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La communication approfondit la communion

La communication approfondit la communion

Lorsque nous pratiquons une communication fréquente avec la même personne, cela améliore la qualité de cette relation. La communication permet d’exprimer des besoins, des sentiments, des pensées, des souhaits, des rêves et des visions. Si nous ne communiquons pas, il y a de grandes chances que cela produise des malentendus, de la négativité, des conflits, de mauvaises décisions, et des difficultés à atteindre les objectifs…

C’est pourquoi Jésus et Paul nous ont appris à prier directement au Père. Ce n’est pas tant que nous ne pouvons parler à Jésus, mais que le Seigneur lui-même a ouvert la voie pour aller directement au père.

Nous devons constamment être en communion avec le Père par la prière. Nous prions le Père pour nos demandes, pour ses objectifs, certes nous pouvons aussi être en communion avec le Seigneur Jésus et le Saint-Esprit. Mais Jésus nous a ouvert la voie pour que nous puissions aller directement au Père. Profitons de ce bénéfice excellent de la nouvelle Alliance.

Jésus est venu nous révéler Dieu comme notre père céleste. Mais le connaissons-nous vraiment ? Plus nous serons en communion avec notre Père, plus nous le connaîtrons. Plus nous lirons la Bible, méditerons sur elle et parlerons à notre père céleste, plus nous serons proches de lui. Nous connaîtrons mieux sa véritable nature et nous réaliserons que Dieu est si bon. La communication avec le père fera passer notre relation avec lui de : « J’ai entendu parler de Toi », à « Maintenant, je Te connais ».

Pasteur Donato




Respectez vos engagements

Respectez vos engagements

Environ un an avant qu’il n’écrive à leur Église, les Corinthiens avaient fait preuve d’un élan de solidarité chrétienne en mettant de côté des offrandes d’amour pour soutenir les frères de Jérusalem, frappés par la famine. Il ne fait aucun doute qu’ils étaient animés de compassion et contraints par les appels de l’Apôtre à agir avec générosité. L’excitation était partout. Mais le temps est un tueur de motivation spontanée. Leur passion s’était éteinte. Alors, Paul écrit pour les exhorter à tenir leur engagement.

En un sens, il leur dit : « Hé les frères, quand vous commencez quelque chose, vous devez aussi le finir. Dans leur cas, il s’agissait de donner. Il leur rappelle qu’ils ont été les premiers à s’engager à donner. Maintenant, il leur dit, et je paraphrase : « Que l’enthousiasme que vous avez montré en vous engageant dans ce projet soit égal à votre don. » 2 Cor 8.11 – Et quand vous donnez gracieusement aux pauvres, donnez en proportion de ce que vous avez.

L’idée de respecter notre engagement est valable dans tous les domaines de la vie. L’engagement est déclenché par l’attitude. Car l’empressement était la bonne attitude.

L’empressement est ce qui vous motive à tenir votre engagement. Ce n’est pas facile. Il exige des efforts quotidiens. Ce doit être la force qui nous aide à tenir notre parole. Et vous savez, je le dis depuis des années : Avant de pouvoir être un homme de la parole, vous devez être un homme de parole. Si vous vous engagez dans quelque chose, vous devez le commencer et le terminer.

Terminer la ligne exige de l’empressement. Pour rester enthousiaste, l’athlète engage les services d’un entraîneur. Nous avons aussi un entraîneur. Dans un sens, le Saint-Esprit agit parfois comme un entraîneur. Ce n’est pas son meilleur attribut, mais je pense que vous comprenez ce que je veux dire. Il est notre aide, notre formateur, notre guide dans tout ce que le Seigneur a pour nous. Si vous vous tournez vers lui, il renforcera votre empressement à remplir vos engagements envers le Seigneur et son Église.

Pasteur Donato




Ne transformez pas votre banane en téléphone

Ne transformez pas votre banane en micro

Le mot offense en grec, est Skandalon, d’où nous tirons le mot scandale, en français. Skandalon veut dire une occasion de chute. Nous avons tous déjà vu des films où pour attraper un singe on plaçait une banane dans une boîtes avec un trou jusqu’assez grand pour y passer la main, mais une fois la banane en main, le singe ne pouvait la retirer. À ce moment-là arrive le chasseur, mais le singe ne lâche pas prise, il tient sa banane bien en main et ne veut pas la laisser aller… Résultat ? cette banane est devenue son occasion de chute. Il est pris par le chasseur.

C’est souvent ce qui se passe avec les offenses. Les skandalons de nos vies sont comme cette banane dans la boîte. Elles servent à nous faire prendre dans le piège de l’ennemi.

Comment ça marche ? C’est simple. Quelqu’un nous blesse. Cette blessure est comme la banane dans la boîte. Ensuite, on prend la banane et on s’y attache comme à un micro. Ainsi, tout ce qui sort de notre bouche est transformé par le goût amer de la banane/micro. Ce que l’on dit se transforme en lamentations. Pire, plus on utilise la même banane plus elle vieillit, et plus notre haleine commence à sentir la banane pourrie. Nos amis commencent à nous éviter. Nous devenons infréquentables et sommes isolés.

C’est ce que fait l’offense dans nos vies si nous ne nous en débarrassons pas. Ne permettons pas à la blessure se transformer en offense. Apprenons à laisser aller. A pardonner. A laisser cela entre les mains de Dieu. Le mieux, est de laisser le Seigneur nous guérir de nos blessures, c’est plus rapide, et nous aurons une meilleure haleine.

Pasteur Donato




Jesus loves you

You should never forget that Jesus loves you and he has proven it by giving his life for you on the Cross.




La vie éternelle

La vie éternelle est la qualité de vie que nous offre le Royaume de Dieu.

Cette qualité commence par le salut de nos âmes, et continue par toutes les bénédictions célestes que le Seigneur nous donne.




Libérez la puissance de vos paroles

1 Rois 17.1 – L’Éternel est vivant, … il n’y aura … ni rosée ni pluie, sinon à ma parole.
Elie était un vrai prophète. Plus que de prédire l’avenir, le ministère du prophète consiste à parler au nom de Dieu. Un prophète est un porte-parole de Dieu. Il dit ce que le Seigneur lui dit de dire. Elie dit au roi qu’il ne pleuvra sinon à sa parole. Il sait que la puissance de Dieu pour fermer ou ouvrir le ciel est libérée par ses paroles.

Dans un sens, chaque croyant est comme Elie. Vraiment ? Ce n’est pas ce que pense l’apôtre Jacques. Il pense qu’au contraire, Elie est comme tous les croyants. L’apôtre dit que lorsqu’Élie a prié pour que la pluie cesse et a ensuite prié pour que la pluie revienne, il l’a fait en tant qu’homme comme nous. C’est étonnant ce que fait Jacques. Au lieu de nous comparer à Élie, il compare Élie à nous. Dans le verset précédent, il dit que la prière efficace et fervente d’un homme juste est efficace. Jacques dit en fait que ce qui a donné de la puissance aux paroles d’Élie n’est pas le fait qu’il était un prophète, mais qu’il était comme nous, un homme juste. Je sais que cela semble étrange mais c’est néanmoins vrai. D’une certaine manière, Jacques dit : comme nous, Elie pouvait libérer la puissance de Dieu par ses paroles. Il ne pleuvra plus sinon à ma parole.

Mes amis, cette autorité n’est pas réservée aux seuls prophètes. Elle l’est pour tout croyant né de nouveau. Vous devez utiliser vos paroles, combinées à la Parole de Dieu et à la foi, pour changer votre situation, pour appeler à l’existence les choses qui ne sont, pour prier efficacement et pour voir la puissance de Dieu libérée par vos paroles.




Maturité et Révélation

Grandir en Christ nécessite des exercices réguliers, une patience à toute épreuve, et une communion sans faille avec le Seigneur. Celui-ci nous connaît bien plus que nous nous connaissons nous-mêmes. Il nous connaît tellement qu’il sait si nous sommes en mesure de recevoir ce qu’Il veut nous transmettre ou si ce nous ne sommes pas prêts.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant. 13 Quand le défenseur sera venu, l’Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu et vous annoncera les choses à venir — Jean 16:12-13
Plus nous grandissons en Christ, plus nous nous rendons compte qu’il y a beaucoup plus à apprendre et à recevoir, si nous voulons grandir en maturité. Bien qu’il ait voulu en révéler davantage à ses disciples, ceux-ci ne pouvaient pas supporter ce qu’il devait leur enseigner à ce moment-là. Leur niveau de croissance et leur statut spirituel avaient imposé une limite à leur capacité de traiter de telles révélations.

C’est l’une des raisons pour lesquelles il a envoyé le Saint-Esprit, afin qu’il leur enseigne toute la vérité que Jésus-Christ ne pouvait pas leur transmettre en raison de leur niveau de croissance et de maturité.

Plus ils passaient de temps avec le Seigneur, plus ils grandissaient spirituellement. Il a donc cessé de les appeler des serviteurs. Il a élevé leur niveau de serviteurs à celui d’amis. Gloire à Dieu. C’est bien d’être un serviteur de Dieu, mais l’amitié est d’un ordre supérieur pour Dieu.

Enlevez les limites de ce que Dieu veut vous enseigner. Croissez en maturité. Croissez dans votre amitié mature avec Dieu. La Bible dit qu’il donne une vision prophétique plus profonde à ses amis. Le Christ Jésus a partagé avec ses disciples tout ce qu’ils pouvaient supporter parce qu’ils étaient devenus ses amis.

Nous grandissons en maturité quand :

  1. Nous méditons sur la parole de Dieu
  2. Nous vivons selon la Parole de Dieu
  3. Nous obéissons à la Parole de Dieu
  4. Nous sommes en communion avec la Parole de Dieu
  5. Nous prions avec la Parole de Dieu
Aujourd’hui, c’est un bon moment pour décider de grandir et de devenir plus mûr en Christ.
Pasteur Donato



La Sanctification selon Hébreux 12:14

Question : « … Est-ce que Hébreu 12:14 « Recherchez… la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. », parle de la sanctification avec tous afin que nous puissions discerner la sainteté du Seigneur entre nous et qu’à travers nos relations nous puissions être justement un bon témoignage de sainteté (Le pardon, l’amour, la miséricorde, le fruit de l’esprit, etc…) ? »

Réponse :

Cette question est pertinente, surtout en ces jours où la doctrine, en général, est de moins en moins recherchée et donc, où de plus en plus de points de vue, certaines proches de l’hérésie, sèment la confusion dans le Corps de Christ.

Commençons par reprendre le verset dans son contexte – comme d’ailleurs Céline le précise dans sa question complète.

Héb 12.14

Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Dans sa compréhension du texte, Céline propose une lecture assez particulière du passage, et elle demande si elle pouvait être correcte ou erronée. Elle comprend le verset comme suit, et ensuite explique son raisonnement :

« Recherchez la paix et la sanctification avec tous, sans laquelle (la sanctification avec tous) personne ne verra le Seigneur. » Remarquez donc qu’elle propose que ce n’est pas sans la sanctification que nul ne verra le Seigneur, mais « sans la paix et la sanctification avec tous » ; elle relie donc paix et sanctification. Est-ce possible ? En effet, la conjonction « et » a pour fonction de relier des mots ensemble. Elle propose donc de relier sanctification avec ce qui précède (avec tous) au lieu de le relier avec ce qui suit (sans laquelle personne ne verra le Seigneur).

En fait, ce n’est pas possible. Bien qu’en français, il pourrait y avoir ambiguïté, elle n’existe pas dans la langue originale. En grec, il est clair que le « et » ne relie pas paix et sanctification avec le « envers tous », mais relie deux clauses de la même phrase, la conjonction œuvre comme une sorte de continuation. On pourrait dire : recherchez la paix envers tous ; « tout comme » la sanctification sans laquelle nul ne pourra voir le Seigneur.[1]

Ainsi, dans tous les cas, dans ce verset, « paix et sanctification » ne peuvent se référer à « envers tous ». Seule « la paix » s’y réfère. On ne peut donc pas lire : « la sanctification envers tous », mais uniquement : « la paix envers ». Mais de quelle sanctification s’agit-il ?

La Sanctification a deux aspects dans le Nouveau Testament.

  1. La sanctification positionnelle – en Christ nous sommes devenus saints (c’est un fait)
  2. La sanctification progressive – nous devons travailler au salut de notre âme ; nous devons progresser de gloire en gloire

Il faut que les deux aspects de la sanctification puissent aller de pair. La clé de la sanctification progressive, est de progresser… Paul exhorte Timothée à ce que ses progrès soient visibles de tous (1 Tim 4.15). C’est à cela que conduit l’auteur de cette épître. Il dirige ses lecteurs à saisir l’importance de la sanctification progressive. Ils doivent continuer, persévérer dans leur cheminement avec Dieu ; il faut qu’ils continuent à se mettre à part pour le Seigneur. Mais cette sanctification progressive n’est possible que s’l y a d’abord la sanctification positionnelle, à savoir, si le salut est conservé.

Continuons encore avec la suite de la question de Céline :

« … personne ne pourra discerner le Seigneur entre vous = bon témoignage. »

A nouveau, Céline base toute son analyse sur un des seuls outils qui existent en français, à savoir la Concordance/dictionnaire Strong. Or, il faut savoir que « Strong » n’est pas un vrai dictionnaire. C’est plutôt une concordance écrite en anglais, et qui reprend tous les mots se trouvant dans la Bibe King James (version anglaise) et qui décrit comment cette version traduit tel ou tel mot grec. Certains pourraient se demander comment est-ce possible que cela s’appelle dictionnaire ? De la même façon que le pont neuf n’est pas neuf, puisque c’est le plus vieux pont sur la Seine à Paris. Tout dictionnaire n’est pas un vrai dictionnaire. Strong ayant rédigé une monumentale concordance disant comment tel mot grec a été traduit en anglais par l’auteur de la King James, de ces « définitions » est issu un dictionnaire, qui en fait, est une partie de sa concordance.

Ainsi, le verbe voir en grec, « Orao », ne veut pas dire discerner – contrairement à ce qu’avance Strong. D’ailleurs, même dans le Strong en anglais, cette définition n’existe pas. En fait, le mot « discerner », dans le « Strong » en français, ne traduit pas le mot grec « orao », mais le mot anglais « perceive ». Et c’est cela qui fait défaut. On s’inspire de la traduction (discerner) d’une traduction (perceive). Ainsi, lorsque l’on va voir le « Strong » en français, on prend une définition en français, qui vient d’un dictionnaire en anglais qui ne donne pas tant la définition d’un mot grec, mais qui comment ce même mot grec a été traduit dans différents endroits dans la Bible King James, en anglais. On a ici trois niveaux.

En fait, le meilleur dictionnaire c’est le dictionnaire grec-grec. Par exemple, si vous voulez savoir que veut dire : « Fermentation », vous n’allez pas voir ce que le dictionnaire italien donne comme définition de (fermentazione), mais ce que le Petit Robert, ou le Littré donne comme définition. Il devrait être de même avec le grec, pour que la définition que l’on trouve ne soit pas filtrée au travers d’autres langues.

« Orao », signifie correctement : « Voir », et dans ce contexte-ci, voir ce qui est invisible… N’est-ce pas cela la vie de la foi ? Voir ce que l’on ne voit pas ? (Héb. 11:1)

L’objet de « voir », est bien le Seigneur et la vie éternelle que nous expérimentons déjà ici sur la terre ; c’est voir le Règne de Dieu et la qualité de voie qui nous appartient lorsque l’on est mis à part pour le Seigneur. « Voir le Seigneur » ne signifie pas voir le Seigneur en nous ou entre nous. Revenons au contexte dans lequel cette épître fut écrite :

L’épître semble être écrite à d’anciens sacerdotes juifs, qui servaient avec dévotion l’Eternel. Un jour, ils ont rencontré le Seigneur Jésus, et l’ont servi jusqu’à ce que la persécution survenue sous Claude (en 49 après Jésus) vienne secouer la base de leur foi. Ensuite – selon une majorité des commentateurs, l’épître a été écrite bien après les lettres de Paul, et donc probablement après l’an 70 – ces chrétiens d’origine sacerdotale, auraient aussi souffert la terrible persécution survenue sous Néron (une partie de Rome a été brûlée par Néron pour qu’il puisse la reconstruire selon ses désirs artistiques). Ensuite l’Empereur accusera les chrétiens d’être les auteurs de ce saccage. C’est à ce moment que des milliers de chrétiens (y compris ceux qui étaient issus du judaïsme), seront empalés et brûlés sur une grande partie de la via Appia à Rome.

Dans des conditions comme celle-là, il est « compréhensible » que ces ex-sacerdotes n’en peuvent plus et veulent retourner en arrière. Or, pour prouver qu’il n’y a pas meilleure voie que Jésus Christ, l’auteur de l’épître aux Hébreux, écrit cette lettre dans laquelle il démontre avec brio, tout d’abord, la supériorité de Jésus sur l’ancienne alliance et tout ce qu’elle renferme : sur Moïse, Josué, les Anges, etc… même sur le Sabat (chapitre 4)…. et ensuite, la supériorité de la nouvelle alliance sur l’ancienne, etc…. l’épître est parsemée de plusieurs avertissements (cinq grands, et quelques autres moins longs), qui, portent vers la conclusion que si l’on renonce à Christ (apostasie), il n’y a plus d’autre possibilité (que Christ) pour une nouvelle repentance – en d’autres mots, si on retourne en arrière dans le judaïsme et l’on se repent, cette repentance ne changera rien, car seul le sacrifice de Christ compte.

C’est dans ce contexte de toute l’épître aux Hébreux qu’il faut comprendre le mot sanctification, et ce verset qui affirme que sans la sanctification nul ne peut voir le Seigneur. Sans la sanctification – appartenir à Christ, mis à part pour Christ, en tant que disciples de Christ (nouvelle naissance, et parcours normal de la vie chrétienne) – nul ne peut voir le Seigneur. Ici le mot sanctification se réfère bien plus à un état positionnel : « J’appartiens à Christ et je reste avec Christ », qu’à un état de sanctification progressive. Certes, la sanctification progressive est aussi nécessaire, car elle procède de la sanctification positionnelle ; elle fait partie de la vie du Croyant, et ce-dernier doit avancer dans sa vie avec le Seigneur et développer un style de vie qui plaît au Seigneur. Mais, principalement, ce que l’auteur explique ici, c’est que sans la sanctification (positionnelle, à savoir celle qui se fonde sur l’acceptation du sacrifice de Christ, et la nouvelle naissance – et par conséquent sans la possibilité d’un retour en arrière), nul ne pourra voir le Seigneur ici sur la terre (la qualité de vie que nous apporte la vie de la foi), mais certainement aussi dans les cieux. Dans ce verset, l’accent n’est pas placé sur la communion entre frères, mais sur la communion personnelle avec Christ. Si on n’est pas en communion avec Christ ici (sanctification positionnelle), on ne pourra pas prétendre être en communion avec Christ dans le monde à venir.


Note:

[1] Céline nous rappelle aussi, pour soutenir sa lecture, que le contexte semble parler de relations dans le Corps de Christ. En plus, la conjonction « ET » dans le dictionnaire STRONG  # 2532 est définie : « et, même, également, à savoir » et que le mot : « voir », toujours dans le même ouvrage signifie : « voir, regarder, expérimenter, percevoir, discerner, prendre garde ». (dictionnaire Strong : https://emcitv.com/bible/strong-biblique.html)

Ainsi, à la lumière de ce contexte et de ces définitions, voici comment elle comprendrait ce texte :

« Recherchez la paix avec tous à savoir la sanctification sans laquelle personne ne pourra discerner le Seigneur entre vous = bon témoignage. » Elle continue : « Cela me ramène à la Sainte cène ou nous sommes appelés à s’examiner soi-même concernant nos relations dans le corps de Christ. »

Ce raisonnement commence bien parce que Céline aborde, en premier lieu, le contexte, à savoir les chapitres précédents et le suivant (dernier de l’épître aux Hébreux). Le chapitre 10 adresse principalement le besoin de communion fraternelle – « n’abandonnez pas vos assemblées, mais encourageons-nous les uns les autres » (10:24-25), et termine en exhortant les lecteurs à se rappeler les choses passées et par une forte exhortation à persévérer dans la foi et à faire attention à ne pas tomber dans l’apostasie (rejeter le salut après avoir accepté Jésus comme Seigneur et Sauveur). Il continue avec le chapitre 11 démontre au croyant, comment il peut éviter de tomber dans l’apostasie en suivant l’exemple de la vie de foi des « témoins » mentionnés au chapitre 11. Ce qui est mis en évidence au chapitre 12, c’est la vie de la foi ; celle qui voit les choses que l’on ne voit pas avec nos yeux naturels. Et selon un commentateur : « Il ressort donc clairement de la suite (du chapitre) que la foi pour les (lecteurs de l’épître aux) Hébreux est nécessaire pour que les espoirs se réalisent et pour mettre son possesseur en contact avec ce qui est le plus réel… »

Ainsi, dans ce chapitre, l’auteur de l’épitre aux Hébreux, insiste sur la vie de foi et prend pour exemple ceux que nous appelons les « héros de la foi » ; il met en évidence leurs exemples d’endurance et de persévérance positives, il insiste sur la communion mystique qui existe entre les chrétiens sur la terre et ceux qui se trouvent au ciel – car, en effet, il ne faut pas perdre de vue que l’Église comprend tous ceux qui sont nés de nouveau sur la terre, mais aussi ceux qui nous ont précédés dans les cieux. Ce sont ces « témoins » qui nous encouragent et qui en un sens nous disent : « Nous avons réussi, alors vous aussi vous réussirez. » Donc, le thème principal de Hébreux 12 est : « courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte » (12.1) et de la même manière que Jésus a enduré tout pour obtenir des choses invisibles (12.2), nous aussi nous pouvons courir en vue d’obtenir les choses invisibles. Il continue et encourage le chrétien à endurer la discipline du Seigneur (7.) Le thème de l’endurance, la patience, la persévérance est bien clair dans ce chapitre…. Et conduit vers la notion de sanctification, car de facto, la discipline doit conduire vers plus de sanctification.

On peut schématiser les 13 premiers versets de Héb. 12 comme suit :

  1. a) La nécessité de se concentrer sur le Christ au milieu de l’effort à l’endurance (1-3).
  2. b) L’inévitable discipline qui fait partie du processus de développer l’endurance (4-11).
  3. c) La responsabilité qui en découle pour agir avec endurance (12,13).

Les versets 12-13 sont un rappel à s’engager à terminer la course – (une référence claire à Es 35.3-4 et Prov 4.26. Remarquez que l’accent n’est plus, ici, sur la communion entre frères – même si celle-ci est importante – mais sur l’endurance nécessaire ainsi que la satisfaction de savoir que l’endurance est possible et apporte des résultats.  Le contexte de Prov 4.26-27 est aussi intéressant et à retenir dans ce texte :

« Considère le chemin par où tu passes, et que toutes tes voies soient bien réglées ; 27 ne dévie ni à droite ni à gauche, et détourne ton pied du mal. »

Le commentateur Peter Obrien cerne bien la pensée de ce chapitre 12 d’Hébreux : « l’appel à persévérer dans le combat et à poursuivre l’objectif est adressé à l’ensemble de la communauté, tandis que l’on se préoccupe particulièrement de ses membres les plus faibles. Les croyants ont la responsabilité de prendre soin les uns des autres et de s’encourager mutuellement à persévérer. La perspective de guérison pour les faibles est un encouragement pour tous. » (Peter Obrien, Commentary to the Hebrews, pages 471-472)

Après avoir exhorté ses lecteurs à se relever, à renforcer les genoux fragiles pour parvenir par leur persévérance à atteindre leur objectif, il exhorte ces frères à rechercher la paix et la sainteté, et à ne pas être déchu de la grâce de Dieu (vv. 14-17).

Les chrétiens doivent rechercher la paix avec tous – et il est clair par le contexte, que bien que nous devions chercher la paix avec tout le monde – y compris avec nos persécuteurs – il s’agit bien de la communauté des chrétiens dont il s’agit ici. Nous devons être en paix avec tous les frères et sœurs – de la communauté locale. L’église est l’avant-poste eschatologique du ciel et devrait être un reflet dynamique de cette paix qui est une marque du gouvernement de Dieu.

Le concept qui consiste à poursuivre la paix et la sainteté, offre un aperçu exceptionnel de la dynamique de la sanctification. Celle-ci ne se fait pas seule. C’est lorsque nous sommes ensemble qu’elle s’accomplit. C’est dans la vie de la communauté que l’on trouve cette sanctification qui est aussi le fruit de la paix que nous avons recherché et trouvé avec les saints de la communauté. Ainsi, dans ce contexte, « voir le Seigneur » correspond à voir la réalisation de la vie de foi, voir se réaliser les réalités de la vie éternelle ici sur la terre.

Il continue au verset 15 :

« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés… »

Les mots sont clairs et foudroyants : « se priver de la grâce de Dieu », « racine d’amertume », « infectés… » Dans la vie de la communauté, autant il est vrai que nous devons rechercher la paix avec tous, il est aussi notre responsabilité de prendre soin du bien-être des frères et sœurs de l’église. En un sens, l’auteur s’attend à ce que ses lecteurs fassent preuve de la même profonde sollicitude pastorale les uns envers les autres qu’il a pour eux.

Ainsi, l’appel à la vigilance s’adresse à tous les membres de la communauté. Si leurs dirigeants peuvent avoir des responsabilités pastorales et pédagogiques particulières (13:7, etc.), cette activité de vigilance incombe à tous, quelle que soit de leurs dons particuliers.

Poursuivons donc en continuant avec la clause : « et la sainteté sans laquelle nul ne verra le Seigneur. »

Cécile nous a donné la définition de la conjonction « et » en grec. Elle la puise dans la concordance/dictionnaire STRONG, et conclut que, selon ce qu’elle a trouvé dans le Strong, on pourrait traduire cette partie du verset 4 [… recherchez la paix avec tous et la sanctification] par : « … Rechercher la paix et la sanctification avec tous »

Bien qu’en français, il pourrait y avoir une certaine une ambiguïté permettant, par un tour de magie : de lire : « Rechercher la paix et la sanctification avec tous », cette ambiguïté n’existe pas en grec.

Le grec est une langue très complexe mais aussi très précise, avec des mots précis (nous y arrivons), mais aussi avec une syntaxe rigoureuse.

Cécile dit : « Je suis allé vérifier dans la langue grecque le mot « ET » Strong# 2532 qui signifie : « et, même, également, à savoir ». Mais, on ne peut s’arrêter sur les mots. En grec, l’interprétation des mots n’a de valeur que si elle est accompagnée de l’analyse de la syntaxe de la phrase dans laquelle se trouve le mot en question. En fait, un mot « vit » grâce à la syntaxe du livre, du chapitre, du paragraphe et de la phrase dans laquelle il se trouve. Donc, ce serait une erreur que d’interpréter un mot sans le placer dans sa phrase. Et plus longue est la phrase plus difficile est son analyse. Il suffit de lire une des interminables phrases de Marcel Proust pour démontrer ce point. (Dans son livre: “Sodome et Gomorrhe », Marcel Proust offre la phrase la plus longue de la littérature française avec pas moins de 856 mots !)

Ainsi, en lisant l’original en grec, on s’aperçoit directement que la conjonction « et » dans cette phrase ne peut pas s’attribuer aux deux mots, c’est grammaticalement impossible. On ne peut pas relier « paix et sanctification » et « envers tous ». Donc, ce n’est pas sans « la paix et la sanctification », mais uniquement, « sans la sanctification » que l’on ne peut pas voir le Seigneur. La conjonction ne relie pas deux mots dans cette phrase, mais deux clauses. Ici, ce que Céline propose, est d’utiliser le « et » pour relier paix et sanctification avec : « envers tous ». Mais ce n’est pas possible. On ne peut pas lire dans ce verset : « paix envers tous », et « sanctification envers tous »… « Recherchez la paix envers tous » est une clause ; « et la sanctification sans laquelle… » est une autre clause.

La raison est grammaticale. Et nous devons interpréter la Bible en utilisant les outils de la grammaire grecque. Ainsi, en grec, pour que deux substantifs, reliés par la conjonction « kai » (et), se réfèrent à la même chose, il faut que certaines conditions soient remplies :

  1. Il faut que les deux mots soient tous deux dans le même cas de déclinaison (ce qui est le cas ici),
  2. Il ne faut pas que ce soient des noms-propres (ce qui est le cas ici) et
  3. Il doit s’agir d’une personne au singulier (ce qui n’est pas le cas ici).

Il faut que le premier substantif (paix) soit accompagné de son article (dans ce cas-ci, en grec, le mot paix dans ce verset n’a pas d’article) et cet article ne doit pas répété par le deuxième substantif (sanctification). Or, ici dans le grec, sanctification possède l’article. (En grec l’article est très important, mais n’est pas nécessairement utilisé).




40 leçons apprises en 40 ans de minsitère – 1

Depuis ma plus tendre enfance, je sers le Seigneur dans plusieurs capacités : mettre en place les chaises, et lorsque notre église louait une salle pour l’évangélisation chaque dimanche, je me joignais aux équipes de nettoyage, de placement de la salle, etc… J’ai servi dans la technique, en tant que jeune moniteur (12 ans) à l’école du dimanche, pour les plus petits, et la liste continue.

Ensuite, à l’âge de 16 ans, je me suis engagé à servir le Seigneur dans ce que nous appelons « le ministère ». Bien que j’étais encore étudiant à l’école, et ensuite à l’école Biblique, à chaque instant de libre, je me rendais auprès de notre centre d’évangélisation de Teen Challenge, à Bruxelles. Là, je prêchais l’évangile en chantant dans les rues, en parlant avec les gens de Jésus, et en les conduisant au Seigneur. Ensuite, j’ai commencé à prêcher dans mon église, et puis dans tant d’autres. Ma vie est comblée. Je ne remercierai jamais assez le Seigneur pour les opportunités et l’honneur qu’il m’a donnés de le servir pratiquement dans tous les différents départements de l’Église locale. Vraiment, je ne voudrais pas changer un iota de ma vie en Christ. Tout au long de ces 40 ans de ministère, j’ai appris de nombreuses choses, souvent par mes propres erreurs, mais aussi en observant des ministères plus mûrs : leurs succès et leurs erreurs. Chaque homme intelligent apprend de ses propres erreurs, mais un homme sage, apprend aussi des erreurs des autres, ce qui lui permet d’éviter beaucoup d’erreurs. Dans cette série, je tenterai donc de partager avec vous ces leçons que le Seigneur m’a apprises..

Leçon 1 : Avant d’être un homme de la Parole je dois être un homme de parole

Le ministère n’est pas un jeu. C’est une vocation. C’est une immense responsabilité que le Seigneur nous a confiée et il est de notre devoir de tout faire pour que les gens, vers qui le Seigneur nous conduit, puissent développer une confiance en nous. Cette confiance vient principalement par l’expérience. L’expérience de notre parole. Est-ce que je tiens ma parole ? Est-ce que lorsque je dis : « Je viens », je viens vraiment ?

Au cours de ces 40 ans de ministère, à ma connaissance, je n’ai jamais – je dis bien, jamais – manqué un rendez-vous fixé pour le ministère. Oh, j’ai eu beaucoup d’occasions, mais je n’ai jamais cédé à manquer à ma parole.

A cinq reprises, je me suis trouvé devant une impossibilité à me rendre à un endroit pour apporter le ministère. C’était terrible, car je suis un homme de parole, et lorsque je promets de venir, je dois venir. Ainsi, comment ai-je fait pour ne pas venir sans que je manque à ma parole ? À chaque fois, j’ai contacté mes hôtes et leurs ai énoncé la situation de force majeure, et je leur ai demandé s’ils étaient disposés à me « libérer de mon engagement ». Je leur ai, toutefois, dit que si ce n’était pas envisageable, je viendrai quand même malgré la situation d’urgence. Je remercie le Seigneur d’avoir eu des interlocuteurs compréhensifs qui savaient aussi que j’étais un homme de parole ; et qui m’ont ainsi libéré de mon engagement.

Je suis pasteur et certaines fois je suis très étonné de voir que d’autres ministères n’agissent pas ainsi. Il m’est arrivé plusieurs fois de constater autant dans mon église que dans d’autres églises que certains d’entre eux ne respectent pas leur parole.

Un jour, un de mes amis Canadiens fut invité par un grand revivaliste américain qui lui proposait de se rendre à Bruxelles – à ses propres frais – pour une série de réunions de réveil. Ce serviteur de Dieu états-unien était un des plus importants revivalistes durant une courte période… C’était une grande opportunité pour mon ami de venir servir le Seigneur auprès d’un tel homme de Dieu. Toutefois, quelques jours avant de partir pour Bruxelles, le revivaliste américain demande à sa secrétaire de transmettre un message à mon ami pour lui dire que le voyage était tout simplement annulé. Pas d’explications. Rien. Entre temps, mon ami a perdu des milliers de dollars canadiens dépensés pour ses frais d’avions, d’hôtel, etc…

Comment peut-on être un homme de la Parole si on n’est pas un homme de parole ?

Une de mes connaissances avait rendez-vous pour une réunion importante en Europe (mais avec une petite audience) à laquelle il devait prêcher. Quelques semaines avant l’événement, il envoie un courriel aux organisateurs pour leurs annoncer qu’il ne pourra pas venir car il était invité en Amérique du Sud pour prêcher dans une église de 5000 personnes. Les organisateurs étaient abasourdis de lire cela. Même pas un « je suis vraiment navré, mais j’ai reçu une opportunité exceptionnelle…  Puis-je être libéré de mon engagement ? » Rien. Et honnêtement, prêcher dans une plus grande église n’est pas une justification pour transgresser sa propre parole. J’ai eu plusieurs opportunités de me rendre dans de plus grands rassemblements – y compris en Amérique du Sud – mais, je dois toujours me poser la question : ‘qui m’a appelé au ministère ? Dieu ou de plus grands rassemblements ?’ Dieu, bien sûr. L’intégrité de notre parole devrait être le reflet de l’intégrité de la Parole de Dieu dans nos vies.

C’est pour cette raison et tant d’autres que dès le début de ma vie ministérielle, j’ai appris que pour être un homme de la Parole il fallait que je sois avant tout un homme de parole.

L’intégrité de notre parole devrait être le reflet de l’intégrité de la Parole de Dieu dans nos vies.

Je terminerai avec une autre histoire lamentable. Un jeune serviteur de Dieu arrive chez moi à Bruxelles, et demande à me rencontrer. Je lui dis que nous avons une réunion ce soir-là et il vint. Il me dit que le dimanche qui suit il serait à Paris pour prêcher dans une église. Je lui demande de saluer l’église, lui donnant 5 minutes. Il était enchanté de la confiance que je lui montrai. Il donna un super message très encourageant et motivant. Vraiment c’était impeccable.

Bien que ce ne fut pas une prédication mais une simple salutation, je lui offris un honoraire (identique à la somme que je donne à quelqu’un qui aurait prêché toute la soirée). Je crois fortement dans le fait de bénir les serviteurs de Dieu, même de passage.

Après la réunion nous sommes partis manger, et pendant le repas il me dit : « Vous savez pasteur Donato, je ne pense pas que j’irai à Paris ce dimanche. Je pense que ce serait mieux que je reste ici à Bruxelles. » J’ai vite compris que ce qu’il voulait c’était de prêcher chez moi car s’il avait reçu une telle offrande pour 5 minutes, il était convaincu qu’il aurait reçu encore beaucoup plus pour toute une réunion. Je lui ai fait comprendre que je ne travaillais pas ainsi, et que le dimanche c’était moi qui allais prêcher. Il n’est pas resté à Bruxelles. En fait, bien que je l’aime bien, et que nous avons gardé une bonne amitié, je n’ai jamais invité ce frère à prêcher dans mon église.  Comment puis-je inviter chez moi, un homme qui ne tient pas sa parole ?

Voyez-vous, ce n’est pas parce qu’un homme prêche bien que son caractère est bien. Un homme ne doit pas être jugé uniquement par ce qu’il dit, mais aussi par le fruit qui ressort de sa vie quotidienne. C’est probablement l’essence même de ce que Jésus dit lorsqu’il proclame : « que ton oui soit oui et que ton non soit non. » (Mat 5 :37). Jésus sait très bien que c’est trop facile de céder à la pression, aux circonstances, à des situations que nous ne contrôlons pas. Toutefois, s’Il dit que nous devons garder notre parole, je suis convaincu qu’Il nous donnera les ressources pour tenir notre parole. N’est-ce pas aussi ce que l’Apôtre Paul dit lorsqu’il déclare hardiment : « Je puis tout par Christ qui me fortifie » ?

C’est une des qualités, je dirai, une des qualifications les plus importantes pour le ministère. Être un homme de parole est un signe évident de l’intégrité de notre cœur. Et si nous voulons être des hommes de la Parole, nous devons être d’abord des hommes et des femmes intègres.

Peut-être que vous aussi vous pourriez prendre la décision de devenir – si vous ne l’êtes pas encore, ou si vous n’êtes pas encore entrés dans le ministère – d’être un homme (ou une femme) de parole avant d’être un homme ou une femme de la Parole.




Libérée de la fibromyalgie

https://www.youtube.com/watch?v=lA41feWTQo8?rel=0

J’étais en Italie, sur l’Adriatique. Je tenais depuis quelques jours des réunions de guérison, la journée nous tenions des séminaires de guérison, et le soir des soirées « foi et guérison ». Plusieurs personnes avaient témoigné être guéries pendant ces réunions. Je n’étais pas seul, j’étais accompagné d’une équipe formée de mes hôtes et de membres de différentes églises locales. Un de nos objectifs était de former les gens à prier pour les malades.

Une personne n’osait pas avancer pour recevoir la prière. Peut-être ne se sentait-elle pas digne d’être touchée par le Seigneur, ou était-elle gênée de venir devant tout le monde. Toutefois, elle demanda à sa tante (elle et son mari étaient mes hôtes), si avant que je ne parte pour ma prochaine étape, elle pouvait passer à la maison et nous rencontrer et ainsi prier pour elle. Sa tante a directement dit que oui, et l’a rassurée que cela ne m’aurait absolument pas dérangé de prier à la maison pour elle.

Une fois arrivée, elle me raconte une partie de sa vie, et surtout de la maladie qui la terrorisait constamment, à savoir la fibromyalgie.

La fibromyalgie une maladie chronique causée par une augmentation de la tension musculaire. Elle provoque des douleurs fortes et constantes dans les muscles, les tendons et les ligaments. Ces douleurs se déplacent dans différentes parties du corps. Cette maladie provoque des troubles du sommeil, une forte diminution de la force physique, beaucoup de fatigue et d’anxiété.

Pour cette jeune femme, c’était comme avoir des douleurs constantes dues à de l’acide dans les muscles de tout son corps. Elles étaient atroces. Chaque jour, elle prenait des analgésiques puissants. Au moment où elle vient me voir, la douleur était située au niveau de sa hanche.

La fibromyalgie l’avait presque rendue invalide. Depuis près de 10 mois, elle ne pouvait pas travailler parce qu’elle avait beaucoup de peine à sortir du lit en raison des fortes douleurs. Il n’y avait rien à faire. Elle a malheureusement dû quitter son emploi et même changer de ville pour être proche des membres de sa famille qui pouvaient ainsi l’aider. Sa fatigue était telle, qu’elle n’était plus en mesure de s’occuper correctement de son enfant.

Elle avait participé à quelques-unes de nos réunions, elle était contente de ce qu’elle entendait et voyant, mais en même temps, elle avait peur d’être déçue. Toutefois, pendant le message, Dieu lui a parlé droit dans le cœur lorsque je dis à l’auditoire : « Peu importe ce que nous avons fait de mal dans notre vie. De toutes façons nous ne méritons rien de la part de Dieu. Mais en dépit de cela, Il veut quand même nous guérir. » Elle fut tellement touchée parce qu’en fait, ce que je disais par l’Esprit de Dieu, c’était son histoire. Elle se sentait trop infâme pour recevoir la guérison ; « pourquoi, » pensait-elle, « Dieu devrait-il me guérir, moi qui suis si indigne de Lui ? » Ensuite, un autre membre de l’équipe avait prophétisé que le Seigneur voulait restaurer des gens. Cette parole l’avait fortement touchée parce que c’était ce qu’elle avait besoin d’entendre. Alors, elle se dit : « Peut-être que Dieu a un plan pour moi. Je n’ai rien à perdre en demandant la prière ». Mais elle n’osa pas avancer, et resta figée sur sa chaise.

Toutefois, juste avant que je ne quitte la région pour me rendre à Rome pour d’autres réunions, elle est venue chez sa tante, et nous avons commencé à parler. Je lui demande ce qui n’allait pas. Elle avait honte de dire pour quoi prier. Mais une fois qu’elle prit son courage en mains et qu’elle m’a dit quel était le mal qui la rongeait, je lui dis tout simplement : « Souviens-toi que la fibromyalgie n’est qu’un nom. Et que le Nom de Jésus est plus grand que tout autre nom y compris celui de la fibromyalgie. Lorsque tu te sens malade, dis qu’au nom de Jésus tu es guérie. » Elle était émerveillée. Pour elle, c’était une formidable révélation : Le Nom de Jésus est plus grand que le nom de la fibromyalgie ! Je pouvais voir une lueur d’espoir sur son visage, ses yeux étaient radieux.

Nous avons donc prié pour elle, j’ai pris autorité sur la maladie confessant, en effet, que le Nom de Jésus était plus grand que celui de la fibromyalgie, et que ce nom-ci devait s’agenouiller devant le nom de Jésus. Ensuite elle est rentrée chez elle.

Elle racontera plus tard qu’après la prière, sur le chemin du retour, elle ressentit une forte chaleur sur tout le corps. Cela la perturbait un peu, car elle ne savait pas ce que c’était. Elle pensait que c’était de l’autosuggestion, mais elle se fit une raison que ce devait être le Seigneur qui était entrain de la toucher. En effet, depuis ce jour, elle n’a plus ressenti aucune douleur.

Attention, à un certain moment, des douleurs passagères étaient revenues, mais, elle fit ce que je lui avais prescrit, à savoir : elle ordonna à ces douleurs de partir au nom de Jésus et elles ont disparu au bout de quelques secondes.

Elle dit plus tard que dorénavant, elle pouvait marcher plus d’une heure à un rythme très rapide. Elle pouvait quitter la maison et mener une vie presque normale. Elle n’avait plus ces douleurs. Et n’avait plus besoin d’utiliser des analgésiques.

Ce fut une transformation pour elle et pour ses amis. Beaucoup de gens savaient qu’elle était malade. Mais aussi, qu’elle n’était pas si proche de Dieu et en voyant qu’elle était guérie, la foi de plusieurs de ses amis avait aussi grandi. Bien qu’elle ne se senti pas digne d’être guérie, le Seigneur l’avait guérie. Elle accepta le fait que malgré ses imperfections, elle était une enfant de Dieu, et que Celui-ci avait des projets d’espérance et de bonheur pour elle.

Non seulement cela, elle prit courage et décida de commencer à prier pour les autres malades. Elle comprit que ce ne sont pas ceux qui prient pour les malades qui les guérissent, mais que c’est le Seigneur Jésus Christ qui guérit. Ceux qui prient, ne sont que des instruments entre Ses mains.

Bien qu’elle ne se senti pas digne d’être guérie, le Seigneur l’avait guérie

Elle avait découvert que la guérison de Dieu est un don que Dieu octroie à ceux qui la Lui demandent. Il n’y a aucune qualification nécessaire de notre part pour recevoir la guérison. La seule qualification est de croire que Dieu nous aime assez pour nous guérir – quel que soit notre style de vie. Certes, notre amour pour Lui, nous transforme, le Saint-Esprit change nos désirs, et petit à petit, nous remplaçons notre mauvais style de vie par un style de vie qui plaît à Dieu.

Alors qu’elle se demandait comment elle aussi pouvait être utilisée par le Seigneur pour aider les gens autour d’elle, elle me demanda quand j’avais réalisé avoir ce don de guérison. Elle me rappela alors plus tard que je lui avais répondu : « Quel don ? Nous pouvons tous être utilisés pour la guérison car c’est un signe promis à tous ceux qui croient, à tous ceux qui sont des disciples de Jésus ».

Ainsi, elle avait réalisé qu’elle pouvait aussi être utilisée par le Seigneur. Avec de la consécration et la volonté d’être utilisé, nous pouvons nous lancer et commencer à prier pour les autres. Et maintenant, c’est ce qu’elle fait. Elle partage autour d’elle l’amour de Dieu, en toute simplicité. Quand des opportunités se présentent, elle prie pour les malades, pour ses amies, pour les membres de sa famille, et elle fait confiance à Dieu pour qu’Il agisse dans leurs vies.

Merci Seigneur parce que nous pouvons tous nous attendre à recevoir la guérison et à la communiquer autour de nous.