non pas plusieurs. Elle dément le panthéisme – Dieu est avant toutes choses et indépendamment d’elles. Elle dément le matérialisme – la matière n’est pas Dieu. Elle dément l’éternité de la matière. Au commencement Dieu la créa. Elle dément le fatalisme – Dieu, ici comme partout, agit dans la liberté de son être éternel.

« Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. » Dans cette simple affirmation, nous avons la théorie biblique de l’origine de l’univers matériel ; et elle donne à la foi un fondement raisonnable. Les théories, quant à la méthode, peuvent varier, mais les vérités essentielles demeurent. Par cette affirmation majestueuse et sublime, la raison est satisfaite, comme elle ne pourrait l’être par aucune théorie qui laisserait Dieu hors de la question et viendrait ensuite déclarer que la cause première fut plus ou moins le résultat d’un accident ; ou encore qu’il peut exister des lois sans un esprit qui les ait promulguées, ou l’ordre sans la pensée.

« À mesure que le temps s’écoule et que des hommes réfléchis en arrivent à mieux connaître la vérité en ce qui concerne le merveilleux univers dans lequel nous vivons, ils se rapprochent toujours davantage du récit de Moïse. Jamais, peut-être, dans l’histoire des recherches scientifiques, le premier chapitre de la Genèse ne parut aussi solide et triomphant qu’aujourd’hui. »

Si l’harmonie ne semble pas absolument complète. c’est seulement parce que nous avons encore beaucoup à apprendre. Les théories de la science évoluent continuellement et peuvent contredire les Écritures, mais non pas les faits avérés. De même, notre interprétation de la Bible peut contredire la science parce que nous l’interprétons peut-être mal, mais les faits tels qu’ils sont rapportés dans les Écritures s’accorderont un jour d’une façon absolue avec les faits tels qu’ils apparaissent dans la Nature. En attendant, il est remarquable de constater que, l’une après l’autre, les découvertes scientifiques prouvent l’authenticité des affirmations bibliques, enveloppées comme elles le sont d’un langage exquis dans sa simplicité.

Par exemple, Herbert Spencer parle de cinq facteurs comme étant « les formes les plus générales dans lesquelles les manifestations de l’Inconnu sont subdivisibles ». Ces cinq formes sont : l’Espace, le Temps, la Matière, le Mouvement, la Force. Le Saint-Esprit nous a donné ces cinq manifestations de la puissance créatrice de Dieu dans les deux premiers versets de la Bible.

 

Au commencement, le Temps
Dieu créa les cieux l’Espace
Et la terre. la Matière
Et l’Esprit de Dieu la Force
se mouvait… le Mouvement (3)

 

« C’est par foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles » (Héb. 11 ; 3).

Ainsi Dieu préparait notre planète à devenir la demeure de l’homme et, par dessus tout, la scène où se déroulerait la suprême révélation de la rédemption en Jésus-Christ.

La Genèse nous donne :

  1. Le commencement de la Race humaine (1 : 26-27; 2 : 7) L’esquisse des divisions de la Race, donnée dans le 10e chapitre de la Genèse, est en harmonie avec les dernières théories de l’ethnologie.
  2. L’origine du Sabbat.
  3. L’origine du Mariage.
  4. Le commencement du Péché et de la Mort.

Dès le début de l’histoire humaine, le grand ennemi de l’homme nous est présenté ; le diable et son vrai caractère sont révélés : ruse et mensonge. Le résultat de la chute de nos premiers parents est manifeste dans la haine de Caïn pour son frère, avec le meurtre pour dénouement : « Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses oeuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes » (1 Jean 3: 12).

L’esprit de Caïn est constaté dans toute la succession des incrédules jusqu’à aujourd’hui. Ils refusent d’obéir à Dieu, et détestent ceux qui se soumettent à Lui. Caïn haïssait Abel, Ismaël haïssait Isaac, Ésaü haïssait Jacob. Les enfants de Jacob haïssaient Joseph, et cet esprit de Caïn a atteint son apogée dans la haine du monde à l’égard du Christ, le vrai Abel, qui s’est offert Lui-même en sacrifice pour le péché. Encore aujourd’hui, l’esprit de Caïn hait tout ceux qui cherchent le salut dans cette offrande unique (4). L’inimitié du coeur humain envers Dieu a atteint son point culminant à la Croix. Le monde entier y était réuni. (Actes 4 : 26-27) : « Les rois de la terre se sont soulevés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et contre son Oint. En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec le peuple d’Israël. » L’inscription au-dessus de la Croix était écrite en grec, en latin et en hébreu, les trois principales langues du jour ; la langue des nations païennes, celle des gouverneurs des Gentils, et celle du peuple élu, comme pour envelopper le monde entier dans la culpabilité. C’était aussi une prophétie de la souveraineté universelle du Roi des rois.

  1. Le commencement de la Grâce, indiquée dans la promesse d’un Rédempteur, dans l’institution du sacrifice et dans l’Alliance de Dieu.Comme la rédemption de l’homme la restauration de l’image divine, perdue dans la chute, est le grand but de la révélation biblique ; nous trouvons son commencement, ici, dans la Genèse.« Les deux premiers chapitres de la Bible parlent de l’innocence de l’homme, de ce qu’il était avant de tomber. Les deux derniers chapitres de la Bible nous parlent de la sainteté de l’homme, de ce qu’il deviendra ; le péché n’y est pas mentionné, excepté le fait qu’il sera formellement exclu de la sainte Cité. Tous les chapitres intermédiaires, le livre entier d’un bout à l’autre, parlent du conflit entre Dieu et le péché. » (Maynard).
  1. Le commencement de la Race élue. La Genèse nous montre la ruine complète de l’homme. Adam tomba. Dieu donna à la race un nouveau point de départ en son serviteur Noé. Mais la nouvelle race tomba de nouveau, et finit dans l’idolâtrie générale. Alors Dieu appela Abraham et, depuis celte époque, Il agit vis-à-vis de l’humanité par le moyen du peuple choisi. Mais le peuple choisi s’égare à son tour et, à la fin de l’histoire de l’Ancien Testament, nous voyons l’Éternel en rapport seulement avec le reste fidèle.

Le Livre de la Genèse se divise de lui-même en deux parties :

La première, chap. 1 à 11 : un récit très bref mais très complet, de l’histoire du monde depuis la création jusqu’à la confusion des langues. La seconde, du chap. 12 à 50 raconte l’histoire d’Abraham et de sa famille jusqu’à la mort de son arrière-petit-fils Joseph.

  1. PROPHÉTIES. – Nous avons la glorieuse promesse (G. 3 : 15) de la Semence de la femme qui devait écraser la tête du serpent, quoique le serpent dût la blesser au talon. L’accomplissement est résumé dans Hébreux 2 : 9-14. Et les promesses répétées à Abraham au sujet des bénédictions accordées par le moyen de sa postérité au monde entier : (Genèse 22 : 18) « Toutes les nations de la terre voudront être bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. » (Voyez aussi chap. 12 : 3, 17 : 7, 21 : 12). Cette promesse fut renouvelée à Isaac (Genèse 26  : 4) et de nouveau à Jacob, (28 : 14). Puis enfin par la bénédiction à Juda (Genèse 49 : 9-10) : « Juda est un jeune lion. » Le Seigneur Jésus est le lion de la tribu de Juda : (Apoc. »5 : 5). « Le sceptre (ou le bâton de commandement) ne sera pas enlevé de Juda jusqu’à ce que le silo vienne, et il rassemblera tous les peuples. » Silo, qui veut dire « l’homme du repos ou de la paix » ou « duquel c’est le droit » : (Luc 1 : 32). « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. »
  2. TYPES. – Dans la Genèse, nous avons des personnages qui sont des types allégoriques du Christ :
    Adam comme chef de race et aussi par contraste.
    Adam, tenté par Satan, tombe (Genèse 3). Christ, tenté par Satan, triomphe (Romains 5 : 19). « Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes. »
Melchisédek (Gen.14:17-20).

Melchisédek. Roi de justice.

Alors le roi régnera selon la Justice, et les princes gouverneront avec droiture. (Esaïe 32 : 1).
Roi de Salem, Roi de Paix. Son nom sera Prince de Paix. (Esaïe 9 : 5-6)
Roi et Sacrificateur. Il s’assiéra et dominera sur son trône et Il sera prêtre. (Zach. 6 : 13). (Les deux fonctions ne sont réunies qu’en Christ).
Rendu semblable au Fils de Dieu.

(Héb. 7.3).

Un Grand Prêtre suprême qui a traversé les cieux, Jésus le Fils de Dieu. (Hébr. 4 : 14).
N’ayant ni commencement de jour ni fin de vie. (Héb. 7 : 3). Étant toujours vivant pour intercéder. (Hébr. 7 : 25).
Reste prêtre à toujours. (Héb. 7 : 3). Mais Lui, parce qu’Il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible. (Hébr. 7 : 24).
Rencontre Abraham après sa victoire, le bénit et le réconforte avec du pain et du vin. (Gen. 14: 18). Ainsi Christ s’approche de nous, nous donne communion avec Lui, après les jours de combat dans lesquels Il nous a donné la victoire.

Isaac. Dans le sacrifice d’Isaac, nous avons un des symboles les plus parfaits du grand sacrifice offert au Calvaire, que nous trouvions dans la Bible. Avançons-nous sur ce terrain avec respect, car il est saint.

Le MONT MORIJA. Genèse 22 LE MONT DU CALVAIRE.
Vers. 2. Prends ton fils. Dieu nous a parlé par son Fils. (Héb 1 : 2).
Que tu aimes. Le Fils unique, qui est dans le sein du Père. (Jean 1 : 18).
Et va au pays de Morija. Salomon commença à bâtir une maison à l’Eternel… sur la montagne de Morija. (Ainsi le lieu ou Abraham offrit son fils devint probablement celui des sacrifices du Temple). (2 Chro. 3 : 1).
Sur la montagne que je te montrerai. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Calvaire, ils le crucifièrent là. (Luc 23 : 33).
Et là, offre-le en holocauste. Sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ offert une fois pour toutes. (Héb. 10: 5-10).
Verset 4. Abraham leva les yeux et vit le lieu de loin. Dieu a montré par la bouche de ses saints prophètes que le Christ devait souffrir. (Le Père le savait avant la fondation du monde). Actes 3 : 18).
Verset 6. Et Abraham prit le bois pour l’holocauste et en chargea Isaac son fils ; et ils marchaient tous deux ensemble. (Jean 19 : 17). Et Lui, portant sa croix, arriva… (Voyez Jean 18 : 11).

Le Père m’aime, parce que je donne ma vie… Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même… tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. (Jean 10: 17-18).

Verset 7. Où est l’agneau pour l’holocauste ? Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. (Jean 1 : 29).
Verset 8. Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau. L’Agneau immolé depuis la fondation du monde. (Apoc. 13 : 8).
Et ils marchèrent tous deux ensemble. Je veux faire ta volonté, ô mon Dieu. (Psaume 40 : 8).
Verset 9. Abraham bâtit là un autel, et lia son fils Isaac sur l’autel par-dessus le bois. Cet homme a été livré selon le dessein arrêté de Dieu. (Actes 2 : 23).

L’Éternel a mis sur Lui l’iniquité de nous tous. (Esaïe 53: 6).

Verset 10. Puis Abraham étendit la main Il a plu à l’Éternel de le briser. (Esaïe 53 : 10).
et prit le couteau pour égorger son fils. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi ni as-tu abandonné ? (Matth. 27 : 46).
Verset 11. L’ange de l’Éternel l’appela des cieux. Contraste. (Point de voix du ciel ). (Matth. 26 : 53-54 ; 27:42).

Il a sauvé les autres, – Il ne peut se sauver Lui-même.

Verset 12. Tu n’as pas épargné ton fils, ton unique. Lorsque Dieu parle d’une profonde douleur, Il la compare à la perte d’un fils unique. (Jérémie 6 – 26).
Verset 13. Abraham prit le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. … Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie… Il se chargera de leurs iniquités. (Esaïe 53 : 7-11).

(Aucun type ne peut préfigurer l’oeuvre du Christ pour nous d’une manière parfaite. Ici le bélier est nécessaire pour consommer le sacrifice).

En Joseph, nous avons une image de la vie et du caractère du Christ. Nous ne pouvons qu’en tracer les grandes lignes, en laissant les détails. Nous le voyons, chéri de son père, vendu par ses frères pour le prix d’un esclave, prenant la forme d’un serviteur, résistant à la tentation, condamné, enchaîné, élevé à la position de prince et de sauveur, donnant le pain de vie au monde. Dans la Genèse 50 : 20 et Actes 2 : 23-24, nous avons des passages presque identiques nous montrant le grand salut qui, dans les deux cas, a été le résultat combiné de la méchanceté humaine et du plan divin.

En Juda, nous avons une image du Garant et du Remplaçant (Genèse 43 : 9 ; 44 : 32-34).

Autres types. – (Genèse 3 : 16) nous montre la malédiction prononcée sur le péché, malédiction dont les épines sont l’emblème. C’est cet emblème que notre Sauveur porta sur son front lorsqu’Il fut fait malédiction pour nous.

Dans le sacrifice d’Abel, nous voyons l’Agneau de Dieu (Genèse 4 : 4). Lorsqu’il est question de l’alliance de Dieu avec l’homme, dans la Genèse, cette alliance est toujours fondée sur le sacrifice (Genèse 8 : 20 ; 9 : 11-17, 15: 9-18). Jésus est la garantie et le sacrifice de la nouvelle alliance, de laquelle toutes ces alliances n’étaient que le symbole : (Hébr. 7 : 22).

Tout au travers du livre de la Genèse, il nous est continuellement parlé d’un autel, qui annonce le Sacrifice unique (Genèse 8 : 20 ; 12 : 8 ; 26 : 25 ; 35 : 1. 3, 7). Et là, dès le début du Livre de Dieu, en Genèse 9 : 4, la signification du mot sang nous est révélée : « Le sang qui est la vie ». La science moderne a proclamé l’importance vitale du sang, mais Dieu l’avait fait dès le commencement. Et dans la Bible, partout où il nous est parlé de sang, c’est presque toujours d’effusion de sang. En conséquence, si le sang est la vie, le sang versé signifie la mort ; la mort de Christ pour nous comme notre sacrifice.

Dans l’Arche, est figuré le salut que Dieu avait préparé pour nous en Christ : « Un homme (Esaïe 32 : 2) qui sera comme une protection contre le vent et un abri contre l’orage ». (V. D.)

Genèse 6: 5,7. L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre… Et l’Éternel dit : J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé (2 Pierre 3: 6) « et par ces choses le monde d’alors périt. (2 Pierre 3. 7, 11). « Tandis que, par la même parole, les cieux et a terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies.. Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être par la sainteté de la conduite et par la piété ? »
Genèse 6. L’Arche fut construite d’après le plan de Dieu et faite d’après ses mesures. (Rom. 3: 24-25). « La Rédemption » qui est en Jésus-Christ est aussi le plan de Dieu ; car le verset suivant dit : « Dieu l’a destiné à être une victime propitiatoire par la foi en son sang. »
L’Arche était un lieu de sécurité. (Hébr. 6: 18). « Afin que nous qui avons cherché un refuge, nous soyons puissamment encouragés à retenir ferme l’espérance qui est devant nous. »
L’Arche subit la tempête du jugement. (Ps. 69 : 3 ; 42 : 8). « J’enfonce dans la boue, sans pouvoir me tenir ; je suis tombé dans un gouffre, et les eaux m’inondent. » « Toutes tes vagues et tous tes flots passent sur moi. »
On devait entrer dans l’Arche par la Porte. (Jean 10: 9). « Je suis la porte, si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. »

Nous avons une image de l’Eglise, l’Épouse du Christ, dans l’histoire de Rebecca (Genèse 24), qui consentit à laisser sa parenté et la maison de son père pour devenir l’épouse d’Isaac.

Dans l’échelle de Jacob, reliant la terre au ciel, nous voyons une image de la Croix, par laquelle Dieu et l’homme sont désormais réconciliés.

Nous avons encore dans la Genèse des apparitions de Jéhova Lui-même sous forme humaine, sous le nom de l’Ange de Jéhova. Il est évident que cet Ange n’était autre que le Christ Lui-même, Dieu manifesté en chair, qui plus tard a dit : « Avant qu’Abraham fût, JE suis ».

Dans la Genèse 16 : 7-14, Il apparut à Agar et lui dit : « Je multiplierai ta postérité à l’infini ». Ce langage n’appartient qu’à Jéhova Lui-même : « Et elle appela Atta-El-Roï le nom de l’Éternel qui lui avait parlé », ou, comme les Juifs traduisent cette phrase : « Tu es un Dieu visible ».

Dans le chapitre 18, Jéhova apparaît à Abraham dans les plaines de Mamré. Abraham leva les yeux et vit trois hommes ; il leur offrit de la nourriture qu’ils mangèrent. Le verset 22 et le chapitre 19, verset 1, montrent que deux de ces visiteurs célestes se dirigent vers Sodome, mais qu’Abraham se tient encore en présence du troisième qui est Jéhova. Dans Genèse 22 : 11, 15, 16, nous retrouvons le même ange de Jéhova appelant Abraham du ciel et lui disant : « J’ai juré par Moi-même », dit Jéhova, montrant ainsi que les noms de Jéhova et Ange de Jéhova sont employés alternativement.

Dans Genèse 31 : 11-13, ce même Ange (appelé cette fois l’Ange de Dieu), parlant à Jacob, dit : « Je suis le Dieu de Béthel ». Dans le chapitre 32, nous avons l’histoire de l’homme qui lutta avec Jacob jusqu’à l’aube. Il change le nom de Jacob en celui d’Israël, un prince Dieu, « car tu as lutté avec Dieu et tu as vaincu ». Et Jacob appela ce lieu Péniel, la Face de l’Éternel, « car j’ai vu Dieu face à face et ma vie a été épargnée ».
Sûrement, ce personnage ne pouvait être que le Fils de Dieu, « l’empreinte de sa personne, le reflet de sa gloire » (Héb. 1 : 3).




Pour ceux qui ont besoin de guérison

Avant que l’on puisse avoir une foi ferme pour la guérison de notre corps, nous devons nous débarrasser de toute incertitude concernant la volonté de Dieu dans ce domaine. Une foi vivante ne peut pas aller au-delà de notre connaissance de la volonté révélée de Dieu. Avant de tenter de mettre notre foi en action pour obtenir une guérison, il nous faut connaître ce que les Ecritures enseignent à ce sujet, à savoir que c’est tout autant la volonté de Dieu de guérir le corps que de sauver l’âme. Les messages de ce livre expliquent et mettent l’accent sur les passages de l’Ecriture qui vous convaincront définitivement de cette vérité. Ce n’est que lorsque vous savez que Dieu promet ce que vous recherchez que toute incertitude peut être enlevée, et qu’une foi ferme devient possible. Chaque promesse de Dieu est une révélation de ce que Dieu est vivement désireux de faire pour nous. Tant que nous ne connaissons pas la volonté de Dieu, nous n’avons rien sur quoi appuyer notre foi.

Une foi vivante ne peut pas aller au-delà de notre connaissance de la volonté révélée de Dieu

Il est important que l’intelligence de ceux qui recherchent la guérison soit “renouvelée”, afin d’être mise en harmonie avec la pensée de Dieu révélée dans la Bible. La foi qui nous permet de saisir les bénédictions promises par Dieu nous est donnée lorsque nous connaissons, et agissons, selon la Parole de Dieu (Romains 10 : 17). Une attitude mentale correcte, c’est-à-dire une “intelligence renouvelée” (Romains 12 : 2), nous permet à tous d’avoir une foi ferme.

Nous recevons constamment le témoignage de personnes pour lesquelles on avait souvent prié, mais sans succès, et qui ont été merveilleusement guéries en lisant ce livre (Christ the Healer). De nombreuses personnes se sont également converties en lisant ces messages.

Il est important que l’intelligence de ceux qui recherchent la guérison soit “renouvelée”, afin d’être mise en harmonie avec la pensée de Dieu révélée dans la Bible.

Vous seriez étonnés si vous pouviez voir le flot continuel de témoignages que nous recevons de tout le pays. Au cours des quelques années passées, nous avons reçu plus de 225.000 lettres écrites par les auditeurs de nos émissions de radio et par leurs amis, que, pour la plupart, nous n’avons jamais connus.

La Parole est une semence

Jésus dit que la Parole est une semence. C’est une semence de la vie divine. Si vous cherchez la guérison, et si vous n’êtes pas convaincu, par la Parole de Dieu, que c’est la volonté de Dieu de vous guérir, c’est comme si vous tentiez d’obtenir une récolte alors qu’aucune semence n’a été plantée. Il serait impossible à un fermier de croire qu’il va obtenir une récolte, tant qu’il n’est pas certain que la semence a bien été plantée.

Dieu ne veut pas que l’on obtienne une récolte sans avoir d’abord planté la semence, c’est-à-dire sans que l’on connaisse Sa volonté et qu’on agisse selon Sa volonté. Jésus a dit : “Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.” L’affranchissement de la maladie vient quand on a connu la vérité. Dieu ne fait jamais rien en dehors de Sa Parole. “Il envoya sa parole et il les guérit” (Psaume 107:20). Ce sont des Paroles prononcées par le Saint-Esprit. Toutes les oeuvres de Dieu sont faites dans la fidélité à Ses promesses.

Si vous êtes malade, et que vous savez personnellement que c’est la volonté de Dieu de vous guérir, c’est comme si une semence était plantée dans vos pensées et votre coeur. Elle n’est pas plantée tant qu’elle n’est pas connue et reçue dans la foi. Aucun pécheur ne peut devenir chrétien avant d’avoir su que c’est la volonté de Dieu de le sauver. C’est la Parole de Dieu, plantée, arrosée et gardée fermement dans la foi, qui guérit l’âme et le corps. Cette semence doit rester plantée, et il faut continuer à l’arroser, jusqu’à ce qu’elle produise la récolte attendue.

Si vous dites : “Je crois que le Seigneur est capable de me guérir”, sans savoir, par la Parole de Dieu, qu’Il veut vous guérir personnellement, c’est comme si un fermier disait : “Je crois que Dieu est capable de me donner une récolte, sans avoir planté ni arrosé la semence.” Dieu ne peut pas sauver l’âme d’un homme sans que cet homme ait d’abord connu la volonté de Dieu dans ce domaine. En effet, on est sauvé par la foi, en faisant confiance à la volonté révélée de Dieu. La guérison, c’est le salut du corps.

Quand vous priez pour la guérison en utilisant ces paroles mortelles pour la foi : “Si c’est Ta volonté, Seigneur…”, vous ne plantez pas la semence, mais vous la détruisez. La “prière de la foi” qui guérit le malade doit suivre (et non précéder) l’introduction de la semence (la Parole), qui seule peut soutenir la foi.

Le Saint-Esprit dit de l’Evangile que c’est “une puissance de Dieu pour le salut”, dans tous ses aspects, physiques et spirituels. Tout l’Evangile est pour “toute créature” et pour “toutes les nations.” L’Evangile ne nous laisse pas dans l’incertitude, pour prier avec un “si c’est Ta volonté.” L’Evangile nous montre quelle est la volonté de Dieu. Ces paroles du Saint-Esprit : “Il s’est chargé de nos maladies” (Matthieu 8 : 17), font partie de l’Evangile, au même titre que ces paroles : “Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois” (1 Pierre 2 : 24).

Les promesses de l’Evangile, qu’elles soient pour l’esprit ou pour le corps, ne peuvent être reçues par la seule prière. La semence est impuissante tant qu’elle n’est pas plantée. Beaucoup, au lieu de dire : “Prie pour moi”, devraient d’abord dire : “Enseigne-moi la Parole de Dieu, afin que je puisse coopérer intelligemment avec Elle pour ma guérison.” Nous devons savoir quels sont les bénéfices que nous apporte le Calvaire, avant de pouvoir nous en saisir par la foi. David dit bien : “Lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies.”

Lorsque nous avons été suffisamment éclairés, notre attitude envers la maladie devrait être la même que notre attitude envers le péché. Notre détermination à voir notre corps guéri devrait être aussi ferme que notre détermination à voir notre âme guérie. Le fait que Christ ait porté sur Lui nos péchés et nos maladies est certainement une raison valable pour Lui faire confiance maintenant pour être délivrés de ces choses. Lorsque nous nous en remettons résolument à Dieu, dans la prière, pour être pardonnés de nos péchés, nous devons croire, par l’autorité de Sa Parole, que notre prière a été entendue. Nous devons faire de même lorsque nous prions pour la guérison.

Nous devons savoir quels sont les bénéfices que nous apporte le Calvaire, avant de pouvoir nous en saisir par la foi

Après avoir été suffisamment éclairés par les promesses de Dieu, et en croyant simplement que notre prière a été entendue, avant même que nous puissions voir la réponse (comme Jésus nous l’a commandé dans Marc 11 : 24), puis en mettant en pratique Hébreux 10:35-36, nous pouvons toujours voir s’accomplir n’importe quelle promesse de Dieu. C’est la volonté de Dieu que chaque chrétien pratique avec succès Hébreux 6:11-12.

Entre le moment où nous avons résolument remis à Dieu la guérison de notre corps, et celui de la manifestation complète de notre guérison, nous pouvons, et nous devons, apprendre l’une des leçons les plus précieuses de notre vie chrétienne. Cette leçon consiste à pratiquer ce qui est enseigné dans Hébreux 6:36. Seules les promesses de Dieu peuvent affermir notre foi. Lorsque Jonas eut prié pour obtenir miséricorde, il n’abandonna pas sa confiance, parce qu’il n’avait encore aucune preuve visible que sa prière avait été exaucée. Non, il demeura ferme dans sa confiance, et il ajouta même, à l’avance, un sacrifice d’actions de grâces (Jonas 2:9). Dans Hébreux 13:15, le Saint-Esprit nous commande à tous faire cela “continuellement.”

Les promesses de Dieu produisent leurs prodiges lorsque nous contemplons les réalités éternelles (Ses promesses, Sa fidélité, etc.), lorsque nous les pratiquons et refusons d’être troublés par les choses temporelles qui leur semblent contraires. Dieu accomplit toujours Ses promesses lorsqu’Il peut obtenir de nous une juste coopération. Il nous accepte toujours et Il oeuvre toujours en notre faveur, lorsque nous observons Marc 11:24 et Hébreux 10:35-36. “Je le rassasierai de longs jours” est une promesse de Dieu dont nous pouvons tous nous saisir (Psaume 91 : 16).

Les promesses de Dieu produisent leurs prodiges lorsque nous contemplons les réalités éternelles (Ses promesses, Sa fidélité, etc.), lorsque nous les pratiquons et refusons d’être troublés par les choses temporelles qui leur semblent contraires.

Des instructions complètes

Au Chapitre 4 des Proverbes, du verset 20 au verset 22, nous trouvons les instructions les plus complètes concernant la manière de recevoir la guérison :

“Mon fils, sois attentif à mes paroles, prête l’oreille à mes discours. Qu’ils ne s’éloignent pas de tes yeux. Garde-les dans le fond de ton coeur. Car c’est la vie pour ceux qui les trouvent, c’est la santé pour tout leur corps.” (Proverbes 4:20-22)

La Parole de Dieu ne peut pas être santé pour notre âme ou notre corps, si elle n’est pas d’abord entendue, reçue, et considérée attentivement. Remarquez qu’il est dit ici que la Parole de Dieu n’est vie que pour ceux-là seuls qui la “trouvent.” Si vous voulez recevoir la vie et la guérison de Dieu, prenez le temps de trouver les paroles de l’Ecriture qui promettent de tels résultats.

Quand la Parole de Dieu devient santé pour tout votre corps, votre cancer disparaît, votre tumeur s’en va, votre goitre fond. Nous avons vu la Parole produire ces résultats des milliers de fois, lorsqu’elle est reçue et mise en pratique. Des milliers de personnes ne sont pas en bonne santé aujourd’hui, parce qu’elles n’ont pas réussi à “trouver” les Paroles de Dieu qui produisent la guérison. C’est la méthode divine qui nous permet de recevoir les bénédictions que Dieu a prévues pour nous. Beaucoup n’ont pas pu recevoir leur guérison, tout simplement parce qu’ils n’ont pas suivi cette méthode.

Dieu dit que lorsque nous faisons ce qu’Il nous dit dans l’Ecriture, Ses Paroles deviennent “santé pour tout notre corps.” De quel corps s’agit-il ? Du corps de ceux qui ont “trouvé” et considéré attentivement les Paroles de Dieu qui parlent de ce sujet. C’est exactement de la même manière que la Parole de Dieu devient santé pour notre âme.

On ne peut pas regarder dans deux directions différentes en même temps

Dans ce passage très détaillé, Dieu nous dit exactement comment “être attentif” à Ses paroles. Il dit : “Qu’elles ne s’éloignent pas de tes yeux. Garde-les dans le fond de ton coeur.” Au lieu de garder nos yeux fixés sur nos symptômes, et d’être préoccupés par eux, que notre regard ne s’éloigne pas des Paroles de Dieu. C’est-à-dire que nous devons continuellement regarder ces paroles et, comme Abraham, être fortifiés par la foi en ne considérant que les promesses de Dieu et rien d’autre. De même qu’une semence ne peut accomplir son oeuvre que si elle demeure dans le sol, ainsi, la “semence incorruptible” de Dieu ne peut agir efficacement en nous que si elle est gardée “dans le fond de notre coeur.” Cela ne veut pas dire de temps en temps, mais continuellement. Beaucoup ont échoué parce qu’ils n’ont pas réussi à faire cela.

Nous devons faire comme les fermiers

Lorsque nous sommes attentifs aux Paroles de Dieu, en ne les éloignant pas de nos yeux, et en les gardant dans le fond de notre coeur, la semence est alors dans “une bonne terre”, dont Jésus a dit qu’elle “portait du fruit”, et dont Paul dit qu’elle “travaille puissamment.” Une fois que le fermier a planté sa semence, il ne la déterre pas chaque jour pour voir comment elle va, mais il dit : “Je suis heureux que ce soit fait”, et il croit que la semence a commencé son oeuvre. Pourquoi ne pas avoir la même foi en cette “semence incorruptible”, la Parole de Christ, dont Il a dit qu’elle est “esprit et vie”, et ne pas croire qu’elle est déjà en train d’accomplir son oeuvre, sans attendre de voir. Si un fermier, qui ne bénéficie d’aucune promesse précise, peut avoir foi dans la nature, pourquoi le chrétien ne pourrait-il pas avoir foi dans le Dieu de la nature ?

Le Psalmiste dit : “Ta Parole m’a rendu la vie.” Paul nous dit que c’est la Parole qui “travaille puissamment” dans la vie de ceux qui croient. Chaque Parole de Dieu est “esprit et vie”, et travaillera en nous si nous la recevons et si nous y prêtons attention. Lorsque nous recevons la Parole de Dieu et que nous lui obéissons, nous pouvons dire avec Paul : “La puissance de Dieu travaille puissamment en moi.” Ainsi, la Parole de Dieu devient la Puissance de Dieu. Elle est “esprit et vie.” Si le champ dans lequel la semence a été plantée pouvait nous parler, il dirait : “La semence travaille puissamment en moi.”

Chaque Parole de Dieu est “esprit et vie”, et travaillera en nous si nous la recevons et si nous y prêtons attention.

Trois choses essentielles

Ce passage des Proverbes nous décrit quelle est la méthode du Seigneur pour obtenir les promesses de la Parole de Dieu :

  1. Nous devons avoir une oreille attentive : “Prête l’oreille à mes discours.”
  2. Nous devons avoir des yeux fermement fixés : “Qu’ils ne s’éloignent pas de tes yeux.”
  3. Nous devons avoir un coeur qui les garde au plus profond de lui même : “Garde-les dans le fond de ton coeur.”

Lorsque vos yeux sont fixés sur vos symptômes, et lorsque vos pensées sont plus occupées par ces symptômes que par la Parole de Dieu, vous avez planté dans votre terrain une mauvaise semence, qui ne produira pas la récolte désirée. Vous avez planté dans votre champ des semences de doute. Vous essayez d’obtenir une certaine récolte en utilisant des graines étrangères. Il est impossible de semer des mauvaises herbes pour récolter du blé. Peut-être que vos symptômes annoncent la mort, mais la Parole de Dieu vous annonce la vie, et vous ne pouvez pas regarder en même temps dans deux directions opposées.

Quelle sorte de semence avez-vous planté ?

Quelle sorte de semence avez-vous dans votre champ ? “Que les Paroles de Dieu ne s’éloignent pas de tes yeux. Garde-les dans le fond de ton coeur.” C’est-à-dire : “Garde les yeux continuellement fixés sur la seule preuve que Dieu te donne pour ta foi.” Dieu dit à tous les incurables, en parlant du serpent d’airain : “Quiconque le regardera conservera la vie” (Nombres 21:8). Le verbe “regarder” est ici au temps présent continuel. Il ne signifie pas “jeter un simple coup d’oeil”, mais il veut dire : “Que Ses Paroles ne s’éloignent pas de tes yeux. Garde-les dans le fond de ton coeur.”

Les motifs qui retiennent notre attention sont extrêmement puissants. C’est notre Père Céleste qui parle. Le Ciel tout entier se tient derrière Ses Paroles. Ces choses qui nous sont dites possèdent une vertu vivifiante et revigorante. Ces paroles sont vie pour tous ceux qui les trouvent, et santé non seulement pour l’âme, mais pour le corps. Non seulement pour une certaine partie du corps, mais pour “tout le corps.” Lorsqu’un inventeur découvre un médicament capable de guérir un seul membre du corps, il peut faire fortune. Mais nous avons ici un médicament pour tout le corps, de la tête au pied. Nous avons un Médecin dont la compétence est infinie, qui “guérit toutes nos maladies.”

“La démonstration des choses qu’on ne voit pas”

Après avoir planté votre semence, vous croyez qu’elle est en train de pousser, avant même que vous puissiez la voir grandir. C’est la foi qui est la “démonstration des choses que l’on ne voit pas.” En Christ, vous possédez une démonstration parfaite pour votre foi. Tout homme ou toute femme peut être complètement débarrassé de ses doutes en regardant uniquement et fermement la seule preuve que Dieu nous ait donnée pour notre foi. La foi naît et grandit quand on ne considère que ce que Dieu dit. Il nous sera alors plus facile de croire que de douter. Car les preuves sur lesquelles peut s’appuyer notre foi sont bien plus fortes que celles qui peuvent alimenter nos doutes. Ne doutez pas de votre foi, mais doutez de vos doutes, car vous ne pouvez leur faire confiance !

Oh ! Quelle bénédiction nous recevons lorsque nous regardons à Christ avec foi ! Nous trouvons Vie, lumière, liberté, amour, joie, conseil, sagesse, compréhension, santé parfaite, toutes choses en réalité, lorsque nous fixons nos regards sur le Crucifié. Personne n’attache jamais en vain son regard sur le Grand Médecin.

Tous ceux qui regardaient le serpent d’airain, qui était un type de Christ, conservaient la vie. “Et leur visage ne se couvrait pas de honte”, dit le Psalmiste. Humainement parlant, ils étaient tous incurables, mais ils furent à la fois pardonnés et guéris en portant leurs regards sur le serpent d’airain. Celui qui place sa confiance en Christ n’aura pas à rougir de l’avoir fait. Le temps et l’éternité lui prouveront qu’il a eu raison d’avoir confiance.




Les fruits de l’Esprit

Lorsque, dernièrement, me sont échus en partage le privilège et la responsabilité d’enseigner une fois encore au cours annuel de la grande école biblique de Stockholm, je demandai à l’un des pasteurs de la localité s’il avait quelque suggestion à me faire pour un sujet convenable. Après un court silence, il me répondit « Le Fruit de l’Esprit ».

Je vis immédiatement l’inspiration du Saint-Esprit dans un choix si heureux s’harmonisant d’une manière parfaite avec les études sur « Les dons spirituels » faites l’année précédente.

L’équilibre essentiel entre ce s deux sujets s’imposera d’une manière évidente à tous ; malheureusement , il faut avouer qu’en appuyant trop fortement sur les dons spirituels , certains semblent avoir parfois négligé le Fruit de l’Esprit. Avant de les critiquer trop hâtivement souvenons-nous que pendant des générations , et dans bien des directions à l’heure actuelle toute l’importance a été donnée aux fruits au détriment des dons spirituels. Une telle insistance manque d’équilibre, à la lumière de l’Ecriture, et comme le pendule la vérité cherche toujours sa position d’équilibre.

Le Nouveau Testament marque une harmonie exquise entre ces deux sujets, qui font partie intégrante de l’oeuvre du Saint-Esprit. Le Chapitre 12 de la première Epître aux Corinthiens termine un exposé sur les dons spirituels par ces mots significatifs : « Aspirez aux dons les meilleurs. Et je vais encore vous montrer une voie par excellence. » Ainsi le thème de l’Amour, « fruit » de l’Esprit est présenté avec un sens exact de la mesure. Et cependant, pour éviter que la balance ne penche trop de l’autre côté, après le si lumineux cantique de louanges à la charité du chapitre 13, le chapitre 14 commence par ces mots tout aussi significatifs : « Recherchez l’amour. Aspirez aussi aux dons spirituels ».

A travers ces trois chapitres sensés, éloquents, pratiques, l’équilibre est maintenu. Il y est fortement insisté sur l’absolue nécessité de la sanctification pour le bon usage des dons spirituels, mais nulle part, nous ne trouvons l’opposition fanatique et presque brutale qui semble être de nos jours la marque de certains docteurs de la « Sainteté ».

L’équilibre parfait entre les « fruits » et les « dons » de l’Esprit est peut-être intentionnellement appuyé par ce fait qu’ils sont tous deux au nombre de neuf, énumérés respectivement dans Galates 5 :22-23 et 1Co 12:8-10.

Le fruit croit

Le choix inspiré du terme « fruit » est rempli de beauté. Notez le contraste entre les oeuvres de la chair et le « fruit » de l’Esprit dans Galates 5. Les « oeuvres » nous parlent de la ville poussiéreuse, de machines bruyantes, d’activité fiévreuse. Le « fruit » nous parle de la campagne, de jardins paisibles, et des forces silencieuses mais vitales de la nature.

Les fruits sont le résultat de la vie. D’abord paraît le bourgeon, puis la fleur, finalement le fruit mûr pour la récolte. Soutenant toutes ces choses est la vie de l’arbre, portant le fruit, la vie, aussi des forces de la nature, du soleil, de la pluie, qui apportent leurs bienfaits. Les fruits ne peuvent être obtenus là où règne la mort.

La comparaison est exacte. Le fruit de l’esprit est le résultat direct de la vie de Christ apportée au croyant par l’Esprit, « le fruit de justice» qui est par Jésus-Christ (Phil. 1:11). Car il résulte d’une vie de communion intime et constante avec Christ. «Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits » (Jean 15 🙂 La perte de cette communion explique souvent notre impuissance à porter du fruit, et le labeur du chrétien, si grand soit-il, et même l’exercice des dons spirituels ne peuvent jamais remplacer la marche avec Dieu. C’est un encouragement de savoir que la communion constante avec Christ dans notre vie quotidienne produira le fruit de l’Esprit à notre insu. Les personnes qui nous entourent le voient avant nous, ce qui est de beaucoup préférable.

Ce principe d’une croissance soutenue et tranquille contraste d’une façon frappante avec la manière dont les chrétiens peuvent recevoir les dons spirituels. Ceux-ci sont souvent, non pas obligatoirement toutefois, communiqués en une occasion spéciale, avec la prière ou l’imposition des mains comme pendant la « Pentecôte » à Ephèse. (Actes 19:6) où lorsque des anciens firent l’imposition des mains à Timothée. (1 Tim 4 :14).

Combien cherchent le fruit de l’Esprit, mais en vain, parce qu’ils s’y prennent mal ! Ils assistent à des réunions en plein air ou à des conventions, ou vont entendre un prédicateur « renommé ». Ils pensent que le fruit de l’Esprit particulièrement désiré, comme la paix ou la douceur, sera subitement et sur le champ planté en eux. Faute de marcher avec Christ, ils seront inévitablement déçus.

J’ai raconté en divers lieux, un incident de ma jeunesse. Je désirais vivement, un été, faire pousser des tomates dans notre petit jardin. J’achetai mes plants, je les mis en terre et j’en pris soin. Mais l’atmosphère poussiéreuse de Londres leur était peu favorable, et vers la fin de l’été je commençais à désespérer de jamais récolter de fruits. Jugez donc de ma surprise lorsqu’un beau matin je vis pendre de grosses tomates mûres à mes plants.

Ravi, stupéfait, je me précipitai dans le jardin, mais je constatai alors que ma mère les avait attachées avec une ficelle.

Cette petite plaisanterie de ma jeunesse illustre bien ce que nombre de personnes essaient de faire avec le fruit de l’Esprit. Elles ne remplissent jamais les conditions pour porter ce fruit, puis essaient d’y suppléer en cherchant une méthode artificielle de production. Mais nous pouvons toujours voir les « ficelles »

Non pas par le baptême

Beaucoup de personnes considèrent le baptême du Saint-Esprit comme un moyen de porter ce fruit et éprouvent un désappointement profond s’il ne se manifeste pas immédiatement après cette expérience spirituelle.

Conformément à ce dessein, ce sont les manifestations surnaturelles de l’Esprit par ses dons qui forment le signe initial du baptême (Actes 2:4.10:26. 19:6).

La sainteté est le signe d’une vie de communion ininterrompue avec Christ, et n’est pas nécessairement rattachée directement au baptême de Pentecôte.

Même sans ce dernier, la beauté de Christ peut largement s’épanouir dans le caractère du Chrétien.

Il faut ajouter que la plénitude réelle du Saint-Esprit produit inévitablement aussi le fruit parce quelle nous donne une vie de communion avec Christ plus riche et plus vivante. Cependant le dessein immédiat de la Pentecôte était de donner la puissance, non la sainteté, la sainteté fut auparavant acquise par la foi ; et la sainteté par l’obéissance devait suivre.

Un enfant en Christ peut ainsi recevoir parfois des manifestations frappantes de la puissance de l’Esprit malgré un manque visible de maturité du fruit qui forme le caractère du chrétien. Ceci apparaît clairement chez beaucoup des premiers convertis au Christianisme auxquels furent adressées les Epîtres du Nouveau Testament. Des dons réels de l’Esprit de Dieu peuvent être exercés là où l’amour n’est point parfait. (1Co 13:1-3). Sans l’amour, les dons ne sont pas employés d’une manière normale, ce qui est inexcusable chez le croyant de quelque maturité. Où l’amour est absent, les dons sont absolument sans valeur. Il en résulte pour ceux qui exercent les dons spirituels une nécessité impérieuse de porter aussi les fruits de l’Esprit, et de demeurer dans la « doctrine des Apôtres » (Actes 2:42).

Le feu et l’enthousiasme de notre témoignage public pour Christ peuvent rendre vain ce témoignage si notre vie n’est pas remplie de la grâce et de la beauté de Jésus Nous sommes tous des lettres « vivantes , connues et lues de tous les hommes » ; et , si notre vie n’est pas en harmonie avec nos paroles, el le ne peut que très fâcheusement s’accompagner d’un grand étalage de dons apparents .

La puissance du fruit

Tout ceci tend à prouver la puissance réelle du fruit de l’Esprit. C’est l’influence tranquille d’une vie pleine de beauté, plutôt que la puissance torrentielle d’un ministère plein de feu, et cela vient de notre communion avec Dieu et non d’un moment de crise.

On raconte que lorsque la construction du Forth Bridge en Ecosse était près d’être terminée, les ingénieurs, pendant toute une journée froide et sombre, essayèrent vainement de rapprocher certaines importantes poutres de fer . Ils eurent, sans succès, recours à tous les procédés imaginables de la mécanique, et à la fin de la journée se retirèrent absolument impuissants. Mais le lendemain matin, le soleil d’été enveloppa de ses chauds rayons les grandes masses de fer et la dilatation produite leur permit bientôt de faire la soudure. Il en est ainsi d’une grande partie de l’oeuvre de l’Esprit. Sa puissance opère parfois plus irrésistiblement par les forces calmes de l’amour , de la joie et de la paix, que par les manifestations plus frappantes des dons et des prophéties .

D’un autre côté il y a souvent des rochers qu’il faut briser, et des portes qui doivent être ouvertes pour lesquels la dynamite des dons spirituels de Pentecôte est absolument indispensable. Ce fut l’expérience de Philippe dans son oeuvre d’évangéliste en Samarie (Actes 8:6) et Paul l’a prouvé comme pionnier missionnaire. (Actes 13:12-14:3 à 19:20).

La manifestation de la puissance spirituelle la plus grande est obtenue là seulement où les fruits et les dons vont de pair.

A cet égard, le Nouveau Testament rapporte soigneusement, que les hommes d’une puissance spirituelle exceptionnelle possédaient non seulement des dons, mais aussi la grâce de Dieu et la bonté. (Actes 6:3 à 11:24 16:3à 22:12 etc…)

Le plus grand exemple de ce principe que la puissance spirituelle est à son plus haut point là où les dons surnaturels se rencontrent en harmonie parfaite avec une irréprochable sainteté du caractère, est le Seigneur Jésus-Christ Lui-Même.