La Sanctification selon Hébreux 12:14

Question : « … Est-ce que Hébreu 12:14 « Recherchez… la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. », parle de la sanctification avec tous afin que nous puissions discerner la sainteté du Seigneur entre nous et qu’à travers nos relations nous puissions être justement un bon témoignage de sainteté (Le pardon, l’amour, la miséricorde, le fruit de l’esprit, etc…) ? »

Réponse :

Cette question est pertinente, surtout en ces jours où la doctrine, en général, est de moins en moins recherchée et donc, où de plus en plus de points de vue, certaines proches de l’hérésie, sèment la confusion dans le Corps de Christ.

Commençons par reprendre le verset dans son contexte – comme d’ailleurs Céline le précise dans sa question complète.

Héb 12.14

Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Dans sa compréhension du texte, Céline propose une lecture assez particulière du passage, et elle demande si elle pouvait être correcte ou erronée. Elle comprend le verset comme suit, et ensuite explique son raisonnement :

« Recherchez la paix et la sanctification avec tous, sans laquelle (la sanctification avec tous) personne ne verra le Seigneur. » Remarquez donc qu’elle propose que ce n’est pas sans la sanctification que nul ne verra le Seigneur, mais « sans la paix et la sanctification avec tous » ; elle relie donc paix et sanctification. Est-ce possible ? En effet, la conjonction « et » a pour fonction de relier des mots ensemble. Elle propose donc de relier sanctification avec ce qui précède (avec tous) au lieu de le relier avec ce qui suit (sans laquelle personne ne verra le Seigneur).

En fait, ce n’est pas possible. Bien qu’en français, il pourrait y avoir ambiguïté, elle n’existe pas dans la langue originale. En grec, il est clair que le « et » ne relie pas paix et sanctification avec le « envers tous », mais relie deux clauses de la même phrase, la conjonction œuvre comme une sorte de continuation. On pourrait dire : recherchez la paix envers tous ; « tout comme » la sanctification sans laquelle nul ne pourra voir le Seigneur.[1]

Ainsi, dans tous les cas, dans ce verset, « paix et sanctification » ne peuvent se référer à « envers tous ». Seule « la paix » s’y réfère. On ne peut donc pas lire : « la sanctification envers tous », mais uniquement : « la paix envers ». Mais de quelle sanctification s’agit-il ?

La Sanctification a deux aspects dans le Nouveau Testament.

  1. La sanctification positionnelle – en Christ nous sommes devenus saints (c’est un fait)
  2. La sanctification progressive – nous devons travailler au salut de notre âme ; nous devons progresser de gloire en gloire

Il faut que les deux aspects de la sanctification puissent aller de pair. La clé de la sanctification progressive, est de progresser… Paul exhorte Timothée à ce que ses progrès soient visibles de tous (1 Tim 4.15). C’est à cela que conduit l’auteur de cette épître. Il dirige ses lecteurs à saisir l’importance de la sanctification progressive. Ils doivent continuer, persévérer dans leur cheminement avec Dieu ; il faut qu’ils continuent à se mettre à part pour le Seigneur. Mais cette sanctification progressive n’est possible que s’l y a d’abord la sanctification positionnelle, à savoir, si le salut est conservé.

Continuons encore avec la suite de la question de Céline :

« … personne ne pourra discerner le Seigneur entre vous = bon témoignage. »

A nouveau, Céline base toute son analyse sur un des seuls outils qui existent en français, à savoir la Concordance/dictionnaire Strong. Or, il faut savoir que « Strong » n’est pas un vrai dictionnaire. C’est plutôt une concordance écrite en anglais, et qui reprend tous les mots se trouvant dans la Bibe King James (version anglaise) et qui décrit comment cette version traduit tel ou tel mot grec. Certains pourraient se demander comment est-ce possible que cela s’appelle dictionnaire ? De la même façon que le pont neuf n’est pas neuf, puisque c’est le plus vieux pont sur la Seine à Paris. Tout dictionnaire n’est pas un vrai dictionnaire. Strong ayant rédigé une monumentale concordance disant comment tel mot grec a été traduit en anglais par l’auteur de la King James, de ces « définitions » est issu un dictionnaire, qui en fait, est une partie de sa concordance.

Ainsi, le verbe voir en grec, « Orao », ne veut pas dire discerner – contrairement à ce qu’avance Strong. D’ailleurs, même dans le Strong en anglais, cette définition n’existe pas. En fait, le mot « discerner », dans le « Strong » en français, ne traduit pas le mot grec « orao », mais le mot anglais « perceive ». Et c’est cela qui fait défaut. On s’inspire de la traduction (discerner) d’une traduction (perceive). Ainsi, lorsque l’on va voir le « Strong » en français, on prend une définition en français, qui vient d’un dictionnaire en anglais qui ne donne pas tant la définition d’un mot grec, mais qui comment ce même mot grec a été traduit dans différents endroits dans la Bible King James, en anglais. On a ici trois niveaux.

En fait, le meilleur dictionnaire c’est le dictionnaire grec-grec. Par exemple, si vous voulez savoir que veut dire : « Fermentation », vous n’allez pas voir ce que le dictionnaire italien donne comme définition de (fermentazione), mais ce que le Petit Robert, ou le Littré donne comme définition. Il devrait être de même avec le grec, pour que la définition que l’on trouve ne soit pas filtrée au travers d’autres langues.

« Orao », signifie correctement : « Voir », et dans ce contexte-ci, voir ce qui est invisible… N’est-ce pas cela la vie de la foi ? Voir ce que l’on ne voit pas ? (Héb. 11:1)

L’objet de « voir », est bien le Seigneur et la vie éternelle que nous expérimentons déjà ici sur la terre ; c’est voir le Règne de Dieu et la qualité de voie qui nous appartient lorsque l’on est mis à part pour le Seigneur. « Voir le Seigneur » ne signifie pas voir le Seigneur en nous ou entre nous. Revenons au contexte dans lequel cette épître fut écrite :

L’épître semble être écrite à d’anciens sacerdotes juifs, qui servaient avec dévotion l’Eternel. Un jour, ils ont rencontré le Seigneur Jésus, et l’ont servi jusqu’à ce que la persécution survenue sous Claude (en 49 après Jésus) vienne secouer la base de leur foi. Ensuite – selon une majorité des commentateurs, l’épître a été écrite bien après les lettres de Paul, et donc probablement après l’an 70 – ces chrétiens d’origine sacerdotale, auraient aussi souffert la terrible persécution survenue sous Néron (une partie de Rome a été brûlée par Néron pour qu’il puisse la reconstruire selon ses désirs artistiques). Ensuite l’Empereur accusera les chrétiens d’être les auteurs de ce saccage. C’est à ce moment que des milliers de chrétiens (y compris ceux qui étaient issus du judaïsme), seront empalés et brûlés sur une grande partie de la via Appia à Rome.

Dans des conditions comme celle-là, il est « compréhensible » que ces ex-sacerdotes n’en peuvent plus et veulent retourner en arrière. Or, pour prouver qu’il n’y a pas meilleure voie que Jésus Christ, l’auteur de l’épître aux Hébreux, écrit cette lettre dans laquelle il démontre avec brio, tout d’abord, la supériorité de Jésus sur l’ancienne alliance et tout ce qu’elle renferme : sur Moïse, Josué, les Anges, etc… même sur le Sabat (chapitre 4)…. et ensuite, la supériorité de la nouvelle alliance sur l’ancienne, etc…. l’épître est parsemée de plusieurs avertissements (cinq grands, et quelques autres moins longs), qui, portent vers la conclusion que si l’on renonce à Christ (apostasie), il n’y a plus d’autre possibilité (que Christ) pour une nouvelle repentance – en d’autres mots, si on retourne en arrière dans le judaïsme et l’on se repent, cette repentance ne changera rien, car seul le sacrifice de Christ compte.

C’est dans ce contexte de toute l’épître aux Hébreux qu’il faut comprendre le mot sanctification, et ce verset qui affirme que sans la sanctification nul ne peut voir le Seigneur. Sans la sanctification – appartenir à Christ, mis à part pour Christ, en tant que disciples de Christ (nouvelle naissance, et parcours normal de la vie chrétienne) – nul ne peut voir le Seigneur. Ici le mot sanctification se réfère bien plus à un état positionnel : « J’appartiens à Christ et je reste avec Christ », qu’à un état de sanctification progressive. Certes, la sanctification progressive est aussi nécessaire, car elle procède de la sanctification positionnelle ; elle fait partie de la vie du Croyant, et ce-dernier doit avancer dans sa vie avec le Seigneur et développer un style de vie qui plaît au Seigneur. Mais, principalement, ce que l’auteur explique ici, c’est que sans la sanctification (positionnelle, à savoir celle qui se fonde sur l’acceptation du sacrifice de Christ, et la nouvelle naissance – et par conséquent sans la possibilité d’un retour en arrière), nul ne pourra voir le Seigneur ici sur la terre (la qualité de vie que nous apporte la vie de la foi), mais certainement aussi dans les cieux. Dans ce verset, l’accent n’est pas placé sur la communion entre frères, mais sur la communion personnelle avec Christ. Si on n’est pas en communion avec Christ ici (sanctification positionnelle), on ne pourra pas prétendre être en communion avec Christ dans le monde à venir.


Note:

[1] Céline nous rappelle aussi, pour soutenir sa lecture, que le contexte semble parler de relations dans le Corps de Christ. En plus, la conjonction « ET » dans le dictionnaire STRONG  # 2532 est définie : « et, même, également, à savoir » et que le mot : « voir », toujours dans le même ouvrage signifie : « voir, regarder, expérimenter, percevoir, discerner, prendre garde ». (dictionnaire Strong : https://emcitv.com/bible/strong-biblique.html)

Ainsi, à la lumière de ce contexte et de ces définitions, voici comment elle comprendrait ce texte :

« Recherchez la paix avec tous à savoir la sanctification sans laquelle personne ne pourra discerner le Seigneur entre vous = bon témoignage. » Elle continue : « Cela me ramène à la Sainte cène ou nous sommes appelés à s’examiner soi-même concernant nos relations dans le corps de Christ. »

Ce raisonnement commence bien parce que Céline aborde, en premier lieu, le contexte, à savoir les chapitres précédents et le suivant (dernier de l’épître aux Hébreux). Le chapitre 10 adresse principalement le besoin de communion fraternelle – « n’abandonnez pas vos assemblées, mais encourageons-nous les uns les autres » (10:24-25), et termine en exhortant les lecteurs à se rappeler les choses passées et par une forte exhortation à persévérer dans la foi et à faire attention à ne pas tomber dans l’apostasie (rejeter le salut après avoir accepté Jésus comme Seigneur et Sauveur). Il continue avec le chapitre 11 démontre au croyant, comment il peut éviter de tomber dans l’apostasie en suivant l’exemple de la vie de foi des « témoins » mentionnés au chapitre 11. Ce qui est mis en évidence au chapitre 12, c’est la vie de la foi ; celle qui voit les choses que l’on ne voit pas avec nos yeux naturels. Et selon un commentateur : « Il ressort donc clairement de la suite (du chapitre) que la foi pour les (lecteurs de l’épître aux) Hébreux est nécessaire pour que les espoirs se réalisent et pour mettre son possesseur en contact avec ce qui est le plus réel… »

Ainsi, dans ce chapitre, l’auteur de l’épitre aux Hébreux, insiste sur la vie de foi et prend pour exemple ceux que nous appelons les « héros de la foi » ; il met en évidence leurs exemples d’endurance et de persévérance positives, il insiste sur la communion mystique qui existe entre les chrétiens sur la terre et ceux qui se trouvent au ciel – car, en effet, il ne faut pas perdre de vue que l’Église comprend tous ceux qui sont nés de nouveau sur la terre, mais aussi ceux qui nous ont précédés dans les cieux. Ce sont ces « témoins » qui nous encouragent et qui en un sens nous disent : « Nous avons réussi, alors vous aussi vous réussirez. » Donc, le thème principal de Hébreux 12 est : « courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte » (12.1) et de la même manière que Jésus a enduré tout pour obtenir des choses invisibles (12.2), nous aussi nous pouvons courir en vue d’obtenir les choses invisibles. Il continue et encourage le chrétien à endurer la discipline du Seigneur (7.) Le thème de l’endurance, la patience, la persévérance est bien clair dans ce chapitre…. Et conduit vers la notion de sanctification, car de facto, la discipline doit conduire vers plus de sanctification.

On peut schématiser les 13 premiers versets de Héb. 12 comme suit :

  1. a) La nécessité de se concentrer sur le Christ au milieu de l’effort à l’endurance (1-3).
  2. b) L’inévitable discipline qui fait partie du processus de développer l’endurance (4-11).
  3. c) La responsabilité qui en découle pour agir avec endurance (12,13).

Les versets 12-13 sont un rappel à s’engager à terminer la course – (une référence claire à Es 35.3-4 et Prov 4.26. Remarquez que l’accent n’est plus, ici, sur la communion entre frères – même si celle-ci est importante – mais sur l’endurance nécessaire ainsi que la satisfaction de savoir que l’endurance est possible et apporte des résultats.  Le contexte de Prov 4.26-27 est aussi intéressant et à retenir dans ce texte :

« Considère le chemin par où tu passes, et que toutes tes voies soient bien réglées ; 27 ne dévie ni à droite ni à gauche, et détourne ton pied du mal. »

Le commentateur Peter Obrien cerne bien la pensée de ce chapitre 12 d’Hébreux : « l’appel à persévérer dans le combat et à poursuivre l’objectif est adressé à l’ensemble de la communauté, tandis que l’on se préoccupe particulièrement de ses membres les plus faibles. Les croyants ont la responsabilité de prendre soin les uns des autres et de s’encourager mutuellement à persévérer. La perspective de guérison pour les faibles est un encouragement pour tous. » (Peter Obrien, Commentary to the Hebrews, pages 471-472)

Après avoir exhorté ses lecteurs à se relever, à renforcer les genoux fragiles pour parvenir par leur persévérance à atteindre leur objectif, il exhorte ces frères à rechercher la paix et la sainteté, et à ne pas être déchu de la grâce de Dieu (vv. 14-17).

Les chrétiens doivent rechercher la paix avec tous – et il est clair par le contexte, que bien que nous devions chercher la paix avec tout le monde – y compris avec nos persécuteurs – il s’agit bien de la communauté des chrétiens dont il s’agit ici. Nous devons être en paix avec tous les frères et sœurs – de la communauté locale. L’église est l’avant-poste eschatologique du ciel et devrait être un reflet dynamique de cette paix qui est une marque du gouvernement de Dieu.

Le concept qui consiste à poursuivre la paix et la sainteté, offre un aperçu exceptionnel de la dynamique de la sanctification. Celle-ci ne se fait pas seule. C’est lorsque nous sommes ensemble qu’elle s’accomplit. C’est dans la vie de la communauté que l’on trouve cette sanctification qui est aussi le fruit de la paix que nous avons recherché et trouvé avec les saints de la communauté. Ainsi, dans ce contexte, « voir le Seigneur » correspond à voir la réalisation de la vie de foi, voir se réaliser les réalités de la vie éternelle ici sur la terre.

Il continue au verset 15 :

« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés… »

Les mots sont clairs et foudroyants : « se priver de la grâce de Dieu », « racine d’amertume », « infectés… » Dans la vie de la communauté, autant il est vrai que nous devons rechercher la paix avec tous, il est aussi notre responsabilité de prendre soin du bien-être des frères et sœurs de l’église. En un sens, l’auteur s’attend à ce que ses lecteurs fassent preuve de la même profonde sollicitude pastorale les uns envers les autres qu’il a pour eux.

Ainsi, l’appel à la vigilance s’adresse à tous les membres de la communauté. Si leurs dirigeants peuvent avoir des responsabilités pastorales et pédagogiques particulières (13:7, etc.), cette activité de vigilance incombe à tous, quelle que soit de leurs dons particuliers.

Poursuivons donc en continuant avec la clause : « et la sainteté sans laquelle nul ne verra le Seigneur. »

Cécile nous a donné la définition de la conjonction « et » en grec. Elle la puise dans la concordance/dictionnaire STRONG, et conclut que, selon ce qu’elle a trouvé dans le Strong, on pourrait traduire cette partie du verset 4 [… recherchez la paix avec tous et la sanctification] par : « … Rechercher la paix et la sanctification avec tous »

Bien qu’en français, il pourrait y avoir une certaine une ambiguïté permettant, par un tour de magie : de lire : « Rechercher la paix et la sanctification avec tous », cette ambiguïté n’existe pas en grec.

Le grec est une langue très complexe mais aussi très précise, avec des mots précis (nous y arrivons), mais aussi avec une syntaxe rigoureuse.

Cécile dit : « Je suis allé vérifier dans la langue grecque le mot « ET » Strong# 2532 qui signifie : « et, même, également, à savoir ». Mais, on ne peut s’arrêter sur les mots. En grec, l’interprétation des mots n’a de valeur que si elle est accompagnée de l’analyse de la syntaxe de la phrase dans laquelle se trouve le mot en question. En fait, un mot « vit » grâce à la syntaxe du livre, du chapitre, du paragraphe et de la phrase dans laquelle il se trouve. Donc, ce serait une erreur que d’interpréter un mot sans le placer dans sa phrase. Et plus longue est la phrase plus difficile est son analyse. Il suffit de lire une des interminables phrases de Marcel Proust pour démontrer ce point. (Dans son livre: “Sodome et Gomorrhe », Marcel Proust offre la phrase la plus longue de la littérature française avec pas moins de 856 mots !)

Ainsi, en lisant l’original en grec, on s’aperçoit directement que la conjonction « et » dans cette phrase ne peut pas s’attribuer aux deux mots, c’est grammaticalement impossible. On ne peut pas relier « paix et sanctification » et « envers tous ». Donc, ce n’est pas sans « la paix et la sanctification », mais uniquement, « sans la sanctification » que l’on ne peut pas voir le Seigneur. La conjonction ne relie pas deux mots dans cette phrase, mais deux clauses. Ici, ce que Céline propose, est d’utiliser le « et » pour relier paix et sanctification avec : « envers tous ». Mais ce n’est pas possible. On ne peut pas lire dans ce verset : « paix envers tous », et « sanctification envers tous »… « Recherchez la paix envers tous » est une clause ; « et la sanctification sans laquelle… » est une autre clause.

La raison est grammaticale. Et nous devons interpréter la Bible en utilisant les outils de la grammaire grecque. Ainsi, en grec, pour que deux substantifs, reliés par la conjonction « kai » (et), se réfèrent à la même chose, il faut que certaines conditions soient remplies :

  1. Il faut que les deux mots soient tous deux dans le même cas de déclinaison (ce qui est le cas ici),
  2. Il ne faut pas que ce soient des noms-propres (ce qui est le cas ici) et
  3. Il doit s’agir d’une personne au singulier (ce qui n’est pas le cas ici).

Il faut que le premier substantif (paix) soit accompagné de son article (dans ce cas-ci, en grec, le mot paix dans ce verset n’a pas d’article) et cet article ne doit pas répété par le deuxième substantif (sanctification). Or, ici dans le grec, sanctification possède l’article. (En grec l’article est très important, mais n’est pas nécessairement utilisé).




40 leçons apprises en 40 ans de minsitère – 1

Depuis ma plus tendre enfance, je sers le Seigneur dans plusieurs capacités : mettre en place les chaises, et lorsque notre église louait une salle pour l’évangélisation chaque dimanche, je me joignais aux équipes de nettoyage, de placement de la salle, etc… J’ai servi dans la technique, en tant que jeune moniteur (12 ans) à l’école du dimanche, pour les plus petits, et la liste continue.

Ensuite, à l’âge de 16 ans, je me suis engagé à servir le Seigneur dans ce que nous appelons « le ministère ». Bien que j’étais encore étudiant à l’école, et ensuite à l’école Biblique, à chaque instant de libre, je me rendais auprès de notre centre d’évangélisation de Teen Challenge, à Bruxelles. Là, je prêchais l’évangile en chantant dans les rues, en parlant avec les gens de Jésus, et en les conduisant au Seigneur. Ensuite, j’ai commencé à prêcher dans mon église, et puis dans tant d’autres. Ma vie est comblée. Je ne remercierai jamais assez le Seigneur pour les opportunités et l’honneur qu’il m’a donnés de le servir pratiquement dans tous les différents départements de l’Église locale. Vraiment, je ne voudrais pas changer un iota de ma vie en Christ. Tout au long de ces 40 ans de ministère, j’ai appris de nombreuses choses, souvent par mes propres erreurs, mais aussi en observant des ministères plus mûrs : leurs succès et leurs erreurs. Chaque homme intelligent apprend de ses propres erreurs, mais un homme sage, apprend aussi des erreurs des autres, ce qui lui permet d’éviter beaucoup d’erreurs. Dans cette série, je tenterai donc de partager avec vous ces leçons que le Seigneur m’a apprises..

Leçon 1 : Avant d’être un homme de la Parole je dois être un homme de parole

Le ministère n’est pas un jeu. C’est une vocation. C’est une immense responsabilité que le Seigneur nous a confiée et il est de notre devoir de tout faire pour que les gens, vers qui le Seigneur nous conduit, puissent développer une confiance en nous. Cette confiance vient principalement par l’expérience. L’expérience de notre parole. Est-ce que je tiens ma parole ? Est-ce que lorsque je dis : « Je viens », je viens vraiment ?

Au cours de ces 40 ans de ministère, à ma connaissance, je n’ai jamais – je dis bien, jamais – manqué un rendez-vous fixé pour le ministère. Oh, j’ai eu beaucoup d’occasions, mais je n’ai jamais cédé à manquer à ma parole.

A cinq reprises, je me suis trouvé devant une impossibilité à me rendre à un endroit pour apporter le ministère. C’était terrible, car je suis un homme de parole, et lorsque je promets de venir, je dois venir. Ainsi, comment ai-je fait pour ne pas venir sans que je manque à ma parole ? À chaque fois, j’ai contacté mes hôtes et leurs ai énoncé la situation de force majeure, et je leur ai demandé s’ils étaient disposés à me « libérer de mon engagement ». Je leur ai, toutefois, dit que si ce n’était pas envisageable, je viendrai quand même malgré la situation d’urgence. Je remercie le Seigneur d’avoir eu des interlocuteurs compréhensifs qui savaient aussi que j’étais un homme de parole ; et qui m’ont ainsi libéré de mon engagement.

Je suis pasteur et certaines fois je suis très étonné de voir que d’autres ministères n’agissent pas ainsi. Il m’est arrivé plusieurs fois de constater autant dans mon église que dans d’autres églises que certains d’entre eux ne respectent pas leur parole.

Un jour, un de mes amis Canadiens fut invité par un grand revivaliste américain qui lui proposait de se rendre à Bruxelles – à ses propres frais – pour une série de réunions de réveil. Ce serviteur de Dieu états-unien était un des plus importants revivalistes durant une courte période… C’était une grande opportunité pour mon ami de venir servir le Seigneur auprès d’un tel homme de Dieu. Toutefois, quelques jours avant de partir pour Bruxelles, le revivaliste américain demande à sa secrétaire de transmettre un message à mon ami pour lui dire que le voyage était tout simplement annulé. Pas d’explications. Rien. Entre temps, mon ami a perdu des milliers de dollars canadiens dépensés pour ses frais d’avions, d’hôtel, etc…

Comment peut-on être un homme de la Parole si on n’est pas un homme de parole ?

Une de mes connaissances avait rendez-vous pour une réunion importante en Europe (mais avec une petite audience) à laquelle il devait prêcher. Quelques semaines avant l’événement, il envoie un courriel aux organisateurs pour leurs annoncer qu’il ne pourra pas venir car il était invité en Amérique du Sud pour prêcher dans une église de 5000 personnes. Les organisateurs étaient abasourdis de lire cela. Même pas un « je suis vraiment navré, mais j’ai reçu une opportunité exceptionnelle…  Puis-je être libéré de mon engagement ? » Rien. Et honnêtement, prêcher dans une plus grande église n’est pas une justification pour transgresser sa propre parole. J’ai eu plusieurs opportunités de me rendre dans de plus grands rassemblements – y compris en Amérique du Sud – mais, je dois toujours me poser la question : ‘qui m’a appelé au ministère ? Dieu ou de plus grands rassemblements ?’ Dieu, bien sûr. L’intégrité de notre parole devrait être le reflet de l’intégrité de la Parole de Dieu dans nos vies.

C’est pour cette raison et tant d’autres que dès le début de ma vie ministérielle, j’ai appris que pour être un homme de la Parole il fallait que je sois avant tout un homme de parole.

L’intégrité de notre parole devrait être le reflet de l’intégrité de la Parole de Dieu dans nos vies.

Je terminerai avec une autre histoire lamentable. Un jeune serviteur de Dieu arrive chez moi à Bruxelles, et demande à me rencontrer. Je lui dis que nous avons une réunion ce soir-là et il vint. Il me dit que le dimanche qui suit il serait à Paris pour prêcher dans une église. Je lui demande de saluer l’église, lui donnant 5 minutes. Il était enchanté de la confiance que je lui montrai. Il donna un super message très encourageant et motivant. Vraiment c’était impeccable.

Bien que ce ne fut pas une prédication mais une simple salutation, je lui offris un honoraire (identique à la somme que je donne à quelqu’un qui aurait prêché toute la soirée). Je crois fortement dans le fait de bénir les serviteurs de Dieu, même de passage.

Après la réunion nous sommes partis manger, et pendant le repas il me dit : « Vous savez pasteur Donato, je ne pense pas que j’irai à Paris ce dimanche. Je pense que ce serait mieux que je reste ici à Bruxelles. » J’ai vite compris que ce qu’il voulait c’était de prêcher chez moi car s’il avait reçu une telle offrande pour 5 minutes, il était convaincu qu’il aurait reçu encore beaucoup plus pour toute une réunion. Je lui ai fait comprendre que je ne travaillais pas ainsi, et que le dimanche c’était moi qui allais prêcher. Il n’est pas resté à Bruxelles. En fait, bien que je l’aime bien, et que nous avons gardé une bonne amitié, je n’ai jamais invité ce frère à prêcher dans mon église.  Comment puis-je inviter chez moi, un homme qui ne tient pas sa parole ?

Voyez-vous, ce n’est pas parce qu’un homme prêche bien que son caractère est bien. Un homme ne doit pas être jugé uniquement par ce qu’il dit, mais aussi par le fruit qui ressort de sa vie quotidienne. C’est probablement l’essence même de ce que Jésus dit lorsqu’il proclame : « que ton oui soit oui et que ton non soit non. » (Mat 5 :37). Jésus sait très bien que c’est trop facile de céder à la pression, aux circonstances, à des situations que nous ne contrôlons pas. Toutefois, s’Il dit que nous devons garder notre parole, je suis convaincu qu’Il nous donnera les ressources pour tenir notre parole. N’est-ce pas aussi ce que l’Apôtre Paul dit lorsqu’il déclare hardiment : « Je puis tout par Christ qui me fortifie » ?

C’est une des qualités, je dirai, une des qualifications les plus importantes pour le ministère. Être un homme de parole est un signe évident de l’intégrité de notre cœur. Et si nous voulons être des hommes de la Parole, nous devons être d’abord des hommes et des femmes intègres.

Peut-être que vous aussi vous pourriez prendre la décision de devenir – si vous ne l’êtes pas encore, ou si vous n’êtes pas encore entrés dans le ministère – d’être un homme (ou une femme) de parole avant d’être un homme ou une femme de la Parole.




Libérée de la fibromyalgie

https://www.youtube.com/watch?v=lA41feWTQo8?rel=0

J’étais en Italie, sur l’Adriatique. Je tenais depuis quelques jours des réunions de guérison, la journée nous tenions des séminaires de guérison, et le soir des soirées « foi et guérison ». Plusieurs personnes avaient témoigné être guéries pendant ces réunions. Je n’étais pas seul, j’étais accompagné d’une équipe formée de mes hôtes et de membres de différentes églises locales. Un de nos objectifs était de former les gens à prier pour les malades.

Une personne n’osait pas avancer pour recevoir la prière. Peut-être ne se sentait-elle pas digne d’être touchée par le Seigneur, ou était-elle gênée de venir devant tout le monde. Toutefois, elle demanda à sa tante (elle et son mari étaient mes hôtes), si avant que je ne parte pour ma prochaine étape, elle pouvait passer à la maison et nous rencontrer et ainsi prier pour elle. Sa tante a directement dit que oui, et l’a rassurée que cela ne m’aurait absolument pas dérangé de prier à la maison pour elle.

Une fois arrivée, elle me raconte une partie de sa vie, et surtout de la maladie qui la terrorisait constamment, à savoir la fibromyalgie.

La fibromyalgie une maladie chronique causée par une augmentation de la tension musculaire. Elle provoque des douleurs fortes et constantes dans les muscles, les tendons et les ligaments. Ces douleurs se déplacent dans différentes parties du corps. Cette maladie provoque des troubles du sommeil, une forte diminution de la force physique, beaucoup de fatigue et d’anxiété.

Pour cette jeune femme, c’était comme avoir des douleurs constantes dues à de l’acide dans les muscles de tout son corps. Elles étaient atroces. Chaque jour, elle prenait des analgésiques puissants. Au moment où elle vient me voir, la douleur était située au niveau de sa hanche.

La fibromyalgie l’avait presque rendue invalide. Depuis près de 10 mois, elle ne pouvait pas travailler parce qu’elle avait beaucoup de peine à sortir du lit en raison des fortes douleurs. Il n’y avait rien à faire. Elle a malheureusement dû quitter son emploi et même changer de ville pour être proche des membres de sa famille qui pouvaient ainsi l’aider. Sa fatigue était telle, qu’elle n’était plus en mesure de s’occuper correctement de son enfant.

Elle avait participé à quelques-unes de nos réunions, elle était contente de ce qu’elle entendait et voyant, mais en même temps, elle avait peur d’être déçue. Toutefois, pendant le message, Dieu lui a parlé droit dans le cœur lorsque je dis à l’auditoire : « Peu importe ce que nous avons fait de mal dans notre vie. De toutes façons nous ne méritons rien de la part de Dieu. Mais en dépit de cela, Il veut quand même nous guérir. » Elle fut tellement touchée parce qu’en fait, ce que je disais par l’Esprit de Dieu, c’était son histoire. Elle se sentait trop infâme pour recevoir la guérison ; « pourquoi, » pensait-elle, « Dieu devrait-il me guérir, moi qui suis si indigne de Lui ? » Ensuite, un autre membre de l’équipe avait prophétisé que le Seigneur voulait restaurer des gens. Cette parole l’avait fortement touchée parce que c’était ce qu’elle avait besoin d’entendre. Alors, elle se dit : « Peut-être que Dieu a un plan pour moi. Je n’ai rien à perdre en demandant la prière ». Mais elle n’osa pas avancer, et resta figée sur sa chaise.

Toutefois, juste avant que je ne quitte la région pour me rendre à Rome pour d’autres réunions, elle est venue chez sa tante, et nous avons commencé à parler. Je lui demande ce qui n’allait pas. Elle avait honte de dire pour quoi prier. Mais une fois qu’elle prit son courage en mains et qu’elle m’a dit quel était le mal qui la rongeait, je lui dis tout simplement : « Souviens-toi que la fibromyalgie n’est qu’un nom. Et que le Nom de Jésus est plus grand que tout autre nom y compris celui de la fibromyalgie. Lorsque tu te sens malade, dis qu’au nom de Jésus tu es guérie. » Elle était émerveillée. Pour elle, c’était une formidable révélation : Le Nom de Jésus est plus grand que le nom de la fibromyalgie ! Je pouvais voir une lueur d’espoir sur son visage, ses yeux étaient radieux.

Nous avons donc prié pour elle, j’ai pris autorité sur la maladie confessant, en effet, que le Nom de Jésus était plus grand que celui de la fibromyalgie, et que ce nom-ci devait s’agenouiller devant le nom de Jésus. Ensuite elle est rentrée chez elle.

Elle racontera plus tard qu’après la prière, sur le chemin du retour, elle ressentit une forte chaleur sur tout le corps. Cela la perturbait un peu, car elle ne savait pas ce que c’était. Elle pensait que c’était de l’autosuggestion, mais elle se fit une raison que ce devait être le Seigneur qui était entrain de la toucher. En effet, depuis ce jour, elle n’a plus ressenti aucune douleur.

Attention, à un certain moment, des douleurs passagères étaient revenues, mais, elle fit ce que je lui avais prescrit, à savoir : elle ordonna à ces douleurs de partir au nom de Jésus et elles ont disparu au bout de quelques secondes.

Elle dit plus tard que dorénavant, elle pouvait marcher plus d’une heure à un rythme très rapide. Elle pouvait quitter la maison et mener une vie presque normale. Elle n’avait plus ces douleurs. Et n’avait plus besoin d’utiliser des analgésiques.

Ce fut une transformation pour elle et pour ses amis. Beaucoup de gens savaient qu’elle était malade. Mais aussi, qu’elle n’était pas si proche de Dieu et en voyant qu’elle était guérie, la foi de plusieurs de ses amis avait aussi grandi. Bien qu’elle ne se senti pas digne d’être guérie, le Seigneur l’avait guérie. Elle accepta le fait que malgré ses imperfections, elle était une enfant de Dieu, et que Celui-ci avait des projets d’espérance et de bonheur pour elle.

Non seulement cela, elle prit courage et décida de commencer à prier pour les autres malades. Elle comprit que ce ne sont pas ceux qui prient pour les malades qui les guérissent, mais que c’est le Seigneur Jésus Christ qui guérit. Ceux qui prient, ne sont que des instruments entre Ses mains.

Bien qu’elle ne se senti pas digne d’être guérie, le Seigneur l’avait guérie

Elle avait découvert que la guérison de Dieu est un don que Dieu octroie à ceux qui la Lui demandent. Il n’y a aucune qualification nécessaire de notre part pour recevoir la guérison. La seule qualification est de croire que Dieu nous aime assez pour nous guérir – quel que soit notre style de vie. Certes, notre amour pour Lui, nous transforme, le Saint-Esprit change nos désirs, et petit à petit, nous remplaçons notre mauvais style de vie par un style de vie qui plaît à Dieu.

Alors qu’elle se demandait comment elle aussi pouvait être utilisée par le Seigneur pour aider les gens autour d’elle, elle me demanda quand j’avais réalisé avoir ce don de guérison. Elle me rappela alors plus tard que je lui avais répondu : « Quel don ? Nous pouvons tous être utilisés pour la guérison car c’est un signe promis à tous ceux qui croient, à tous ceux qui sont des disciples de Jésus ».

Ainsi, elle avait réalisé qu’elle pouvait aussi être utilisée par le Seigneur. Avec de la consécration et la volonté d’être utilisé, nous pouvons nous lancer et commencer à prier pour les autres. Et maintenant, c’est ce qu’elle fait. Elle partage autour d’elle l’amour de Dieu, en toute simplicité. Quand des opportunités se présentent, elle prie pour les malades, pour ses amies, pour les membres de sa famille, et elle fait confiance à Dieu pour qu’Il agisse dans leurs vies.

Merci Seigneur parce que nous pouvons tous nous attendre à recevoir la guérison et à la communiquer autour de nous.




Pillules d’Espérance – une conversation avec le pasteur Ken Mafou




Les théories du complot

 

A mes amis pasteurs,

Chers amis, chers collègues. Je vous écris pour m’adresser à vous concernant certaines situations qui se sont avérées ces dernières semaines pendant cette période de crise du Coronavirus. Ainsi, cette vidéo est réservées aux pasteurs, à savoir aux cinq ministères: Apôtres, Prophètes, Évangélistes, Pasteurs/Anciens et Enseignant. Si vous considérer qu’elle peut servir à certaines personnes dans vos églises, n’hésitez pas à la distribuer. Mais le point central pour moi, est que je réserve ce message principalement aux pasteurs.

J’y partage ce qui est sur mon coeur et ce qui je pense est crucial pour tous les serviteurs de Dieu qui oeuvrent pour l’avancement du Royaume. J’avoue être perturbé par l’attitude de certains pasteurs, et je pense qu’il est important pour nous d’adresser ces choses.

 

Pendant cette crise du Coronavirus, plusieurs voix ce sont élevées. Certains très bonnes, d’autres moins, d’autre pas bonnes du tout, et d’autres encore très dangereuses. Plusieurs pasteurs deviennent les messagers des théories conspiratrices, voire promulguant les complots. Certains en deviennent les portes paroles, utilisant leur position de leader pour entraîner, voire séduire les chrétiens et d’autres dans des traverses qui ne nous concernent pas. Nous sommes appelés à prêcher la Parole en tout temps, pas à manipuler les gens par des théories qui tiennent ou ne tiennent pas debout. En d’autres mots, ce n’est pas notre rôle.  Comme Jésus, il nous faut saisir la révélation que Son Royaume n’est pas de ce monde, et comme lui, nous devons nous occuper de ce Royaume-là, car c’est là et pour cela que nous sommes oints.

Lisons ensemble les exhortations de Paul à Timothée qui sont souvent lues lors de l’ordination de nouveaux serviteurs de Dieu, mais il se peut que beaucoup ont oublié qu’elles sont de vigueurs pour tous les serviteurs de Dieu, même pour ceux qui se sentent mûrs, approuvés et qui ont « réussis ».

 

2 Tim. 4:1-3 – « Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, 2 prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. 3 Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désires ».

C’est cela à quoi, les serviteurs de Dieu sont appelés. A prêcher la Parole en toute occasion, bonne ou favorable. Or, ces dernières semaines, nous entendons des choses, publiées ou non, qui indiquent qu’il y a une déviation dans le contenu de notre prédication, et cela attire les gens, cela apporte un certain succès, mais, ceci ne veut pas dire que Dieu en soit d’accord.

Conspirationisme:

Certains pensent être investis de révélations spéciales, voire prophétiques, pour dévoiler au peuple chrétien ce qui est en train de se passer, et ainsi aider Dieu dans l’accomplissement des Ses plans. Notons que, durant toute l’histoire de l’Eglise, nous avons rencontrés des gens qui essayent d’aider Dieu, mais au lieu de l’aider, ils deviennent comme des Abraham, et leurs théories, des Agar. Et nous connaissons les conséquences.

Notre devoir, en tant que serviteurs de Dieu n’est pas de dévoiler les théories conspiratrices même si elles existent réellement, nous devons apporter encore et encore la solution, à savoir Christ, et Christ crucifié. Nous ne devons pas faire dévier le peuple en dehors du canon Scripturaire, mais le diriger constamment dans la centralité de la parole de Dieu. Pour certains, leurs théories conspiratrices sont aussi vraies que le contenu de la Parole de Dieu. Ils ne soutiennent pas l’Autorité de la Tradition religieuse des pères apostoliques, et c’est juste, mais élèvent leurs théories au-delà de cette tradition. Pour eux, leurs théories équivallent presque à la Parole de Dieu.

  • « Oui, mais nos gouvernements sont corrompus », disent certains.
    •  Ce à quoi, je réponds, « mais où avez-vous vécu jusqu’à présent? Sur Mars? Réveillez-vous et sachez que ce ne sont pas les gouvernements qui sont corrompus, c’est le coeur de l’homme qui est corrompu. Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »

Mais frères et soeurs, nous ne sommes pas appelés à combattre nos gouvernements, mais à prier pour eux; pour ceux qui nous dirigent. Pensez-y.

Nous ne devons pas faire dévier le peuple en dehors du canon Scripturaire, mais le diriger constamment dans la centralité de la parole de Dieu.

Voyons l’attitude de l’Apôtre Paul, face aux gouvernements de son temps.

L’apôtre Paul a vécu sous cinq empereurs romains. Et ce n’étaient pas des anges. Auguste, Tibère qui détruit Jérusalem, tuant des milliers de juifs; Caligula; Claude et Néron. Ces deux derniers ont ravagé et persécuté les chrétiens. Or, jamais vous verrez l’apôtre Paul, ou l’apôtre Jean – qui a vécu sous encore d’autres empereurs romains – appeler à renverser ces gouvernement, ou un empereur.

Alors qu’en 64, une vraie conspiration est alimentée par Néron qui a fait brûler une grande partie de Rome, accusant les Chrétiens d’en être les auteurs, ni PAUL, ni Jean, ni tout autre figure proéminente de l’Eglise primitive ne s’est soulevé contre Néron. Bien au contraire, Paul appelle à prier pour tous les hommes en autorité, les rois et ainsi de suite. Quand il pense à l’Empereur, il n’a qu’une chose en tête: il en appelle à César pour lui annoncer la vraie raison pour laquelle il est emprisonné, c’est son occasion pour lui prêcher l’Évangile.

Comment certains politiques vont-ils s’ouvrir à l’Évangile si on les soupçonne d’être responsables de tous les maux de la terre? On les critique constamment? En Italie, un pasteur très populaire a osé parler de politiciens comme étant des gens pourris dans ce pays? Après on s’étonnera que ceux-ci développent des lois anti-chrétiennes?

Qui sommes-nous pour tremper dans la basse politique, dans ces histoires de conspiration, d’illuminati, de manipulations géopolitiques? Certains me diront que je n’y connais rien. Attention… Ne dites pas ce que vous ne savez pas. Je suis aumônier militaire, officier supérieur, et mon statut me permet d‘être constamment informé par les institutions géopolitiques de mon pays qui analysent les crises internationales. Je pourrais en parler avec n’importe qui pendant des heures. Je pourrai en parler dans mes prédications, et montrer au monde entier que j’ai des informations réservés. Mais je ne le fais pas, car ce n’est pas cela que nous sommes appelés à prêcher. Ce n’est pas mon appel, ni le vôtre. Nous sommes appelés à prêcher l’évangile en tout temps. Comme Paul le dit si bien:

« prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. »

Ici, ce n’est pas le gouvernement qu’il faut reprendre, c’est l’Eglise locale…. Ce n’est pas le monde dans lequel nous vivons que nous devons reprendre. Et si quelqu’un pense qu’il doit intervenir pour parler contre nos autorités, qu’il quitte le ministère et qu’il fasse de la politique. Mais ne mélangez pas votre appel avec la politique.

Fin des temps.

Certains avertissent déjà: « Ce sont les signes de la fin des temps. » Ce qu’ils ne disent pas c’est qu’à chaque crise mondiale, il y a toujours eu et il y aura toujours des pasteurs qui prêchent la fin des temps. Certains le font parce qu’ils y croient vraiment, d’autres parce qu’ils veulent se faire remarquer, et de toutes façons ils savent très bien que une fois la crise terminée, les gens auront oublié qu’ils avaient fait des prédictions de mauvais augure, mais ils se rappelleront d’eux.

Peut être dois-je vous rappeler que dans la fin des années 1990, beaucoup criaient déjà à la fin des temps. De même dans les années 990, donc quelques années avant l’an 1000. Toute une littérature apocalyptique se propageait dans le monde connu d’alors, principalement ici en Europe.

Si nous pensons que nous sommes dans la fin des temps, alors prêchons-le, mais sans faire appel à des théories conspiratrices. Prenons la Parole, verset après verset, d’une manière appliquée, et défendons notre cas.

Même les prophéties doivent être jugées. Et surtout s’assurer qu’elles soient vraiment de l’auteur à qui elles sont attribuées. Par exemple récemment une soit-disante prophétie de David Wilkerson a été distribuée un peu partout, et son contenu ressemble beaucoup à ce que nous vivons aujourd’hui avec ce virus. Or, il s’avère que personne ne peut trouver la source exacte de cette prophétie. Même l’église de Wilkerson n’est pas en mesure d’affirmer qu’il s’agit réellement d’une prophétie de cet homme de Dieu. Au plus, dit l’église, nous ne nions pas qu’il l’ait prononcée, mais nous ne trouvons aucune trace – alors qu’en général, mes amis, tout ce que Wilkerson écrivait ou disait était bien rangé. Quelqu’un a dit qu’il l’avait trouvée dans une de ses lettres de nouvelles de 1986. Je suis allé voir chacune de ses lettres de nouvelles de cette année-là, mais cette prophétie n’y figure nulle part. La nièce de Wilkerson a aussi fait ses recherches et a déclaré qu’il s’agissait probablement de l’oeuvre de quelqu’un qui a collé des morceaux par ci par là de prophéties de Wilkerson, mais que celle-ci n’est certainement pas vraie.

PS: Vous trouverez à la fin de ce texte la confirmation de ce que j’avance. Mike Evans, de l’équipe de prière de Jérusalem, et qui est nommé come étant la source possédant cette prophétie – DEMENT fermement avoir divulgué cette prophétie.

Libertés religieuses bafouées

Certains, dans leur ignorance, se sont insurgés contre leurs responsables politiques, en raison du confinement. Ils voient dans ce geste une atteinte à leur liberté religieuse. MAIS Attention. Y a-t-il vraiment atteinte aux libertés religieuses? Quelqu’un a-t-il vraiment été empêché de prier, de parler de Dieu, de répandre sa foi, de vivre son culte personnel et avec toute la communauté, l’église? Pas que je sache. Au lieu de se réjouir pour les exploits technologiques qui nous permettent de nous réunir virtuellement pendant cette période de pandémie globale, de faire des études bibliques par vidéo-conférences, de faire des cultes en direct…. Il parlent du confinement comme une atteinte aux libertés religieuses.

Le confinement est-il vraiment une atteinte à nos libertés religieuses? C’est possible. Et il faut bien entendu faire attention aux dérives de certains. Mais, tout confinement n’est pas une atteinte à  nos libertés. Vous rappellez-vous de l’ignorance dont je parlais à propos de ces serviteurs de Dieu. Dans un sens, le confinement est clairement institué par Dieu dans la Bible!!! YES, OUI, SI, JA, ZEKER, ASSOLLUTAMENTE…. C’est Dieu qui nous montre la sagesse du confinement contre la contagion:

Lorsque quelqu’un attrape la lèpre, il devait sortir du village et être confiné jusqu’à ce qu’il soit à guéri. Non seulement cela, mais même sa maison devait être mise en quarantaine pendant une semaine. Lév.13. Dans Nombres, il est dit que quiconque avait touché un corps corrompu devait être éloigné du camp. Etc..

C’est impensable que ce que l’on peut entendre de la part de certains serviteurs de Dieu ou dans les vidéos et infos que certains propagent autour d’eux. Laissez-moi rapidement argumenter quelques-unes de ces affirmations:

  • Les autorités forcent les Églises à fermer en France!
    • Aucune église est fermée en France. D’ailleurs ces mêmes prédicateurs affirment correctement que l’Eglise c’est pas le bâtiment, c’est les gens. Eh bien, les gens ne sont pas en prison. On peut tous encore être l’Eglise, grâce à la technologie, l’Eglise va encore de l’avant. Mais, en toute sincérité, même si la technologie n’était pas à la hauteur, on aurait continué à être l’Eglise. Personne ne peut nous empêcher d’être l’Eglise.
  • Le Coronavirus ne tue pas ou presque pas. 95% des gens qui sont morts étaient atteints d’autres pathologies.
    • C’est peut-être vrai, mais sans ce virus, ils ne seraient pas morts.
  • Ce virus a été volontairement fabriqué par l’homme pour l’utiliser contre l’homme.
  • Les occidentaux font des tests contre les Africains avec ce virus et ces vaccins.
  • Ils ne vous disent pas ce qu’ils mettent dans ce vaccin.
  • Le virus tue principalement les personnes âgées, c’est ce que veulent nos gouvernements: se débarrasser de cette partie de la population qui coûte trop cher.
  • Bientôt, on ne pourra jamais plus voyager sans vaccin….disent-ils. Ce qui sous-entend que nous allons être manipulés par nos gouvernements.
    • Il y a beaucoup de situations où on ne peut pas voyager sans posséder un vaccin. Par exemple, lorsque je vais en Afrique, si je n’ai pas le vaccin contre la fièvre jaune, je ne peux pas y entrer.
    • Si un vaccin est nécessaire, ce n’est pas nécessairement pour nous envoûter, mais peut-être pour nous protéger!!

Le point de cette vidéo n’est pas de voir si ce qu’ils disent est vrai ou non, mais de dire que ce n’est pas notre appel. Nous devons prêcher l’unique espérance qui est Jésus.

Un pasteur Américain est allé jusqu’à dire que ce virus est propagé par les Globalistes pour diminuer la population par deux mais que Dieu a choisi le président américain pour les contrecarrer.

Il a certes, le droit de croire cela. Mais est-ce le rôle du pasteur de dire que la solution est un politique et non Jésus? Attention je ne m’insurge pas contre le président Américain. Ce qui me dérange ce n’est pas lui, mais ceux qui l’élèvent au rang d’un Messie qui vient sauver la monde de la tyrannie des globalistes. C’est d’ailleurs là ce dont il faudra toujours se rappeler: Quand l’Eglise prend une approche politique dans sa conception du Royaume de Dieu, elle s’éloigne de la notion biblique du Royaume. A l’instar de ceux qui ont bafoué la réalité de la puissance de l’Evangile au profit d’un évangile social, l’Église abandonne la puissance de la croix au profit d’un Evangile politique, d’un Royaume de ce monde… Ainsi, elle quitte la révélation que Jésus est la réponse, et se tourne vers un messie de ce monde. Elle n’est plus en mesure de discerner la vérité du vrai Royaume de Dieu. C’est parce que Jésus ne leur apportait pas de réponse politique aux problèmes de ce monde; qu’ils l’ont crucifié. Prenons garde à ne pas dévier dans cette traverse qui n’aboutit à rien.

Pour terminer, je voudrais citer les paroles du Prince des prédicateurs, le pasteur de la plus grande méga église du 19ème siècle, mais qui n’osait pas utiliser son office pour un profit personnel. Un homme qui savait que Dieu lui avait donné autant de succès, non pas pour ce faire un chemin dans la géopolitique de son époque, mais pour ouvrir plus de portes pour la prédication de l’Évangile, Charles Spuregon. Il dit ceci:

“Si nous voulons que l’église de Dieu soit réellement restaurée dans sa gloire originelle, nous devons retrouver cette simple prédication claire de l’évangile. Je crois que le fait de cacher la croix sous le voile d’un langage raffiné et de dissertations savantes est la moitié de la cause de la misère spirituelle de notre pays. Que Dieu nous garde de nous glorifier si ce n’est dans la croix de Jésus-Christ notre Seigneur ! Que Dieu nous garde de connaître quoi que ce soit parmi les hommes, si ce n’est Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié !”

C’est là notre appel. Chacun a le droit de penser ce qu’il croit être juste de cette pandémie. Mais, en tant que Serviteurs de Dieu, nous sommes appelés à garder certaines choses pour nous, mais pas la prédication de la Croix. C’est cela notre appel. Ne nous éloignons pas de ce que le Seigneur demande de notre part. Si nous ne prêchons pas Jésus, et Jésus crucifié, qui le fera? Le monde a besoin de la Parole de Dieu, et le Seigneur nous a choisi pour prêcher la libération et la délivrance en Jésus Christ, et non à fomenter toutes sortes de théories conspiratrices. L’heure est grave, et il faut que les ouvriers du Seigneurs travaillent activement aux affaires du Père.

DERNIERES NOUVELLES

FEROCE DEMENTI DE MIKE EVANS CONCERNANT LA PROPHETIE DE DAVID WILKERSON

CONFIRMATION QUE LA PROPHÉTIE ATTRIBUÉE A DAVID WILKERSON – ET QUI AURAIT ETE TRANSMISE PAR MIKE EVANS – EST UN HOAX LISEZ LE DEMENTI DE MIKE EVANS LUI-MÊME SORTANT DE SON EMAIL: De : Mike Evans [mailto:Mike@jerusalemprayerteam.org] Envoyé : jeudi 30 avril 2020 02:58 À : ——– Objet : We are under attack! A leftist organization has started a campaign to damage our Jerusalem Prayer Team. Dear Prayer Team Member, A leftist organization has started a campaign to damage our Jerusalem Prayer Team. (This is the same organization that attacked Franklin Graham). About two weeks ago, we launched a national campaign to wake up America to pray and repent. That campaign includes all our social media outlets including Facebook, television spots, and a book that I’ve just released titled “A Great Awakening Is Coming.” As part of that campaign, I repeated word-for-word a prophecy given to me personally by my friend David Wilkerson in 1986, in which he told me that a great plague was coming. Our campaign is having a massive impact. As you can see from the picture below, we have reached over 65 MILLION people—on Facebook alone! BUT, you will also see that our Facebook post has been marked as “FALSE.” Why? Because the “fact” checking organization Politifact.com concluded that “David Wilkerson did NOT predict the Covid-19 pandemic.” The incredibly deceitful thing about that “FALSE” label—which is terribly damaging to us—is that I HAVE NEVER SAID THAT DAVID WILKERSON PREDICTED COVID-19!! I repeated word-for-word what David told me in a PRIVATE meeting in Dallas. Anyone who ever read or listened to David Wilkerson knows his public statements and prophetic warnings. So, the “fact” checking is exposed for what it is: a blatant attack on us because of what we stand for and our message. We are the largest prayer movement in history. They are determined to stop us. It’s a battle of darkness against light. I need you and everyone you know to fight back. You can help by going to Amazon right now. Please click this link and order a copy of this book. Buy as many copies as possible and add a review to let others know the importance of this book. It’s a great way to “overcome evil with good” (Romans 12:21). All purchases support the Jerusalem Prayer Team. Please continue to pray!! Your ambassador to Jerusalem, Michael David Evans




Le formalisme

Un des grands ennemis de l’Eglise de Jésus Christ est le formalisme. Qu’est-ce que le formalisme ? C’est une tendance que l’on retrouve dans nos églises de remplacer le sacré, le vrai, le réel, la vraie présence de Dieu, ainsi que les principes mêmes de la Parole, par toutes sortes de formes extérieures. L’accent est alors mis sur l’observance des rites, plutôt que sur leur signification.

Paul, en 2 Timothée 3.1-5, parle à propos des gens, dans l’Eglise, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Ensuite, il dit:

“Éloigne-toi de ces hommes-là”.

Or, ce que l’Eglise a besoin c’est d’un renouveau constant. Nous ne pouvons pas vivre avec le feu d’hier, car aujourd’hui déjà il diminue d’intensité et demain, il sera éteint. L’observance des rites : le baptême d’eau, la Sainte Cène, les agapes, la louange, la prière, le jeûne sont fondamentaux pour notre foi, mais nous devrons toujours faire attention à ce que l’observance ne se substitue pas à la signification de ces rites et symboles.

Nous sommes devenus des experts en prédication. Nous sommes en mesure de prêcher sur n’importe quel sujet de la Bible, nous pouvons enseigner sur quoi que ce soit, mais très souvent, il nous manque la puissance et la simplicité de l’Esprit. Aujourd’hui beaucoup de sermons sont des élaborations moralistes, éthiques voire philosophiques, mais ce que l’Eglise a besoin, ce n’est pas ce que Freud, La Fontaine ou La Rochefoucauld enseignent, mais bien ce que la Bible enseigne.

Trop souvent nous oublions ce que Paul affirme lorsqu’il dit en 1 Corinthiens 2:4 – « ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance », en d’autres mots, Paul dit ce que fit la puissance de sa prédication n’était pas la forme, mais son contenu.

Il est dit de Thomas D’Aquin qu’il fit une visite de courtoisie au Papa Innocent IV alors même que celui-ci comptait l’énorme somme d’argent qui était en possession de l’Église. Le Pape remarqua : « Voyez-vous, Thomas, l’Église ne peut plus dire : « Je n’ai ni argent ni or. » Ce à quoi Thomas d’Aquin répondit : « C’est bien vrai très Saint Père, en revanche, elle ne peut aussi plus dire maintenant : « Lève-toi et marche. »

Esaïe dit :

« Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine » (29:13).

Le formalisme c’est cela. C’est présenter des formes extérieures, mais le cœur n’y est pas. Il est éloigné de Dieu. C’est adorer le Seigneur sans avoir la crainte de Dieu, le respect de Dieu. Le formalisme c’est s’occuper de la forme, mais délaisser ce qui en fait la force.

Souvent, par exemple, la valeur d’une église est mesurée par son art, par sa musique, ou même par le nombre de ses membres. Quid de la teneur de la doctrine. Quid de la centralité de la prédication de la Parole de Dieu. Quid de la communion fraternelle. Quid de l’enseignement. Quid du repas du Seigneur. Or, lorsque l’on lit la Parole de Dieu, jamais, je dis bien, jamais l’apôtre Paul ne complimente une église pour sa musique, pour son art ou pour le nombre de membres qu’elle possède. Ces choses peuvent toutes être bonnes en elles-mêmes, mais elles ne sont pas essentielles pour déterminer si une église est bonne ou pas. En revanche, l’apôtre Paul complimente une église pour son amour pour les frères, pour sa foi, pour son espérance, et Jésus lui-même complimente les églises de l’apocalypse pour leurs persévérance face aux épreuves, leur dédains de la méchanceté, leur souffrance, leur doctrine, le fait qu’elles retiennent le Nom de Jésus, et qu’elle n’ont par renié la foi, le fait qu’elles ont gardé la Parole, et ainsi de suite. En fait, lorsqu’il s’agit de l’église, le Seigneur dit ceci de chaque église de l’apocalypse : Je te connais, je connais tes œuvres, et à celui qui vaincra !

Mais voilà que dans le monde dans lequel nous vivons, la forme est devenue plus importante que le fond. Le rite que sa signification. Le sacrifice que le cœur. Le formalisme en appelle plus à la tradition : ce que nous faisons depuis longtemps, qu’à la révélation de la Parole de Dieu.

Lorsque nos chants, leur rythme, leur genre, leur beauté deviennent plus important que le message qu’ils devraient porter, à savoir l’œuvre accomplie par Jésus sur la Croix, alors nous pouvons dire que quelque chose ne va plus, nous tombons dans un formalisme dangereux. J’oserais même dire que le Saint-Esprit en ressort vexé.

Que cherchons-nous lorsque nous essayons de substituer le fond par la forme ? En général, nous cherchons à perpétuer notre foi par des signes extérieurs en espérant être en mesure de toujours attirer les gens. Or, ce qui attirera les gens vers le Christ, ce ne sont pas les formes extérieures, mais une foi vibrante, une foi véritable, une foi existentielle, une foi qui reflète une relation personnelle avec le Seigneur Jésus Christ.

Les formules doctrinales, quoi que nécessaires à notre foi chrétienne, ne sont pas déterminante pour le salut des gens. Nous devons porter les hommes et les femmes vers une foi personnelle et véritable en Jésus Christ. Lorsque le geôlier demanda à Paul comment être sauvé, l’apôtre lui répond : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et les tiens. » (Actes 16:31). C’est la seule chose qui soit nécessaire pour le salut : la foi en Jésus Christ. Ce n’est pas une foi intellectuelle, mais une confiance totale en Christ qui pourvoit au salut.

Ainsi, nous ne devons pas tant rechercher les attraits extérieurs de note foi, mais l’Evangile qui est la puissance de Dieu pour le salut de celui qui croit (Romains 1.16). Le mot salut dans ce verset, est le mot grec SOTERIA. D’après les meilleurs outils que nous possédons aujourd’hui, le mot SOTERIA signifie : délivrance, guérison, préservation, salut, sécurité. L’Evangile est la puissance de Dieu qui apporte délivrance, guérison, sécurité, salut et préservation à celui qui croit. L’Evangile n’est pas une idée, un concept, une chose esthétiquement belle, c’est la puissance de Dieu et c’est dans cette puissance que nous devons le connaître.

Ainsi, la doctrine est importante, mais il ne suffit pas de l’énoncer correctement pour qu’elle soit efficace. Nous devons la démontrer dans notre vie de tous les jours. La doctrine doit se manifester dans nos vies par une vie sainte. Ce n’est pas tout de croire la vérité, il faut que cette vérité devienne une partie intégrante de nos vies et qu’elle transforme et libère nos vies. Jésus dit cela à sa manière : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jean 8 :32).

Jean déclare à l’Eglise d’Ephèse que dans son zèle de transmettre la saine doctrine et d’exposer les fausses doctrines, elle avait perdu son premier amour : à savoir un rendez-vous personnel et constant avec le Christ qui se démontre par un amour profond et sincère des autres (Apoc. 2.2-6).

En d’autres mots, notre foi, pour être véritable, doit transformer nos vies. Certains formes de notre foi resteront pour toujours là. Elles ont même été instituées par le Seigneur Jésus lui-même: la prière, la lecture de la bible, le baptême, la Sainte Cène, le mandat de l’Eglise, mais ces formes doivent rester en continuité avec leur signification du passé.

Probablement une des plus belles conversions portées au cinéma est celle de Rodrigo Mendoza, si bien joué par Robert De Niro dans le film “THE MISSION” en 1986. De Niro joue le rôle d’un marchand d’esclave cruel et indifférant à la souffrance des gens qu’il arrache à leurs familles, et les déporte à des milliers de kilomètres de chez eux. Face à la résistance de deux missionnaires, Mendoza attaque la Mission en Amérique du Sud, mais face à l’obstination, Mendoza commence à ressentir des remords profonds pour son comportement et tout le mal qu’il porte autour de lui. Pour cela, il place toute son armure, ses armes et d’autres outils dans un grand filet et les porte sur le dos. C’est lourd, c’est épuisant, c’est son fardeau et Mendoza essaye de se racheter par une sorte de pénitence – encore une fois une forme extérieure – mais le film relate tellement bien ce qui se passe autant dans le cœur de Mendoza que dans celui du Missionnaire qui fait tout pour le dissuader de continuer ainsi : ensemble ils vont traverser des fleuves, la jungle, grimper des montagnes, toujours avec ce fardeau au dos. Cela aux yeux de ces indiens même qu’il exploitait comme de la viande humaine. Alors qu’il tombe à terre sous le poids de ce fardeau, un indien s’approche et le menace avec son couteau, mais il ne fait rien pour se défendre. Finalement, ce n’est pas la gorge qu’il lui tranche, mais la corde à laquelle est attaché le grand filet. L’indien jette le filet dans le fleuve, devant le regard surpris de Mendoza. Il se rend compte que cet indien avait tous les droits de se venger sur lui, de lui ôter la vie, voire de le torturer. Mais non. Il en décida autrement. Mendoza pleure. Il pleure tellement. L’indien lui fait un geste de la main pour le consoler. Il rit. Car probablement il n’a jamais vu un blanc pleurer comme cela. Tous les autres indiens qui observent la scène rient aussi. Le missionnaire, merveilleusement interprété par Jeremy Irons, se jette à ses pieds, le prend dans ses bras, et pleure avec lui. Les pleurs de Mendoza se transforme non plus en pleurs d’un pénitent (la forme), mais en larmes de joies. La joie du salut. La joie du pardon. La joie d’être accepté malgré tout le mal fait. Les rires des indiens ne sont plus des rires moqueurs, mais ceux de gens émerveillés par le changement radical de leur tortionnaire.

La foi en Christ n’est pas une formulation, ce n’est pas un rite, c’est une expérience vivante, personnelle avec un Dieu personnel. Lorsque le philosophe Pascal relate son expérience personnelle avec Jésus Christ, il est clair que son intérêt pour la théologie et pour la Bible ne suffisait pas pour lui apporter ce que seule une vraie conversion peut donner. Ainsi, alors qu’il lisait l’Evangile de Jean au chapitre dix-sept, la présence flamboyante de Jésus apparût dans sa chambre, et sous la conviction du péché il décida de donner sa vie à Jésus et à vivre consacrée pour lui.

Ne substituons pas le fond pour la forme. Vivons une foi vibrante, réelle, passionnée, explosive, extravagante pour le Seigneur. Le formalisme est un ennemi de l’Eglise lorsqu’il prend la place d’une relation personnelle avec le Seigneur ; lorsqu’il se substitue à la signification que chaque forme pourrait avoir. Retournons à la simplicité de l’Evangile, et laissons l’Esprit de Dieu illuminer la Parole et inspirer nos cœurs.

Lorsque le prophète Ezéchiel vit les os séchés et il prophétisa sur ces os, et ceux-ci reprirent vie. Pourquoi ? Non par la lettre qui tue, mais par l’Esprit qui vivifie. C’est comme cela que nous pourrons apporter un témoignage toujours frais, toujours neuf pour les gens autour de nous.




Cravate ou pas cravate?

La question de l’habillement du serviteur de Dieu est probablement une des questions les plus pertinentes aujourd’hui. On ne peut rester indifférent devant la diversité vestimentaire que nous retrouvons chez les serviteurs de Dieu. Il y a de tout : qui est habillé en costume-cravate, qui est littéralement vêtu de smoking griffé, qui est en tenue business casuel, et qui est se vêt à la mode, qui est plutôt penché pour un attrait très look telle une vedette de show-bizz, cheveux à la mode, maquillage à outrance, chemise et veste jeunarde, etc.

Mais quelle devrait être la tenue vestimentaire d’un homme ou d’une femme qui se met à la disposition de Dieu pour apporter la Parole de Dieu aux gens qui ne lui appartiennent pas, mais qui appartiennent plutôt au Seigneur.

Thom Rainer,  propose plusieurs pistes en fonction, principalement de l’Eglise dans laquelle le pasteur sert. Il suggère de prendre en considération les points suivants (les commentaires sont les miens):

  • Comprendre le contexte démographique – à savoir, quelle est l’attente de la ville dans laquelle l’on se trouve. Ainsi, selon Rainer, il est bon de faire un petit sondage pour savoir comment les autres pasteurs s’habillent en ville.
  • Comprendre les attentes de l’Église – Quelle est l’attente de l’église que vous servez, que vous visitez ? Chaque église étant différente, les attentes vestimentaires diffèreront aussi.
  • Comprendre les changements de mode – le monde change ainsi que les goûts et les moyens d’exprimer sa personnalité. Ce phénomène se retrouve aussi dans l’Eglise. Souvent les serviteurs de Dieu s’adaptent aux goûts des uns et des autres, pour mieux connecter avec l’auditoire qu’ils vont servir.

Ensuite, il partage des conseils tels que le fait de diriger le changement graduellement, de ne pas placer les préférences personnelles au-dessus de l’amour pour les gens (ne pas devenir une pierre d’achoppement) et comprendre l’attachement émotionnel de nos membres à certaines formes de vêtements.

Pour pouvoir répondre à notre question initiale, et ensuite proposer d’autres pistes plus scripturaires que sociales, tentons d’abord d’établir un terrain d’entente global sur la question.

  • Si l’homme est très impressionné par l’apparence, ce qui impressionne Dieu, c’est avant tout l’état du cœur de l’homme (1 Samuel 16:7).
  • Juger les autres est toujours mauvais, d’autant plus que dans ce cas-ci, il s’agirait de juger les gens sur la base de leur apparence (Jacques 2:1-3 ; 4:11-12).
  • Le Seigneur exhorte les femmes à se vêtir d’un accoutrement sobre. (Peut-on supposer que ce qui est bon pour les femmes le serait aussi pour les hommes ?) (1 Timothée 2:9-10).
  • Nous devons tout faire pour rendre gloire à Dieu (1 Corinthiens 10:31-32).
  • Comme Paul, le serviteur de Dieu devrait être en mesure de s’adapter aux gens qu’il cherche d’atteindre – mais la question reste : aussi pour la façon de s’habiller ? (1 Corinthiens 10:19-23 1 Corinthiens 9:19-23).
  • Lorsque les gens viennent à l’église, ils sont appelés à fixer leurs yeux sur Dieu et non sur les gens et la manière dont ils s’habillent.

Tenant compte de ces points, voyons quelle devrait être la nature de notre accoutrement. Pour rappel, nous parlons ici uniquement de la tenue vestimentaire des serviteurs de Dieu et non des membres d’églises que je renvoie à l’excellent livre de Jacques Ellul, L’étique de la liberté, dans lequel il explique bien les différents points de vue pour les membres d’églises.

Mais, comment un serviteur de Dieu devrait-il se présenter à l’église ? Voici deux approches différentes de celles proposées par Thom Rainer et d’autres. Lorsque je prêche dans une Eglise, je ne pense pas à m’habiller selon l’audience qui se trouvera devant moi, mais principalement selon deux critères personnels, chacun déterminera un accoutrement différent.

Tout d’abord, je m’habille souvent en costume-cravate, en raison non de ma personnalité, mais plutôt de la nature du message que je suis mandaté à porter. J’avoue que j’ai vraiment été travaillé dans mon cœur à ce sujet, très récemment. Non pas que je ne m’habillais pas en costume-cravate, mais c’est surtout sur les motivations que le Seigneur m’a interpellé.

Mon raisonnement va ainsi : L’Evangile est une « nouvelle », une info. Plus précisément une bonne nouvelle, une bonne info. Or, lorsque je regarde les infos à la Télé (très souvent, malheureusement, il s’agit de mauvaises nouvelles), presque à chaque fois, le journaliste se présente en costume-cravate. L’inverse est extrêmement rare. Et je me dis : si ces gens qui annoncent de si mauvaises nouvelles se présentent de façon impeccable, pourquoi moi qui annonce LA Bonne Nouvelle, ne devrais-je pas me présenter aussi en costume-cravate ?

Tout d’abord, je m’habille souvent en costume-cravate, en raison non de ma personnalité, mais plutôt de la nature du message que je suis mandaté à porter

Cette approche est très suggestive. Elle se fonde non pas sur ma personnalité, mais sur la nature même du message que j’annonce. Comme je désire mettre tout l’accent et l’attention des gens sur le message que je dois transmettre, je me présente en tenue de ville, mais certes, de manière sobre. Mon objectif, est de faire oublier le plus possible le messager, et d’aider les auditeurs à se concentrer le plus possible sur le message, pour le recevoir. Notre message est si important et transformateur, qu’il faut que je diminue et qu’il croisse – Jésus, étant la Parole, le message. Ce qui m’intéresse c’est de porter l’auditoire à une réelle rencontre avec la puissance transformatrice du message de l’Evangile (je ne pense pas à un message d’évangile ici, pour moi l’Evangile est pris dans son sens large, à savoir toute la Parole de Dieu). Mon objectif, est d’honorer le plus possible la Parole de Dieu, de l’approcher avec respect et honneur. Alors je porte mon costume-cravate !

L’autre approche, est de m’habiller casuellement, non pour attirer l’attention des gens sur moi – c’est pourquoi que quelque soit l’accoutrement, il faut qu’il soit sobre – mais pour manifester l’effet libérateur de l’Evangile sur ma vie. Je m’habille en courtes manches, en jeans, etc… pour me rappeler ainsi qu’à mon auditoire, que l’Evangile du royaume m’a libéré de l’oppression (et combien savent que dès fois, le costume-cravate peut s’avérer être une vraie oppression sociale ; on n’y est pas toujours à l’aise ; et quelques fois, on se dit que ce n’est pas du tout notre personnalité !). Souvent la cravate serrée au cou tient comme une corde qui nous lie, qui nous étire, qui nous restreint un peu comme la laisse d’un chien. Oh que c’est pas toujours facile de la porter. Ainsi, s’habiller de façon coule et relax peut s’avérer une vraie « délivrance »… Mais, il ne faut pas faire de cette liberté une pierre de chute pour mon auditoire. Je dois me rappeler qu’il ne s’agit pas de moi, mais de Dieu. Et donc, même habillé sans costume, je veux m’assurer que mes vêtements restent sobres, de façon à ce que mes vêtements portent les gens vers les message et pas vers moi.

L’autre approche, est de m’habiller casuellement pour manifester l’effet libérateur de l’Evangile sur ma vie.

Cravate ou pas, telle est la question. La réponse se penchera sur le but recherché dans notre manière de nous vêtir sans jamais oublier que nous sommes avant tout des messagers, porteurs d’un message, et que ce dernier devrait la clé principale de la manière dont un serviteur de Dieu devrait s’habiller.




La préexistence de Christ – partie 1

En parlant de préexistence de Christ, nous verrons ensemble cinq aspects de sa préexistence : Sa position sur la création ; sa puissance créative ; sa providence qui contrôle toute chose, sa présence dans l’ancien testament et sa prééminence sur toutes choses.

La préexistence du Christ fait partie du fondement de la foi chrétienne dont dépendent toutes les autres doctrines. C’est une réalité nécessaire pour croire en la divinité du Christ. Elle est si fondamentale que son rejet affecte le reste de la christologie (doctrine de Christ) et la compréhension totale de l’histoire du salut.
L’Évangile de Jean commence différemment des autres. D’emblée il présente un Jésus (La parole) préexistent : « Au commencement était la Parole ». Ce commencement-là, ne se réfère pas à la Genèse, mais bien avant la création du monde. Il se réfère à l’Éternité. Jésus existe depuis toujours.

En vertu de cela, il nous faut observer trois choses en ce qui concerne Sa position au-dessus de toute la création. Premièrement, Jésus est la révélation du Dieu invisible. Regardez Jean 1:18, « Personne n’a jamais vu Dieu ». Il est invisible. Mais Jésus l’a révélé : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14:9). « Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu » (1 Tim. 1:17). Dieu est invisible, mais Jésus nous l’a présenté tel qu’il est. Jésus est Dieu pour nous. « Il est l’image du Dieu invisible » (Col. 1:15). Deuxièmement, il est la représentation complète du Dieu invisible. Hébreu 1:3 déclare clairement que Jésus est : « le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne ». Une autre version traduit : L’exacte reproduction. La troisième chose concernant Sa position au-dessus de toute la création est qu’Il est la raison même de la création. Pourquoi la création a-t-elle été créée ? Parce que Dieu avait besoin d’aimer quelqu’un ? Non, Dieu n’est pas seul, il est un en trois, et l’amour règne au sein de la trinité et la communion dans la trinité est parfaite. Non, le Seigneur nous a créé pour son bon plaisir. Il nous a créés pour que nous glorifions Dieu et que nous puissions profiter de sa personne.

Colossiens 1:15 dit que Jésus est « le premier-né de toute la création. » Qu’est-ce que cela veut dire. Cela veut-il dire, comme les témoins de Jéhovah qui, réfutant la doctrine de la trinité, disent que Jésus est un dieu créé par Dieu ? Non bien sûr. Essayons de comprendre ce que dit Paul. Le mot “premier-né” est le mot ‘prototokos’ en grec, et est utilisé neuf fois dans le Nouveau Testament. Ce mot n’a pas le même sens que lorsque nous disons de nos jours : « Je suis le premier né de la famille », ce qui est une autre manière de dire que vous êtes l’aîné des enfants. Mais ce n’est pas le sens de ‘protokos’, qui prend une toute autre connotation pour nous lorsque nous lisons Romains 8:29, où Jésus est appelé ‘le premier-né entre plusieurs frères’, à savoir les croyants. Prototokos ne parle pas de temporalité mais de position. C’est-à-dire qu’Il est le plus important. Personne ne prend sa place, et c’est pourquoi Dieu dit : « Que tous les anges de Dieu l’adorent ».

La Bible dit que celui qui est à la tête de l’Eglise est le premier-né, à savoir le premier de la NOUVELLE création. Car en effet, Jésus, en quelques sortes, en ressuscitant des morts est devenu le premier à « naître de nouveau ». Il est préexistant à toute création de ce monde, mais en ce qui concerne la Nouvelle création, il est considéré le premier-né, à savoir le plus important, celui qui a tracé le chemin pour chacun de nous. Le concept du premier-né est aussi un titre transférable. Par exemple, Dieu dit de David qu’il fera de lui « le premier-né (Psaumes 89:27), le plus élevé des rois de la terre ». Remarquez : ‘le plus élevé’. David n’était pas le fils aîné de sa famille. Il était en fait le dernier. Mais Dieu dit qu’il fera de lui le plus élevé des rois. C’est cela être le premier-né de toute la création.

Il n’y a qu’une seule personne qui mène au père, à savoir Jésus Christ

Ainsi, qu’apprenons-nous de Sa position sur la création ? Il est la révélation du Dieu invisible. De par sa position sur la création, Il déclare, montre et révèle qui est Dieu, parce que Dieu est invisible. Pour nous, Dieu est devenu visible, en Christ, pour montrer qui est Dieu. Deuxièmement, Il est la représentation complète du Dieu invisible. C’est en vertu de sa position privilégiée en tant que représentant de Dieu, que nous ne devons pas aller chercher ailleurs, comme certains pensent, en disant que toutes les religions mènent au père. Non, toutes les religions mènent à Dieu dans le sens que tous un jour devront rendre des comptes à Dieu a jour du jugement dernier. Mais il n’y a qu’une seule personne qui mène au père, à savoir Jésus Christ. En toute finalité, c’est le contexte qui détermine toujours le sens, et quand la Bible dit que Jésus est le premier-né de toute la création, elle parle de sa prééminence, de sa position d’autorité et de supériorité sur elle. Encore une fois, nous savons que c’est le cas parce Colossiens, 1:16 dit qu’il est le créateur de toutes choses.

Tout se trouve dans le Christ. Le message final de la Bible est que lorsque vous vous venez à Jésus, vous avez trouvé le Père. « Toute la plénitude de Dieu habite en Lui. » Quand vous honorez Jésus, vous honorez le Père.




Un jour spécial – Pentecôte




Approchez-vous du trône de la grâce

La Grâce de Dieu. Le trône de Dieu a un nom. Il ne s’appelle pas le trône de la justice – quoique notre Dieu est juste. Il ne s’appelle pas le trône de l’équité – quoique Dieu soit équitable. Ni le trône du jugement – quoique Dieu soit à la fois juge et justificateur. Ni le trône du mérite – quoique notre Seigneur ait depuis toute éternité établi un système méritoire qui allie à la fois sa justice, sa bonté et sa compassion. Alors comment se nome le trône de Dieu? Il s’appelle le trône de la grâce.

Or, c’est bien là qu’il faut aller chercher la splendeur de Dieu. C’est au trône de la grâce. Mais que veut vraiment dire ce mot qui est à la fois très théologique, et toutefois, si peu compris. Dans ce message, le pasteur Donato apporte une vision très intéressante de la grâce de Dieu. Celle-ci deviendra une révélation qui vous transportera vers une nouvelle image de Dieu pour vous.